Catégorie:C'tan

De Omnis Bibliotheca
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« Ils se présentèrent à nous comme des dieux et nous autres, pauvres fous, les crûmes sur parole. Mephet’ran le Deceiver, Aza’gorod le Nightbringer, Iash’uddra la Nuée Infinie : je maudis leurs noms, ainsi que tous ceux de leur confrérie maléfique. »
- Tiré de la Chronique de Szarekh, Dernier des Rois Silencieux.
J’ai vu le fléau de notre univers.

Il attend patiemment à l’extrémité des voies sinueuses que les jeunes races se sont elles-mêmes tracées. Comme un prédateur malveillant, il ne se laisse pas apercevoir, mais il porte un nom et n’arrive pas sans s’être fait annoncer. Le potentiel de sa naissance déchirante habitait les esprits de ses maîtres bien avant que ne coulent les larmes d’Isha, la graine de sa création a été plantée il y a une éternité et a germé avec vigueur.

J’ai vu les fiers fils d’Asuryan s’évanouir pour ne plus former que quelques poches de résistance aux abords des désolations galactiques. J’ai vu les circuits d’infinité, la matière vivante des vaisseaux-mondes, absorbés au cours de festins monstrueux où avaient accourues les races mineures, inconscientes de l’horrible sort qui les attendaient, rétribution pour leur intolérance.

J’ai vu les mon-keigh brutalement privés de leur précieuse civilisation réduite à une ombre frêle de sa grandeur criarde et superficielle. Éteinte la ferveur de leurs guerriers brutaux pour leurs combats xénocides ; ils ne pouvaient affronter le temps et l’inévitable. Éteinte de même la pâle lueur crépitante dans le Warp de leur dieu-cadavre ; sa faible flamme avait depuis longtemps été soufflée. En comparaison, son appétit d’âmes n’était rien devant la faim sans âge des Yngir.

J’ai vu d’innombrables colonnes d’êtres au désespoir, traînant les pieds au milieu de la poussière et des cendres, poussés par les traîtres miroitants tirés de la matrice imparfaite de leur engeance. Ces bergers et leur froide perfection contrastaient de façon flagrante et terrible avec les malades décharnés confiés à leur garde. Ils les poussaient au travers des bouches insatiables des portails mégalithiques alignés dans une architecture maudite, jalonnant le paysage comme d’immenses parasites noirs.

J’ai vu un ciel couleur d’émeraude, percé en permanence par les colonnes de lumière d’âmes qui jaillissaient des sommets de ces édifices impurs pour nourrir l’ascension des antiques divinités flottant dans l’atmosphère souillée. Leur présence se ressentait partout, dans le moindre souffle de leur bétail bipède et dans chaque oeil vitreux et épuisé. Leur rire moqueur résonnait dans l’âme de chacun.

J’ai vu les marques des Yngir sur les jeunes et les vieux, pour empêcher que d’autres issus de leur panthéon sacrilège ne tournent leur attention vers le mauvais troupeau. Elles peuplaient le schisme géométrique d’espace réel immuable que les Yngir avaient mis des millénaires à construire. Un vide psychique où le Warp ne pouvait exister, pas plus que l’esprit ne pouvait survivre.

J’ai vu les machineries infernales du Dragon, actionnées par les membres épuisés de ceux qui ne survivaient qu’en attendant d’être dévorés et dont les enveloppes étaient transmutées en brèves déflagrations de lumière lorsqu’ils ne pouvaient plus travailler. Des centaines de corps serrés, recouverts de prises et parcourus de câbles, insufflaient leur essence dans le cœur vert palpitant de la Machine.

J’ai vu le paysage de peur sans fin que le Maître de la Mort avait créé, et ses habitants terrorisés nageant à moitié fous de terreur dans des mers de sang. Car le Destructeur savourait le goût de la frayeur et le cultivait au sein de ses sujets, ses fantômes hantant les vivants avec des visions d’un destin auxquels ils n’échapperaient pas. Ce n’était que quand l’horreur atteignait son paroxysme qu’il se nourrissait enfin.

J’ai vu les géométries serpentines de l’Imprévisible s’enrouler et se resserrer autour de sa moisson qui rampait comme de la vermine dans les méandres de son labyrinthe illogique. La santé mentale n’était plus qu’une écharde dans les esprits brisés de ses proies ; bien suffisante pour appréhender le fait qu’elles n’échapperaient pas à l’atrocité, mais pas assez pour étouffer l’espoir trompeur qu’elles continuaient de porter en leur sein.

J’ai vu les proies du Dieu-Chacal errer dans leur rêverie et imaginer l’herbe épaisse des jardins élyséens tandis que leurs pieds ensanglantés étaient écorchés par les pierres tranchantes et les os vitrifiés. Les sourires des ignorants tordaient leurs bouches édentées alors qu’ils avançaient vers les forges des âmes, convaincus de retourner chez eux.

Mais j’ai vu de nombreuses choses, car mon âme a arpenté la myriade des chemins futurs. J’ai vu la mort des étoiles ainsi que leur naissance. J’ai marché sur les frontières d’un univers confiné dans mon esprit et je sais que l’avenir n’est pas immuable. Les Yngir peuvent être arrêtés et leur sombre labeur naissant tué dans l’oeuf. Cette certitude est la plus précieuse de toutes.

J’ai vu le fléau de notre univers, et j’ai cependant vu l’espoir.

Attribué au Grand Prophète Maechu d’Ulthwé.

Déités des temps anciens, les C’tan apparaissent sous la forme d’êtres à la peau de métal flottant au-dessus du champ de bataille. Des vents fantomatiques et éthérés s’enroulent autour d’eux et se mêlent à un feu intense qui semble émaner du plus profond de leur essence. Leur contact est mortel, et ceux qui se risquent à les regarder en face plongent leur regard dans les insondables abîmes du temps. Bien qu’ils choisissent d’apparaître sous un aspect humanoïde, ce sont des formes extraterrestres qui n’agissent qu’au regard de leurs propres intérêts.

Parmi les C’tan, deux sont connus de nombreuses races : le Nightbringer et le Deceiver. Le Deceiver est actif depuis, la nuit des temps, tramant sans relâche de complexes machinations dans le seul but de causer du tort. Il considère les mortels comme ses jouets et adore les rendre fous avant de se nourrir de leur essence. Ses pouvoirs sont tous basés sur l’usage de sa voix et de sa présence, ainsi que sur une assimilation inexplicable des pensées, des désirs et des peurs d’une multitude d’autres êtres.

Le Nightbringer incarne la destruction ultime et implacable. Sombre entité de l’aube des temps, il porte une faux comme symbole de sa puissance. Il est capable de canaliser ses pouvoirs à travers son nécroderme et de les concentrer jusque dans son regard ou son arme.

Chaque C’tan a porté beaucoup de noms pendant sa longue existence. Le Deceiver était appelé Artemorra par les Jokaero, Sathsarrion par les Initiés de Gethvar, Mohagg par les habitants trois fois damnés de Cornochinae et Harrimoch par les voyageurs Vendichi. Il n’est pas rare les C’tan déguisent leur identité. Seuls ceux qui assistent à la démonstration de leurs pouvoirs peuvent deviner qui ils sont, et bien peu parlent alors de ce qu’ils ont vu.

Les C’tan manient les énergies primaires de la création. Leur pouvoir est tel qu’ils sont capables de défier les lois de la nature et d’altérer la réalité même. Si l’un d’entre eux vient à être détruit au cours d’un affrontement, son essence se reforme dans une nécropole nécron et reviendra tôt ou tard exercer sa vengeance.

Le Prix du Pouvoir

Bien avant que l’Humanité s’extirpe de la fange primordiale, les Nécrontyrs guerroyaient à travers la galaxie. Ils étaient originaires d’un monde morbide, et avaient une espérance de vie très courtes, si bien qu’ils étaient devenus obsédés par la mort. Pendant des millions d’années, ils se répandirent lentement à travers le néant. Leurs armées écrasaient ceux qui tentaient de s’opposer à eux, tandis que leurs rois cherchaient l’immortalité en se faisant ériger des mausolées grandioses gravés de leurs faits héroïques. Au cours de cet âge d’or, les soldats mortels des Nécrontyrs portaient le fer à l’ennemi, mais tandis que leurs domaines s’étendaient, l’unité de la race des Nécrontyrs s’éroda. Finalement, des guerres civiles virent la destruction de dynasties entières et la mort de nombreux rois. Poussés par le besoin d’unir leur peuple dans une cause commune, les Phaërons déclarèrent la guerre aux Anciens, une race puissante et énigmatique qui détenait les secrets de l’immortalité, mais qui avait toujours refusé de les révéler aux Nécrontyrs. Ainsi débute la Guerre Céleste, qui ravagea la galaxie pendant de longues années.

Aveuglés par leur orgueil, les Nécrontyrs pensaient arriver à vaincre les Anciens et leurs alliés, mais en dépit de l’immensité de leur empire et de leurs merveilles technologiques, ils furent peu à peu menacés d’extinction. Afin de sauver son peuple, Szarekh, le Roi Silencieux, scella un pacte avec les C’tan. Ces derniers étaient des dieux stellaires qui proposèrent aux Necrontyrs de leur dévoiler les secrets de l’immortalité, et de s’allier avec eux contre les Anciens. Même s’il savait qu’une telle proposition avait un prix, Szarekh accepta. C’est ainsi que les Nécrontyrs devinrent les Nécrons, leurs corps furent immolés dans des fourneaux lors du Biotranstert, afin d’être remplacés par des squelettes de métal dotés d’une volonté froide, et dénués d’âme. Les Nécrons relancèrent leurs attaques contre les Anciens, avec l’appui des C’tan. Les mondes se couvrirent de sang et les cités furent réduites en poussière tandis que les bastions des Anciens tombaient les uns après les autres. Mais alors que la victoire approchait. Szarekh était rongé par l’horreur qu’il avait infligée à son peuple. Celui-ci avait été anéanti, et remplacé par une race dénuée d’âme et asservie aux C’tan. Finalement, il trahit ses alliés immortels et ordonna à ses soldats de les attaquer tandis que les C’tan se gorgeaient des âmes de leurs ennemis. Les dieux stellaires furent vaincus, cependant ils ne pouvaient être totalement détruits, c’est pourquoi Szarekh les réduisit en d’innombrables fragments qui furent emprisonnés dans les Cryptes Tesseract. De cette façon, le pouvoir des C’tan resterait à la disposition des Nécrons, à la fois en tant qu’arme et source d’énergie.

Sources

  • Codex Necrons, V7
  • Codex Nécrons, V3

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