Catégorie:C'tan

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« Ils se présentèrent à nous comme des dieux et nous autres, pauvres fous, les crûmes sur parole. Mephet’ran le Mystificateur, Aza’gorod le Nyctophore, Iash’uddra la Nuée Infinie : je maudis leurs noms, ainsi que tous ceux de leur confrérie maléfique. »
- Tiré de la Chronique de Szarekh, Dernier des Rois Silencieux[1].


Déités des temps anciens, les C’tan apparaissent sous la forme d’êtres à la peau de métal flottant au-dessus du champ de bataille. Des vents fantomatiques et éthérés s’enroulent autour d’eux et se mêlent à un feu intense qui semble émaner du plus profond de leur essence. Leur contact est mortel, et ceux qui se risquent à les regarder en face plongent leur regard dans les insondables abîmes du temps. Bien qu’ils choisissent d’apparaître sous un aspect humanoïde, ce sont des formes extraterrestres qui n’agissent qu’au regard de leurs propres intérêts.

Parmi les C’tan, deux sont connus de nombreuses races : le Nyctophore et le Mystificateur. Le Mystificateur est actif depuis la nuit des temps, tramant sans relâche de complexes machinations dans le seul but de causer du tort. Il considère les mortels comme ses jouets et adore les rendre fous avant de se nourrir de leur essence. Ses pouvoirs sont tous basés sur l’usage de sa voix et de sa présence, ainsi que sur une assimilation inexplicable des pensées, des désirs et des peurs d’une multitude d’autres êtres.

Le Nyctophore incarne la destruction ultime et implacable. Sombre entité de l’aube des temps, il porte une faux comme symbole de sa puissance. Il est capable de canaliser ses pouvoirs à travers son nécroderme et de les concentrer jusque dans son regard ou son arme.

Chaque C’tan a porté beaucoup de noms pendant sa longue existence. Le Mystificateur était appelé Artemorra par les Jokaeros, Sathsarrion par les Initiés de Gethvar, Mohagg par les habitants trois fois damnés de Cornochinae et Harrimoch par les voyageurs Vendichi. Il n’est pas rare les C’tan déguisent leur identité. Seuls ceux qui assistent à la démonstration de leurs pouvoirs peuvent deviner qui ils sont, et bien peu parlent alors de ce qu’ils ont vu.

Les C’tan manient les énergies primaires de la création. Leur pouvoir est tel qu’ils sont capables de défier les lois de la nature et d’altérer la réalité même. Si l’un d’entre eux vient à être détruit au cours d’un affrontement, son essence se reforme dans une nécropole Nécron et reviendra tôt ou tard exercer sa vengeance.

« J’ai vu le fléau de notre univers.

Il attend patiemment à l’extrémité des voies sinueuses que les jeunes races se sont elles-mêmes tracées. Comme un prédateur malveillant, il ne se laisse pas apercevoir, mais il porte un nom et n’arrive pas sans s’être fait annoncer. Le potentiel de sa naissance déchirante habitait les esprits de ses maîtres bien avant que ne coulent les larmes d’Isha, la graine de sa création a été plantée il y a une éternité et a germé avec vigueur.

J’ai vu les fiers fils d’Asuryan s’évanouir pour ne plus former que quelques poches de résistance aux abords des désolations galactiques. J’ai vu les Circuits d’Infinité, la matière vivante des Vaisseaux-Mondes, absorbés au cours de festins monstrueux où avaient accourues les races mineures, inconscientes de l’horrible sort qui les attendaient, rétribution pour leur intolérance.

J’ai vu les mon-keigh brutalement privés de leur précieuse civilisation réduite à une ombre frêle de sa grandeur criarde et superficielle. Éteinte la ferveur de leurs guerriers brutaux pour leurs combats xénocides ; ils ne pouvaient affronter le temps et l’inévitable. Éteinte de même la pâle lueur crépitante dans le Warp de leur dieu-cadavre ; sa faible flamme avait depuis longtemps été soufflée. En comparaison, son appétit d’âmes n’était rien devant la faim sans âge des Yngir.

J’ai vu d’innombrables colonnes d’êtres au désespoir, traînant les pieds au milieu de la poussière et des cendres, poussés par les traîtres miroitants tirés de la matrice imparfaite de leur engeance. Ces bergers et leur froide perfection contrastaient de façon flagrante et terrible avec les malades décharnés confiés à leur garde. Ils les poussaient au travers des bouches insatiables des portails mégalithiques alignés dans une architecture maudite, jalonnant le paysage comme d’immenses parasites noirs.

J’ai vu un ciel couleur d’émeraude, percé en permanence par les colonnes de lumière d’âmes qui jaillissaient des sommets de ces édifices impurs pour nourrir l’ascension des antiques divinités flottant dans l’atmosphère souillée. Leur présence se ressentait partout, dans le moindre souffle de leur bétail bipède et dans chaque œil vitreux et épuisé. Leur rire moqueur résonnait dans l’âme de chacun.

J’ai vu les marques des Yngir sur les jeunes et les vieux, pour empêcher que d’autres issus de leur panthéon sacrilège ne tournent leur attention vers le mauvais troupeau. Elles peuplaient le schisme géométrique d’espace réel immuable que les Yngir avaient mis des millénaires à construire. Un vide psychique où le Warp ne pouvait exister, pas plus que l’esprit ne pouvait survivre.

J’ai vu les machineries infernales du Dragon, actionnées par les membres épuisés de ceux qui ne survivaient qu’en attendant d’être dévorés et dont les enveloppes étaient transmutées en brèves déflagrations de lumière lorsqu’ils ne pouvaient plus travailler. Des centaines de corps serrés, recouverts de prises et parcourus de câbles, insufflaient leur essence dans le cœur vert palpitant de la Machine.

J’ai vu le paysage de peur sans fin que le Maître de la Mort avait créé, et ses habitants terrorisés nageant à moitié fous de terreur dans des mers de sang. Car le Destructeur savourait le goût de la frayeur et le cultivait au sein de ses sujets, ses fantômes hantant les vivants avec des visions d’un destin auxquels ils n’échapperaient pas. Ce n’était que quand l’horreur atteignait son paroxysme qu’il se nourrissait enfin.

J’ai vu les géométries serpentines de l’Imprévisible s’enrouler et se resserrer autour de sa moisson qui rampait comme de la vermine dans les méandres de son labyrinthe illogique. La santé mentale n’était plus qu’une écharde dans les esprits brisés de ses proies ; bien suffisante pour appréhender le fait qu’elles n’échapperaient pas à l’atrocité, mais pas assez pour étouffer l’espoir trompeur qu’elles continuaient de porter en leur sein.

J’ai vu les proies du Dieu-Chacal errer dans leur rêverie et imaginer l’herbe épaisse des jardins élyséens tandis que leurs pieds ensanglantés étaient écorchés par les pierres tranchantes et les os vitrifiés. Les sourires des ignorants tordaient leurs bouches édentées alors qu’ils avançaient vers les forges des âmes, convaincus de retourner chez eux.

Mais j’ai vu de nombreuses choses, car mon âme a arpenté la myriade des chemins futurs. J’ai vu la mort des étoiles ainsi que leur naissance. J’ai marché sur les frontières d’un univers confiné dans mon esprit et je sais que l’avenir n’est pas immuable. Les Yngir peuvent être arrêtés et leur sombre labeur naissant tué dans l’œuf. Cette certitude est la plus précieuse de toutes.

J’ai vu le fléau de notre univers, et j’ai cependant vu l’espoir. »
Attribué au Grand Prophète Maechu d’Ulthwé[2].

Le Prix du Pouvoir[modifier]

Bien avant que l’Humanité s’extirpe de la fange primordiale, les Nécrontyrs guerroyaient à travers la galaxie. Ils étaient originaires d’un monde morbide, et avaient une espérance de vie très courtes, si bien qu’ils étaient devenus obsédés par la mort. Pendant des millions d’années, ils se répandirent lentement à travers le néant. Leurs armées écrasaient ceux qui tentaient de s’opposer à eux, tandis que leurs rois cherchaient l’immortalité en se faisant ériger des mausolées grandioses gravés de leurs faits héroïques. Au cours de cet âge d’or, les soldats mortels des Nécrontyrs portaient le fer à l’ennemi, mais tandis que leurs domaines s’étendaient, l’unité de la race des Nécrontyrs s’éroda. Finalement, des guerres civiles virent la destruction de dynasties entières et la mort de nombreux rois. Poussés par le besoin d’unir leur peuple dans une cause commune, les Phaërons déclarèrent la guerre aux Anciens, une race puissante et énigmatique qui détenait les secrets de l’immortalité, mais qui avait toujours refusé de les révéler aux Nécrontyrs. Ainsi débute la Guerre Céleste, qui ravagea la galaxie pendant de longues années.

Aveuglés par leur orgueil, les Nécrontyrs pensaient arriver à vaincre les Anciens et leurs alliés, mais en dépit de l’immensité de leur empire et de leurs merveilles technologiques, ils furent peu à peu menacés d’extinction. Afin de sauver son peuple, Szarekh, le Roi Silencieux, scella un pacte avec les C’tan. Ces derniers étaient des dieux stellaires qui proposèrent aux Necrontyrs de leur dévoiler les secrets de l’immortalité, et de s’allier avec eux contre les Anciens. Même s’il savait qu’une telle proposition avait un prix, Szarekh accepta. C’est ainsi que les Nécrontyrs devinrent les Nécrons, leurs corps furent immolés dans des fourneaux lors du Biotransfert, afin d’être remplacés par des squelettes de métal dotés d’une volonté froide, et dénués d’âme. Les Nécrons relancèrent leurs attaques contre les Anciens, avec l’appui des C’tan. Les mondes se couvrirent de sang et les cités furent réduites en poussière tandis que les bastions des Anciens tombaient les uns après les autres. Mais alors que la victoire approchait. Szarekh était rongé par l’horreur qu’il avait infligée à son peuple. Celui-ci avait été anéanti, et remplacé par une race dénuée d’âme et asservie aux C’tan. Finalement, il trahit ses alliés immortels et ordonna à ses soldats de les attaquer tandis que les C’tan se gorgeaient des âmes de leurs ennemis. Les dieux stellaires furent vaincus, cependant ils ne pouvaient être totalement détruits, c’est pourquoi Szarekh les réduisit en d’innombrables fragments qui furent emprisonnés dans les Cryptes Tesseract. De cette façon, le pouvoir des C’tan resterait à la disposition des Nécrons, à la fois en tant qu’arme et source d’énergie.

Ce fut au cours des derniers jours de la Guerre Céleste que le destin frappa les Yngirs. Cette tempête ne fut pas soudaine, mais elle allait briser définitivement ces divinités antiques, les engloutir dans sa violence et les recracher sous la forme d’échardes asservies telles le plus vil des animaux. Peut-être que s’ils avaient été plus vigilants, ces dieux auraient pu anticiper et éviter ce qui allait se passer tandis que la tempête grondait et que les fils du destin s’entrelaçaient lentement. Alors auraient-ils pu conserver leur forme divine. Nous, les tribus d’Eldanesh et d’Ulthanesh, savons à quel point l’orgueil peut être un fléau, même pour des dieux.

Et il en fut ainsi pour les Yngirs.

La Guerre Céleste dura longtemps. Certaines légendes disent qu’elle débuta avec les premiers rayons des étoiles, car toute lumière s’accompagne inévitablement d’une ombre. Pour d’autres ce fut un feu, conscient et affamé, qui se répandit dans la toile du néant en réduisant en cendres tout ce qu’il touchait. D’autres mythes parlent d’une guerre provoquée par une dispute banale avec les Oghyrs, mais attisée par le changelin de l’ambition, qui la nourrit de jalousie et d’amertume jusqu’à ce qu’elle soit hors de contrôle et dévore tout.

Car la faim de cette première guerre parmi les guerres était insatiable.

Elle brûla des planètes, les réduisit en poussière ou les engloutit dans sa gueule caverneuse. Ses destructions indicibles attirèrent l’attention des Yngirs et les firent danser de joie. Avaient-ils perçu la mélodie du massacre, et étaient-ils venus pour qu’elle monte crescendo ? Est-ce que les Nécrontyrs désespérés avaient fait appel à eux, et ce faisant avaient-ils franchi la limite de leur salut tout autant que celle de leur éternelle damnation ?

Était-ce réellement là le fruit d’un hasard horrible ?

Ce fut Mephet’ran qui le premier offrit son amitié. Les paroles du Mystificateur tissèrent des promesses empoisonnées. Le Roi Silencieux les écouta tous et donna son accord. Vinrent alors les jours des sombres sacrifices, de l’holocauste spirituel, l’heure de la moisson, quand les Arches Fantômes sillonnaient les terres, quand les peuples implorants hurlaient de terreur et que les fourneaux rugissaient des voix des Oghyrs.

L’écho glacial d’une vie crépusculaire suivit le silence de la mort.

C’est ensuite que les Oghyrs arpentèrent les routes de sang entre les étoiles, sous de multiples parures, et que leurs hordes scintillantes marchèrent sur la merveille éternelle tandis que les Yngirs volaient au-dessus d’elles. Le labyrinthe fut ravagé, ses secrets furent mis à nu et retournés contre ceux qui les avaient murmurés. C’est en cet âge terrible que périrent les Anciens. Les Yngirs dévorèrent leurs âmes étincelantes et se mirent à briller telles des étoiles maléfiques.

Mais déjà, la tempête grondait.

Le cri vengeur de la Banshee était porté par les vents aux effluves de sang. Les Oghyrs étaient repus. Les flammes montaient haut, mais elles avaient dévoré tout ce qui les nourrissait. À l’heure de leur triomphe, les Yngirs étaient vulnérables, car ils avaient épuisé leurs forces pour porter un coup fatal à leurs ennemis jurés.

Et ils n’avaient pas conscience de la haine que leurs dons pernicieux avaient suscité.

Autour d’eux, ils ne voyaient que des esclaves, des êtres primitifs qui alimentaient les feux mourants, alors qu’ils auraient dû voir des lames formées d’un milliard de points de lumière, et qui n’étaient pas émoussées en dépit de leur forme avilie. Ils auraient dû voir le fléau que leur cruauté avait façonné. Les Yngirs avaient promis leur allégeance mais exigeaient désormais l’obéissance. Au lieu de cela, ils eurent droit à une vengeance qui ébranla les étoiles et les fit tomber du ciel telles les larmes d’Isha.

Enfin, la tempête éclata.

Sur la Chaussée Chymérique, ils attaquèrent Aza’gorod le Nyctophore, que les Aeldaris appelaient Kaelis Ra, la peur incarnée qui semait des champs de cauchemars, dont l’ombre s’étirait dans les pensées des vivants jusqu’à ce qu’ils tombent dans l’étreinte de la mort. Grâce à l’Œil de Kathan’ta, ils braquèrent le regard des célestes sur Aza’gorod, ce qui brûla les ombres qui l’entouraient. Sa destruction fut soudaine et cataclysmique, et ses échardes s’éparpillèrent dans le néant.

Ainsi périt Aza’gorod, le Nyctophore.

Mephet’ran était d’abord venu auprès des Nécrontyrs comme émissaire, prêteur de serments et artisan de mensonges. Il était le Mystificateur, et portait mille autres noms, car le mensonge était sa nature, au point que lui-même ne savait plus où commençait la vérité et où se terminaient ses duperies. Sa perte provint du dédale de tous les commencements ; ses serviteurs bafoués amenèrent les sphères chantantes et leurs chants disloquèrent le dieu.

Ainsi périt Mephet’ran, le Mystificateur.

Le plus puissant et le plus terrible de tous les C’tan était Mag’ladroth, le réceptacle de l’immortalité, la forge de toute substance, et qu’on appelait le Dragon. Autour de son cou pendaient les Talismans de Vaul, et la lumière qui en émanait avait révélé une faiblesse du dieu. Le Dragon vaincu par les Oghyrs tomba dans la lueur rougeâtre de sa prison éternelle, où alla également s’échouer son œuvre inachevée.

Ainsi périt Mag’ladroth, le Dragon.

Le plus honni des Seigneurs Innommables était Iash’uddra, celui qui faisait naître le mal éternel dans les esprits des mortels, qui marchait toujours trois pas derrière, qui voyait par tous les yeux, et qu’on nommait la Nuée Sans Fin. La complainte du néant mit Iash’uddra à la portée des mortels et coupa ses liens invisibles. Cela répandit mille fléaux dans les étoiles, mais permit de mettre fin à son existence.

Ainsi périt Iash’uddra, la Nuée Sans Fin.

Nyadra’zatha était la joie cruelle, l’Ignescent, le Rire qui Immole, le Souffle du Puits sans Fond. Toute chose était soumise à sa volonté car il était la flamme qui brûle le tissu du temps, et à laquelle ni l’univers matériel, ni le royaume des échos ne pouvaient résister. Il était le bûcher du labyrinthe, l’incendie des ziggourats, le vent faucheur chargé de braises. Rien n’explique comment il fut vaincu, mais une seule gravure, sur une seule paroi, sur une seule planète, montre le Seigneur Silencieux en personne qui perce le cœur en fusion de Nyadra’zatha avec sa lance.

Ainsi périt Nyadra’zatha l’Enflammé.

Une fois qu’elle avait éclaté, la tempête ne pouvait plus être stoppée. La lame de la faux ne pouvait être retenue, et les dernières déprédations des Oghyrs ne pouvaient être évitées. Ce fut comme si les étoiles elles-mêmes étaient drapées dans le suaire rouge du néant. Les Yngirs furent vaincus les uns après les autres et leurs lumières empoisonnées s’éteignirent.

Et leur destruction altéra la réalité.

Des millions d’esclaves révoltés se jetèrent sur Llandu’Gor, le Dépeceur, l’Œil sans Paupière, et avec les lames reforgées, ils l’anéantirent. C’est alors que son ultime malédiction fut déchaînée contre ses assassins. Ils ne savaient pas ce qu’ils avaient déclenché. Ils ne pensaient qu’à la vengeance, mais ils en payèrent le prix. Le Paria Tsara’noga avait déjà succombé à la ruse du Dieu Moqueur, mais dans sa démence, il était devenu encore plus dangereux. Nul ne pouvait le vaincre car il était trop terrifiant. Certains dirent que le Paria ouvrit sa garde et fut pris au dépourvu. D’autres affirment qu’aucune prison ne l’a jamais accueilli, qu’il est le seul Yngir à avoir survécu et qu’il reviendra un jour. Kalugura, le Cri Silencieux, fut inhumé à jamais sur la parole du Muet. Yggra’nya, le Modeleur de Mondes, fut entravé, battu et brisé par ses propres pouvoirs cosmiques. Thyssak’lha, le Fléau Ambulant, l’Ombre qui Assèche les Mondes, fut attiré dans la Porte inévitable et atomisé dans le néant qui s’étend au-delà.

Ainsi prit fin ce qui devait être éternel.

Tel un miroir brisé par un poing rageur, tel le canevas d’un tissu qui se déroule dans les airs, les Yngirs furent disloqués en myriades d’éclats. Cependant, ils étaient le feu immortel, le mortier de l’univers qui ne peut mourir. Ils ne disparurent pas, mais perdurèrent sous la forme d’échos hurlants, de fragments de ce cri primal qui les vit naître, imbus d’une énergie et d’un pouvoir inépuisables.

Bien qu’ils fussent brisés et avilis, le martyr des Yngirs n’était pas terminé.

Ils furent entravés par des carcans tesseracts et enfermés dans des oubliettes fractales. Leurs liens furent forgés avec leur propre haine, et s’enroulèrent autour de leurs formes brisées, lointains souvenirs des dieux qu’elles avaient été. Des ondes de ruine se propagèrent dans le néant, car les Yngirs étant brisés, la réalité l’était elle aussi. Néanmoins, les Nécrontyrs n’avaient cure des terribles conséquences de leurs actes. Les esclaves étaient devenus les maîtres, et le resteraient jusqu’aux derniers jours de la Rhana Dandra.
- Extrait du Livre de la Nuit Funèbre, le Chant des Étoiles Mortes, un ouvrage Aeldari[3].

Liste des C'tan Connus[modifier]

  • Le Dieu Pourpre[5]
  • Iash’uddra, la Nuée Sans Fin[3].
  • Kalugura, le Cri Silencieux[3].
  • N’phoran, la Flamme Spiralée[6](p. 100).
  • Nyadra’zatha, l’Enflammé, l’Ignescent, le Rire qui Immole, le Souffle du Puits sans Fond[3].
  • Og’driada, l’Ascendant[4].
  • Thyssak'lha, le Fléau Ambulant, l'Ombre qui Assèche les Mondes[3].
  • Tsara’noga, le Paria[3].
  • Yggra’nya, le Modeleur de Mondes[3].
  • Zul’channec[8]
La Naissance de la Peur[9]
1. Probablement une forme précoce, et probablement avancée, de Nécrons.

2. Kaelis - (trans) la notion de la mort, le destructeur. Ra - (trans) peut-être une âme, un esprit ou un fantôme.

3. Probable cf512/arlequin, voir aussi cf/512.2Dieu-Arlequin.

4. Les érudits soutiennent qu’Isha est la Déesse de la Terre Aeldari, ancêtre mythique de leur race. Thurmann réfute cela, mais ces théories sont manifestement dépassées.

5. Métaphore possible. Mon prédécesseur Ralamine Mung se réfère à la Lance de Khaine (Lance-Guerriers Aspects) et à la Lame du Vent (Vaisseau-Monde de Biel-Tan) dans son interprétation de cette strophe. Toutes les réponses ne sont pas cachées au-delà de la crédibilité.

6. Cf112/Épée de Force, cf 571.1 Aeldari Épée-Vampire.

7. cf564/Avatar, cf551/Faucheur Noir.

Il fut un temps où les Aeldaris n’étaient pas accablés par la peur et ne vivaient pas leur vie dans l’appréhension mortelle du sombre destin qui les attendait après leur mort. Un guerrier pouvait affronter son ennemi sans se préoccuper de son enveloppe mortelle ; son âme survivrait, renaîtrait comme un phénix dans la flamme.

C’est ainsi que les Aeldaris se joignirent à leurs dieux pour faire la guerre aux Yngir, ces immortels des étoiles assoiffés qui attaquèrent l’univers avec leurs guerriers éternels et immuables. Leurs serviteurs, l’ost argenté[1], se séparèrent comme une mer avant que la colère de Khaine et de ses partisans les plus endurcis au combat, n’ouvrent un chemin de feu à travers la galaxie.

Ulthanash et Eldanesh, rois nobles de leurs maisons, combattirent aux côtés de Khaine. Lanthrilaq le Rapide et Jaeriela le Trois Bénis menèrent leurs peuples, et personne ne pouvait leur résister.

Puis vint Kaelis Ra[2], Celui qui Apporte la Mort. Son carnage souilla de sang les étoiles, et personne ne put s’y opposer, car il exerçait le pouvoir de la mort elle-même. Les populations tombèrent devant sa faux, son regard tua même les plus grands héros Aeldaris. Ceux qui sont morts ont tout perdu, même leur âme.

Mais les dieux des Aeldaris avaient d’autres pouvoirs que la force des armes. Les plus grands parmi les Danseurs d’Âmes[3] avaient commencé à convaincre les C’tan de se replier sur eux-mêmes, de consumer leurs frères dans des fêtes impie de chair d’étoiles. Kaelis Ra retourna sa lame contre ses proches, les massacrant sans pitié comme il l’avait fait contre les fils d’Isha[4].

Tandis que Celui qui Apporte la Mort cherchait des moyens toujours plus sombres d’étancher sa soif insatiable, Khaine ne restait pas inactif. Il conclut un marché avec Vaul, le dieu forgeron ; en échange de la libération de Kurnous et d’Isha des donjons de Khaine, Vaul forgea cent épées pour la guerre de Khaine contre les Yngir. Ainsi naquirent les Épées de Vaul ; les Lames-Fantômes[5].

Khaine conduisit repli d’un rage incandescente son peuple à la guerre une fois de plus, les restes de son armée enflammées et assoiffées de vengeance. Une centaine d’Aeldaris, chacun armé d’une Lame-Fantôme, faisaient face à une horde de Nécrontyrs argentés si vaste que l’horizon brillait de corps métalliques dans toutes les directions. Pourtant, ils ne connaissaient pas la peur.

Les Aeldaris combattirent dans un grand cercle, les Épées de Vaul scintillantes, et les Nécrontyrs ne purent pénétrer leur défense. L’âme[6] contenue dans les épées revigorait leurs propriétaires et chaque coup écrasait un ennemi impie. Khaine était imparable, et ses guerriers combattirent en sachant que leur dieu était satisfait.

La bataille dura sept jours et sept nuits avant que les Aeldaris ne commencent à tomber. Les serviteurs des Yngir avaient trouvé un point faible dans le cercle ; Lanthrilaq le Rapide était fatigué, son visage pâle, son épée imparfaite terne et émoussée. L’anneau des guerriers se brisa, et le sol trembla lorsque Khaine hurla sa colère. Vaul l’avait trompé ; une des épées était sans vie.

Du sol, Kaelis Ra, le Nyctophore, apparut sous eux et les Aeldaris tombèrent en arrière, car ils savaient que leur destin était proche. D’un geste, Kaelis Ra tua tous ceux qui l’entouraient. D’un seul coup d’œil, il condamna les âmes des grands guerriers à une éternité de poussière. Avec un grand rugissement, Khaine empoigna sa lance et chargea.

Scythe et lance s’affrontèrent sur un monticule de cadavres dans une lutte qui déchira le ciel. La vitesse et l’habileté de Khaine étaient époustouflantes, mais le Nyctophore était un être d’ombre et la Lance de Khaine ne pouvait pas trouver sa cible. Kaelis Ra laissa son ennemi épuiser sa rage avec la patience de la mort.

Sans prévenir, le Nyctophore se balança puissamment avec sa faux, visant la gorge de Khaine. Mais Khaine avait bien écouté les conseils du Dieu Moqueur. Tandis que la forme du Nyctophore devenait solide pour délivrer son coup, Khaine s’élança, la pointe de sa lance passant à travers la poitrine de l’Yngir.

Kaelis Ra éclata dans une explosion de tessons argentés qui failli fendre Khaine en deux alors que l’essence de l’Yngir se déchirai sans forme physique. Les guerriers argentés qui l’entouraient tombèrent à terre à mesure que l’onde d’impact s’étendait, retournant dans le sol d’où ils étaient issus. Bientôt, il ne restait plus que Khaine, hurlant sa victoire.

Mais la victoire eu un prix. Des éclats de chair de l’Yngir, enfoncés profondément dans le corps de Khaine par la mort cataclysmique de son ennemi, ont fondu dans les feux de la colère du Dieu de la Guerre. Le poison argenté coulait dans son sang, entachant à jamais son incarnation physique avec l’aspect de la Faucheuse[7].

Kaelis Ra ne pouvait pas vraiment mourir, car il était la mort incarnée. Furieux face à sa défaite, sa quintessence hurla dans l’espace, entendu par l’ensemble de la race Aeldari, les maudissant et en leur promettant l’anéantissement. C’est ainsi que les graines de la chute des Aeldaris furent semées, et finalement, la voie de la réincarnation leur fut fermée à jamais.

Sources[modifier]

Pensée du Jour : « Un esprit ouvert est une citadelle sans portes et désertée par ses gardes. »
  • Codex Necrons, V9
  • Codex Necrons, V8
  • Codex Necrons, V7
  • Codex Necrons, V5
  • Codex Nécrons, V3
  • Codex Adeptus Custodes, V8
  • HALEY GUY, Belisarius Cawl - Le Grand Œuvre, Black Library, 2019
  • White Dwarf N°385 (UK) (Janvier 2012)
  • Dawn of C'tan - Translactions of Pertinent Eldar Mythic Cycles - Part 1
  1. Informations issues du Codex Nécrons, V5
  2. Informations issues du Codex Nécrons, V3
  3. 3,0, 3,1, 3,2, 3,3, 3,4, 3,5, 3,6 et 3,7 Informations issues du Codex Nécrons, V9
  4. 4,0, 4,1, 4,2, 4,3 et 4,4 Informations issues du White Dwarf N°385 (UK) (Janvier 2012) - Tactica Necrons et résumées par Guilhem.
  5. Informations issues du Codex Necrons, V8 - Dynastie Novokh et résumées par Guilhem.
  6. Informations issues du Codex Necrons, V8 - Transcendent C'tan
  7. Informations issues de Belisarius Cawl - Le Grand Œuvre, Chapitre Vingt-Trois - Je Suis Toi- Tu es Moi de HALEY GUY, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.
  8. Informations issues du Codex Adeptus Custodes, V8 - L’Histoire des Dix Mille et résumées par Guilhem.
  9. Dawn of C’tan - Translactions of Pertinent Eldar Mythic Cycles - Part 1 :[1] (traduit de l'anglais par Guilhem)

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