Bombardier Korvide

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Un Bombardier Korvide.
Les Drukharis considèrent que le Korvide est un de leurs véhicules les plus lourds, mais il reste capable de semer aisément le plus agile des chasseurs impériaux. Ce bombardier a quelques points communs avec le Stymphale, comme les ailerons en forme de faux et les lignes aérodynamiques, mais il porte une arme bien plus mortelle que celles de son cousin : la Mine Antimatière.

Comme ceux des Stymphales, les pilotes de Korvides sont des des vétérans des courses mortelles qui se déroulent autour des plus hautes spires de Commorragh. La vitesse est dans leur sang, et ils exécutent des manœuvres incroyablement risquées qui auraient raison d’êtres moins adroits comme de simples formalités. Le rôle du Korvide n’est pas défini par son pilote, mais par son artilleur, le véritable maestro de la symphonie de destruction que les Drukharis déchaînent sur leur proie.

La proue du Korvide est surmontée d’une verrière abritant une selle ressemblant à celle d’une Motojet d’Écumeur, entourée d’hologrammes et de runes de visée qui clignotent et dansent sur la cible de l’artilleur. C’est depuis cet habitacle perfectionné que l’artilleur déchaîne des fusillades mortelles à l’aide des armes principales de l’appareil : soit des Faux de Ténèbres qui assaillent l’ennemi de lumière noire, soit des Lances Antimatière qui tirent des rafales d’énergie ésotérique glanée au-delà des recoins de la Toile.

À la différence du Stymphale, dont les pilotes se réjouissent du fracas supersonique de leur passage, le Korvide est muni d’amortisseurs de bruit qui rendent ses moteurs totalement silencieux. Souvent, un ennemi ne se rend compte de la présence d’un Korvide que lorsque des traits d’énergie jumeaux viennent lacérer l’artillerie déployée dans l’intention d’abattre le bombardier.

Une fois que l’artilleur s’est assuré qu’il a les coudées franches, il active la nacelle permettant de larguer sa Mine Antimatière. Celle-ci est lâchée avec une précision diabolique, et explose en non pas une mais deux détonations, espacées d’une fraction de seconde. La première n’a pas d’effet offensif puisqu’elle se contente de générer une sphère de force, une bulle totalement impénétrable. La seconde libère une particule de pure lumière noire. Or, introduire ne serait-ce qu’un soupçon de lumière noire dans le monde réel pourrait avoir des conséquences catastrophiques, car sans la sphère de force créée par la première détonation, l’implosion qui en résulterait détruirait non seulement l’ennemi, mais aussi le Korvide. En l’état, ses effets sont limités à ceux qui sont piégés dans la sphère d’énergie. Une fois que la mine a annihilé sa cible, il ne reste du passage du bombardier qu’un cratère hémisphérique et un panache de vapeur trahissant à peine le véhicule qui vient de semer la destruction.

Après avoir déployé sa Mine Antimatière dévastatrice, un Korvide reste capable d’annihiler l’ennemi avec son arsenal. Ses Missiles Décalorifères emploient une technologie d’explosion bipolaire similaire à celle de la Mine Antimatière, tandis que les Missiles à Implosion émettent un champ de dissonance moléculaire qui atomise tous ceux qui sont pris dans sa zone d’effet. Pendant ce temps, le Korvide est protégé des tirs de riposte par son Bouclier Nocturne, qui projette un champ de déplacement à large spectre autour de l’appareil, l’enveloppant de ténèbres et trompant les systèmes de visée ennemis.

Bombardements Drukharis

Bien qu’indiscutablement efficaces, l’armement d’un Korvide est en bien des points contradictoire avec les besoins d’un raid. Pour que les Drukharis nourrissent leurs âmes flétries, ils doivent s’abreuver de la souffrance de leurs victimes, or des armes comme la Mine Antimatière oblitèrent leurs cibles si totalement que leur agonie est gâchée. Cependant, en annihilant les structures défensives et les cibles lourdement blindées, un Korvide permet au reste des pillards d’atteindre la position ennemie, où ils peuvent se délecter d’une dose de massacre à courte portée qui compense largement la perte de tourment initiale. Contre certaines armées, cependant, la Mine Antimatière s’avère l’outil idéal pour extraire la souffrance. L’Adeptus Mechanicus, avide de collecter les données de chaque bataille, fait souvent marcher des colonnes de guerriers Skitarii droit sur le chemin des bombardiers dans l’espoir de glaner des bribes d’informations depuis la bulle de réalité de la Mine Antimatière - ce qui est vain. En outre, en dépit de la croyance des Technoprêtres selon laquelle leurs créations sont dépourvues de la fragilité de la chair, la destruction de tant de corps vivants crée une brume de souffrance latente très appréciée des pilotes de Korvides.

Source[modifier]

Pensée du Jour : « Il est de notre devoir d’oblitérer les ennemis de l’Empereur, mais cela seul ne suffit pas. »
  • Codex Drukhari, V8