Catégorie:Compagnies Blindées de l'Astra Militarum

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Les Compagnies Blindées, le Marteau en acier de l’Humanité !
Le Fer de Lance

Les Compagnies Blindées sont utilisées comme fer de lance lors des assauts. Quand elles n’accomplissent pas ce genre de missions, elles sont gardées à l’arrière des lignes de front, il est extrêmement rare que ce type de formation soit utilisé pour tenir des secteurs en première ligne ou pour accomplir des raids.

L’Astra Militarum est une organisation vaste et complexe, qui inclut un grand nombre de formations très spécialisées. On trouve bien évidement les Compagnies d’Infanterie de la Garde Impériale qui représentent les plus communs et les plus utilisés des détachements de la Garde. Il en existe cependant d’autres tout aussi importants et nettement plus rares, c’est parmi ces formations que nous trouvons les Compagnies Blindées de la Garde Impériale.

Une Compagnie Blindée consiste presque exclusivement en un ensemble d’escadrons de chars, avec comme seul contingent de soldats des escouades d’Infanterie Motorisée. Une telle unité peut compter entre 12 et 24 chars, la plupart étant des Chars Leman Russ (et toutes ses variantes), mais on y trouve aussi des Hellhounds, des Salamanders, des Destroyers, des Chars Super-Lourds, tout types de Batteries d'Artillerie, des Hydres, et - naturellement - des pelotons d’infanteries motorisés. Attaquant soudainement, ces blindés peuvent se frayer un chemin au travers des lignes ennemies et ainsi ouvrir la voie au reste de l’armée impériale. Les Compagnies Blindées sont des formations très spécialisées, ce qui, combiné à la difficulté d’entretenir une telle force, fait qu’elles ne sont utilisées que pour les missions les plus importantes et si leur présence est indispensable. Elles sont utilisées pour établir des têtes de pont, exploiter des brèches, servir de réserve mobile, ou pour s’opposer à d’éventuelles contre-attaques ennemies. Si les Compagnies d’Infanterie représentent l’enclume sur laquelle les ennemis de l’Humanité s’écrasent, les Compagnies Blindées incarnent le divin marteau grâce auquel l’Empereur déchaîne Sa colère et force les hérétiques à se soumettre à Sa très sainte justice.

Contrairement à l’infanterie, les véhicules s’inquiètent beaucoup moins de ce qui se passent autour d’eux, ce qui symbolise la confiance des équipages dans leur véhicule. Cependant, il faut tout de même admettre que les équipages ne sont pas entièrement immunisés au fracas des combat, notamment si le véhicule fait partie d’une formation qui subit de lourdes pertes, les systèmes de communication étant saturés des cris d’agonie de leurs camarades qui meurent calcinés dans les carcasses en flammes de leur véhicule.

De plus, même si les Chefs de Chars préfèrent penser le contraire, les blindés ont besoin du soutien de l’infanterie pour opérer efficacement. Ceci est encore plus vrai dans les terrains qui se prêtent aux embuscades, comme une ville, par exemple. Bien que toutes les unités d’infanterie cachées dans les bâtiments ne possèdent pas nécessairement d’armes efficaces contre les blindés, un commandant de char, lui, est coincé dans son carcan d’acier, assourdi par la cacophonie du moteur, dépendant de ce qu’il peut voir à travers son périscope ; il ne peut pas savoir se qui se cache derrière chaque recoin. C’est pour cela que les équipages de chars sont allergiques à la présence d’infanterie ennemie à proximité, ils ne savent jamais ce qui peut arriver. Les chars ont donc besoin d’avoir des unités amies pour leur servir "d’yeux et d’oreilles".

Ateliers de Terrain du Departmento Munitorum[modifier]

Lorsque les armées de la Garde Impériale entrent en guerre, elles sont soutenues par un vaste éventail de services en arrière-plan. Les chars ont besoin de carburant, les hommes ont besoin de nourriture et d’eau, les armes ont besoin de munitions et les véhicules endommagés par la bataille doivent être réparés. Le Departmento Munitorum fournit tous ces services et les ateliers de terrain font partie de ce vaste système de soutien. Ils fournissent aux régiments blindés les connaissances techniques nécessaires pour maintenir les véhicules en marche et, avec l’aide des spécialistes du Departmento Munitorum, ils peuvent réparer les dégâts subis au combat, régler de simples problèmes mécaniques ou remplacer des parties entières si un dysfonctionnement les dépasse. Ils récupèrent et dépouillent également les équipements et les pièces des véhicules détruits. En plus de ses propres spécialistes, un atelier de terrain est généralement doté de conseillers d’Adeptus Mechanicus qui lui apportent des connaissances spécialisées supplémentaires, empêchent toute déviation non autorisée des connaissances technologiques existantes et assurent l’entretien des esprits de la machine des véhicules, comme le veut leur saint devoir.

Au cours de ses réparations, un atelier de terrain peut créer ses propres véhicules hybrides. Les carcasses récupérées peuvent être réparées, de nouvelles armes peuvent être ajoutées ou des armes de remplacement peuvent être mises en place par un bricolage audacieux. Ce genre d’ingérence dans les modèles de construction standard est susceptible de déplaire à n’importe quel conseiller d’Adeptus Mechanicus, mais les commandants de la Garde impériale, qui sont très sollicités, ont tendance à adopter un point de vue beaucoup plus pragmatique. Il n’est pas rare de procéder à des conversions rapides sur le terrain, par exemple en soudant de nouvelles armes sur d’anciennes coques pour créer un nouveau véhicule, et on pense que le Thunderer a été créé de cette manière, devenant au fil des ans un modèle accepté - certains membres de l’Adeptus Mechanicus prétendant même avoir des preuves de son inclusion dans le canon des modèles de SCS. Ses véritables origines ne seront probablement jamais connues et selon toute probabilité, il a initialement été conçu comme un Destroyer, auquel on a ajouté un canon de Démolisseur pour remplacer son arme lorsqu’elle a été mise hors d’usage. Parfois, ces véhicules "uniques" se révèlent populaires et d’autres sont fabriqués, mais le plus souvent, ils restent des "pièces uniques" qui, une fois détruites, ne sont plus jamais utilisées par les armées de l’Imperium.[1]

Modèles de Véhicules[modifier]

Depuis leur création il y a des milliers d’années, aucun véhicule de l’Impérium n’est resté complètement inaltéré, la plupart ayant évolué au fil des siècles en une myriade de nouveaux modèles. Ceux-ci portent généralement le nom du Monde-Forge qui les a découverts et chacun d’entre eux sera soumis à de nombreuses années de contrôle minutieux avant d’être accepté comme "canon", la tourelle de type Ryza du Leman Russ en est un exemple. Son concept a été reconstitué à partir des archives du Monde-Forge Ryza après de nombreuses années de recherches minutieuses par ses adeptes. Après de longs débats et de nombreux tests, les Seigneurs d’Adeptus Mechanicus sur Mars ont décrété qu’il y avait des preuves de la technologie SCS dans le concept et il est devenu partie intégrante du canon officiel des concepts autorisés pour le Leman Russ. Dans ce cadre, Ryza a reçu le feu vert pour commencer la production du véhicule et les plans ont été remis à la Planète Rouge pour être ajoutés à ses archives. Le développement d’un nouveau modèle ne signifie cependant pas nécessairement qu’un Monde-Forge conserve les droits exclusifs de sa reproduction, car une fois qu’il est entré dans les banques de données de Mars, ses plans peuvent être distribués selon le bon vouloir des seigneurs de l’Adeptus Mechanicus. De cette façon, d’autres Mondes-Forges peuvent produire le modèle de Ryza, et pas seulement Ryza lui-même.

Ainsi, malgré ses dogmes rigides, l’Adeptus Mechanicus peut en fait produire une grande variété de véhicules largement similaires, et il est établi qu’il fusionne les plans selon les besoins. Ainsi, un Monde-Forge peut produire une coque de modèle Mars Alpha, sur laquelle est ajoutée une tourelle de modèle Ryza, à l’intérieur de laquelle est placé un moteur de modèle Phaéton. En fin de compte, il s’agit toujours d’un char de combat Leman Russ, mais avec des différences superficielles.[2]

Camouflage et Marquage des Véhicules de la Garde impériale[modifier]

Bien qui il y ait eu à l’origine des règles strictes au sein de l’Astra Militarum pour la peinture et le marquage des véhicules, elles ont graduellement été diluées au cours des années pour donner une vaste gamme de camouflage et de marquage des véhicules au sein de ses armées. Cela est principalement dû à la diversité des régiments et à l’environnement varié des champs de bataille dans lesquels ils ont combattu. Certains régiments de la Garde Impériale rendent encore hommage aux édits officiels de peinture des véhicules, mais beaucoup d’entre eux ont été modifiés avec le temps. D’autres régiments ont conçu leurs propres schémas entièrement nouveaux, parfois en fonction d’un environnement de campagne particulier ou du caprice d’un général.[3]

Schémas de Camouflage[modifier]

Le choix d’une couleur particulière pour les véhicules d’un régiment peut être motivé par une ou plusieurs des raisons suivantes :

  • Dissimulation. En assortissant les couleurs et les motifs de l’environnement actuel.
  • Confusion. En perturbant la forme du véhicule, généralement pour empêcher l’ennemi de le cibler ou de le reconnaître facilement.
  • Reconnaissance. Une couleur ou un motif particulier permettra aux troupes de faire la différence entre les troupes amies et les troupes ennemies, ainsi qu’entre des unités particulières.

La base théorique et le succès des applications varient considérablement d’une unité à l’autre. Certains schémas sont le résultat d’années de recherche tandis que d’autres sont le résultat d’une longue tradition. Nombre d’entre elles ne sont que de simples réalisations sur le terrain par les troupes de première ligne.

Les schémas plus complexes ont tendance à s’appuyer sur les travaux contenus dans la section "Tacticus Obscura" du Tactica Imperium. Ce document exhaustif décrit les nombreux principes de la "tromperie par camouflage". Il couvre non seulement les effets de la couleur et du motif, mais aussi l’analyse des structures, de la diffusion, des distances de mélange, des perturbations gênantes et non gênantes et d’autres principes. Bien qu’une couverture détaillée de ce travail dépasse le cadre de cet article, certains des principes de base sont illustrés dans les exemples fournis ci-dessous.

L’apparence des véhicules peut également être affectée dans une plus grande mesure par le résultat de l’exposition aux éléments. Cet effet, communément appelé altération climatique, peut être le résultat de nombreux facteurs tels que la lumière, la température, l’atmosphère, l’humidité et la poussière. L’apparence du véhicule peut changer avec le temps, la peinture montrant des signes de ternissement, de décoloration, d’écaillage, de craquelure, de taches, etc.

Camouf 1.jpg Tons désertiques, formes fragmentées sur fond brouillé

Camouf 2.jpg Vert codex, motif de reconnaissance avec altération climatique

Camouf 3.jpg 3 tons de gris, fond brouillé avec formes fragmentées en surimpression

Camouf 4.jpg Tons de jungle, formes floues sur fond brouillé de camouflage

Camouf 5.jpg Tons de cendres, forme en ramage d'oiseau sur fond de camouflage

Camouf 6.jpg 3 tons de gris, forme en ramage d'oiseau sur
fond brouillé

Camouf 7.jpg
Tons de vase, application rapide, fond de camouflage avec altération climatique

Camouf 8.jpg
2 tons de gris, forme en ramage d'oiseau sur
fond brouillé

Numérotation et Marquage des Blindés[modifier]

Le marquage des véhicules de la Garde Impériale peut, comme le camouflage, varier considérablement d’un régiment à l’autre et d’une campagne à l’autre. Les marquages entrent généralement dans les catégories suivantes :

  • Numéros et lettres de tanks
  • Marquage des unités (compagnie, escadron, etc.)
  • Noms des régiments
  • Slogans et noms de véhicules
  • Badges de campagne
  • Marquages d’élimination

Certains véhicules portent un vaste éventail de marques différentes, tandis que d’autres ne portent qu’un seul chiffre ou ne portent aucune marque du tout.

Les chiffres et les lettres des blindés peuvent représenter beaucoup de choses différentes, mais les plus communes sont, sans conteste, celles qui désignent la compagnie, l’escadron ou le groupement tactique et un véhicule particulier. Les nombres à trois chiffres représentent habituellement les trois, tandis que les deux chiffres indiquent seulement l’escadron et le véhicule, et un seul chiffre seulement le véhicule. Par exemple, le chiffre "213" représente le troisième véhicule du 1er Escadron de la 2e Compagnie, et les inscriptions "B2" sont pour le deuxième véhicule de la Compagnie Beta. Certaines unités utilisent le chiffre "0" ou une lettre particulière à l’intérieur de ces marquages pour désigner les véhicules de commandement et de QG.

Les désignations des unités peuvent également être indiquées par l’utilisation de badges particuliers et de bandes colorées. Le banderolage est généralement utilisé pour désigner la compagnie, certaines couleurs étant utilisées par chaque compagnie : rouge pour la 1ère, bleu pour la 2e, vert pour la 3e, par exemple. De nombreux commandants n’aiment pas cette méthode d’identification et ne l’utilisent pas car elle compromet le camouflage d’un véhicule.

Les équipages de certains régiments continuent de peindre les noms des régiments et des véhicules, ainsi que des inscriptions de loyauté sur leurs véhicules. La qualité de rendu peut varier entre ceux qui sont appliqués rapidement sur le terrain et ceux qui sont peints au pochoir avant le déploiement. D’autres marques sur un char peuvent être des talismans porte-bonheur ou de petits objets ou artefacts religieux, accordés à un équipage particulièrement loyal ou zélé par des représentants de l’Ecclésiarchie.

Les badges de campagne sont des marquages indiquant dans quelle campagne le véhicule participe. Ils sont généralement adoptés par toutes les forces combattantes, quelle que soit leur origine (Adeptus Astartes, Adepta Sororitas ou Adeptus Arbites). Certains insignes sont conservés à titre honorifique, par exemple, en raison de leur performance dans le cadre d’une campagne, mais la plupart sont retirés à la fin de cette dernière.

Des marques d’élimination peuvent être ajoutées par l’équipage pour chaque mise à mort confirmée. Il peut s’agir de bandes autour du canon d’une arme, de croix, de marques de pointage ou d’autres marques similaires.

Sources[modifier]

Pensée du Jour : Dans le doute, avancez vers le bruit des détonations.
  • Imperial Armour Vol 1, 2nd edition : Imperial Guard
  • White Dwarf N°83 (Mars 2001)
  1. Imperial Armour Vol 1, 2nd edition : Imperial Guard - Departmento Munitorum Field Workshops (traduit de l’anglais par Christer)
  2. Imperial Armour Vol 1, 2nd edition : Imperial Guard - Vehicle Patterns (traduit de l’anglais par Christer)
  3. Imperial Armour Vol 1, 2nd edition : Imperial Guard - Camouflage & Vehicle Markings (traduit de l’anglais par Christer)