Bataille du Terminal d'Eurydice

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La galaxie gothique ravagée par la guerre du lointain futur grouille d’armées de l’Imperium, d’adorateurs des noirs dieux du Chaos et de peuples Xenos belliqueux, tous opposés dans le plus grand conflit que les étoiles elles-mêmes aient connu.
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Les Héros et personnages illustres naissent des guerres et des tragédies, luttant et oeuvrant pour réaliser ou lutter contre leur destin, quand ce n'est celui d’un Monde entier ou de l'univers lui-même.

Vous trouverez ici une liste de quelques uns de ces personnages ayant laissé leur empreinte, aussi futile soit-elle, au milieu des conflits sans nombre du sombre univers de Warhammer 40.000.
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« Dans l’obscurité, je serai la lumière.
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Dans la vengeance, je n'aurai nulle pitié.
Au cœur de la bataille, je n'aurai nulle peur.
Devant la mort, je n'aurai aucun regret... »

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Le Primarque Roboute Guilliman à la tête des Ultramarines durant la Grande Croisade.
Depuis sa prise de contrôle de sa Légion au cours de la quatrième décennie solaire de la Grande Croisade, Roboute Guilliman avait réussi à transformer la XIIIe Légion en une arme de guerre complexe et hautement performante, s’appuyant sur un bilan fait de succès et très peu de défaites. Pendant plus d’un demi-siècle, la Légion s’était renforcée, organisant des actions de Conformité et libérant des mondes pour l’Imperium à l’est de la galaxie, forgeant ainsi le Royaume d’Ultramar.

Bien que n’ayant pas encore atteint sa supériorité numérique décisive sur les autres Légions qui se manifestera au moment de l’Hérésie d'Horus, les Ultramarines en 899.M30 étaient peut-être sur le point de la gagner. Leurs rangs comprenaient environ 166 000 Légionnaires, les plaçant en tête de peloton. Les Dark Angels, qui, dans la décennie précédente, étaient sans aucun doute la Légion la plus puissante de l’Imperium, avaient vu leurs nombres baisser et égalisaient ce chiffre, après avoir subi de lourdes pertes pendant le fameux Troisième Xenocide Rangdan, où 50 000 Space Marines étaient tombés, empêchant la destruction de peut-être tout l’Imperium septentrional par cette menace venant des ténèbres extérieures.

Les Ultramarines, au contraire, avaient passé des décennies solaires à renforcer leurs nombres et à élargir les frontières à l’est, bénéficiant ainsi de leur excellent réseau d’approvisionnement et de recrutement. De plus, la puissance redoutable du génie de leur Primarque était à son zénith.

Malgré tout, Roboute Guilliman savait qu’une ombre de doute affligeait l’âme de sa Légion. Ce doute trouvait son origine dans la défaite au cours de l’assaut désastreux lors de la Rébellion d'Osiris quelques années avant la découverte du Primarque. Le commandement de Marius Gage avait commencé suite à ce désastre, désastre qui devient une influence néfaste dans l’âme de la Légion. Bien que non tacite, elle avait néanmoins un pouvoir, et semblait même jeter un voile sur les recrues de la Légion lorsque une bataille était sur le point d’être perdue. Le Primarque savait que le seul moyen de purger véritablement cette ombre de sa Légion était de retrouver les Xenos connus sous le nom de Psybrid d’Osiris et, avec les Ultramarines, les détruire complètement.

À cette fin, lorsqu’il a pris le commandement de sa Légion , Roboute Guilliman examina les informations sur cette campagne, et commença à planifier la destruction des Psybrids, analysant et réanalysant chaque aspect des rapports de bataille, les images des tirs à la mitrailleuse et même les données Auspex recueillies auprès des cogitateurs éthériques des vaisseaux de guerre qui avaient survécu à des fluctuations microscopiques. Au cours des décennies pendant lesquelles sa Légion était passée en campagne de Conformité, le Primarque n’avait jamais cessé de lancer des scénarios de bataille théoriques contre les macabres et puissants Xenos, sachant qu’un jour, ils réapparaîtraient et que lui et sa Légion seront prêts. Mais des décennies passèrent sans qu’on entende parler d’eux.

Bien sûr, il y avait eu des rumeurs, des récits non corroborés transmis par des Libres-Marchands frontaliers, des rapports intermittents de massacres inexplicables et de disparitions massives, mais la galaxie, même avec l’Imperium en croissance, était un lieu étrange et dangereux, et les preuves étaient rarement concluantes quant à l’identité des coupables, ou décrivaient les dépravations les plus courantes, si non moins meurtrières, des Khraves, des Asservisseurs ou des corsaires Drukharis dégénérés. Mais à Maxilla Veritas, près du Maelström, vingt-six ans après la Rébellion d’Osiris, la preuve de l’implication des Psybrids était considérée comme viable. Sur cet Agri-Monde, un tiers de la population avait disparu du jour au lendemain, le reste se couchant simplement dans les champs pour mourir de faim, leur esprit et leur volonté complètement détruits. Mais au moment où les croiseurs rapides de la Flotte Ultramarine arriva, la piste était déjà froide et les morts de la planète témoignaient de manière silencieuse du passage des Psybrids.

C’est dans les derniers segments de 899.M30 que la nouvelle parvint finalement au Primarque des Ultramarines : les Psybrids avaient non seulement été trouvés, mais ils se trouvaient engagés dans des combats. Relayé par la chambre astrotélépathique centrale de Terra, l’étrange récit provenait d’une petite flotte de la XIIIe Légion, qui l’avait obtenu des War Hounds (nom de la XIIe Légion avant que le Primarque Angron soit retrouvé).

La flotte, sous le commandement du Préteur Erad Krüg, se battait à l’extrême sud-ouest de la frontière de la Grande Croisade, près du Terminal d’Eurydice. Les War Hounds s’étaient engagé à repousser sur un monde d’avant-poste frontalier une attaque de pillards Orks du soi-disant empire de Glortian, originaire des profondeurs de l’espace. Les War Hounds, bien que largement en infériorité numérique, avaient repoussé les attaques répétées des Orks par une série d’embarquements sauvages en orbite rapprochée et d’attaques intensives sur leurs zones de débarquement, empêchant les Xenos de prendre pied au sol. C’était lors du dernier de ces assauts, le plus grand jamais tenté par les Orks, qu’un mystérieux tiers avait attaqué les deux camps.

Deux immenses vaisseaux en forme de sablier étaient apparu puis avaient lancé un assaut dévastateur face auquel les Orks réagirent avec une frénésie injustifiée même d’après leur nature, en abandonnant immédiatement l’assaut planétaire et attaquant les nouveaux arrivants dans un abandon suicidaire. Les War Hounds avaient profité de ce répit inattendu pour se regrouper, puis contre-attaquer le flanc des Orks presque non protégé, tant les pillards se livraient à une attaque sur les vaisseaux en sablier, nombre de leurs vaisseaux de guerre ne faisant que pilonner l’ennemi avec leurs canons. Les Barges de Bataille des War Hounds se tracèrent un chemin sanglant à travers les lignes Orks et se dirigèrent vers l’ennemi inconnu. Ils rencontrèrent alors les Psybrids d’Osiris lorsque les puissants Xenos cauchemardesques brisèrent leurs Boucliers Void et se téléportèrent leur bord. Dans la mêlée chaotique qui s’en suivi, seule la ténacité farouche des War Hounds leur permirent de survivre. Des dizaines de leurs vaisseaux et des centaines de navires Orks furent brisés et laissés à l’état d’épaves dans le ciel au-dessus du Terminal d’Eurydice avant que les deux vaisseaux sabliers soient finalement chassés. Mais pas avant qu’un vaisseau Psybrid ne passe à basse altitude à la surface de la planète, permettant à des stations au sol d’analyser ses fluctuations d’énergie.

Au moment où le rapport parvint à Guilliman, il était déjà obsolète de plusieurs mois à cause des aléas des communications astrotélépathiques. Il savait que ses propres ordres, bien que scellés sous son autorité de Primarque et de Seigneur Maréchal Primus de la Grande Croisade, envoyés aux War Hounds les exhortant de tenir à tout prix et, si possible, suivre les vaisseaux sabliers jusqu’à leur foyer, pourraient arriver trop tard. Quoi qu’il en soit, Roboute Guilliman mis en place sa stratégie planifiée de longue date, et en un temps record, une puissante flotte vengeresse des Ultramarines fut bientôt en route vers le Terminal d’Eurydice.[1]

L'Étoile Meurtrière[modifier]

Lorsque la flotte arriva, pas même l’intellect du Primarque des Ultramarines n’aurait pu prédire ce que sa Légion trouverait. L’ensemble du système stellaire était un champ de bataille jonché de débris en feu et de l’écho radioactif des tirs d’armes lourdes. Les carcasses brisées des vaisseaux de guerre Orks et impériaux, ainsi que des épaves difficilement identifiables, étaient éparpillées un peu partout, et l’atmosphère d’Eurydice Noctis, le seul monde agricole du système, était brûlée et noircie par le feu de la guerre. Au-dessus de cette orbe déchirée par la bataille, au cœur d’une mer d’épaves orbitales, se trouvait pas moins de sept vaisseaux sabliers Psybrids, plusieurs gravement endommagés suite à d’intense combats.

Subissant immédiatement des attaques dispersées de la part des vaisseaux de combat Orks se trouvant dans les champs de débris, la Flotte Ultramarine commença à parcourir le système pour tenter de comprendre ce qui s’y passait, mais ce n’est que lorsque la XIIIe Légion fut contactée par un signal vox impérial venant de la surface de l’une des lunes de glace extérieures du système que les choses devinrent claires. Le signal provenait du Croiseur de Bataille des War Hounds, le Cold Cerberus, qui avait effectué un atterrissage d’urgence sur la lune de glace pour effectuer des réparations. À bord se trouvaient les derniers centaines de Légionnaires survivants de la XIIe Légion, les restes d’une force dix fois plus nombreuse, dirigée par le Commandant Erad Krügle, terriblement blessé.

L’arrivée de la Flotte Ultramarine fut une bonne surprise pour lui, car il n’avait reçu aucun ordre lui exhortant de rester sur place et de se battre jusqu’au bout contre la menace Xenos - il n’en avait pas besoin. Il expliqua au Primarque le déroulement de l’étrange et terrible bataille dans laquelle les Psybrids avaient réussi à asservir une vaste population d’Orks Sauvages pour lutter contre eux, et leur tentative de faire de même avec les défenseurs impériaux d’Eurydice. Seuls les War Hounds avaient réussi à résister à l’influence néfaste des créatures, mais ces derniers étaient largement plus nombreux et la XIIe Légion avait chèrement payée leur résistance et auraient été submergés si un grand nombre d’Orks enragés, apparemment les forces principales de l’ensemble de l’Empire Glortian, n’avait pas envahi le système.

Les Orks s’étaient battus avec une fureur incroyable, au-delà de leur nature belliqueuse habituelle, cherchant soit à se venger, soit étaient poussés par une volonté génétique les poussant à exterminer les Psybrids. De plus, les gargantuesques vaisseaux sabliers semblaient à leur tour renforcer les Psybrids, et avec eux des milliers de guerriers Xenos et de navires asservis, dont peu étaient connus des centres de données des vaisseaux impériaux. Le Terminal d’Eurydice était devenu une étoile meurtrière ; un vortex de destruction qui appelait maintenant encore plus d’armées à venir mourir. Les Ultramarines étaient arrivé pour rejoindre la bataille.

En dépit de la demande d’Erad Krüg pour que ses Légionnaires survivants soient évacués de leur vaisseau en ruine et se voient attribuer une place dans le plan de bataille, les War Hounds furent mis à l’écart ; ce serait une bataille pour uniquement les Ultramarines. Au lieu d’une opération tactique traditionnelle qui est la spécialité des autres Légions Space Marines, les Ultramarines optèrent pour un assaut total.

Après avoir longuement analysé les comptes rendus sur la catastrophe d’Osiris, Guilliman avait analysé un certain nombre de faits cohérents concernant son ennemi et qu’il envisageait d’exploiter pour le mener à sa perte. La première était que, malgré leurs vastes vaisseaux et les hôtes asservis qu’ils déployaient impitoyablement, le véritable ennemi, les créatures semi-vaporeuses Psybrids étaient relativement peu nombreuses. Leur style de combat consistait à attaquer d’abord par procuration en tant que commandant plutôt qu’en tant que guerriers de première ligne, n’intervenant que pour faire pencher la balance avec leurs pouvoirs psychiques prodigieux, avec pour principe de s’exposer au minimum. Les vaisseaux sabliers, aussi énormes qu’ils puissent être d’après ce que le Primarque avait pu vérifier grâce aux données rassemblées par les Auspex, étaient eux-mêmes plus assimilables à des stations spatiales mobiles qu’à des vaisseaux de guerre, et leur habitation interne avaient des capacités limitées, le reste constituant une vaste réserve d’approvisionnement et d’autosuffisance. Cette supposition fut confirmée par le balayage concentré de ses vaisseaux de guerre alors que la Flotte Ultramarine approchait de ses cibles : les Psybrids n’avaient pas de système natal, pas d’empire ; c’étaient des nomades, des vagabonds emmenant tous ce qu’ils possédaient avec eux et ils étaient peu nombreux. La guerre à la surface du monde, les Orks, les soldats esclaves assoiffés de cervelle, tout était sans importance - un écran de fumée - l’ennemi était les marionnettistes à bord des vaisseaux nomades, et Roboute Guilliman allait les détruire.[2]

Le Feu dans les Profondeurs[modifier]

Le plan d’attaque du Primarque était incroyablement direct. Sa flotte ne ferait pas de pause pour un bombardement à longue portée, ne présenterait pas de côté et ne pilonnerait pas l’ennemi de près comme l’aurait fait un Grand Amiral de la Flotte Impériale, mais mènerait à la place une procédure d’arraisonnement complet et sans prélude. Guilliman conduirait le cœur de sa flotte et près de 100 000 Ultramarines au cœur de l’ennemi. Contrairement à la dernière fois, les Ultramarines n’étaient pas en infériorité numérique. Les Psybrids seraient obligé de faire face à une masse blindée bleutée de guerriers surhumains dont le seul but était leur annihilation totale. Ce n’est pas sans ironie que Roboute Guilliman raconte dans son témoignage sur l’assaut que certains pensaient par le passé croire que sa Légion et lui-même étaient opposés aux stratégies entraînant de lourdes pertes en vies Ultramarines ; cette action unique dissiperait ce mythe et illustrerait le fait que cette manœuvre était souvent un gâchis et inutile pour un général habile, mais lorsqu’un c’était le moyen le plus efficace et peut-être même l’unique voie vers la victoire, sa Légion en paierait le prix avec une ferveur et une détermination indestructible.

C’est ainsi que l’énorme flotte démarra, ses moteurs au plus haut niveau, avec au centre le Primarque lui-même à bord du Macragge’s Honour, à la tête d’une douzaine de Barges de Bataille et d’une vingtaine de croiseurs. En parallèle, les deux autres géants de la flotte, la Spear of Konor sous le commandement de Marius Gage et le Thunder of Hera sous le commandement de Severin Vale, dirigeraient leurs propres forces de frappe de Barges de Bataille et de croiseurs, tandis que les vaisseaux de bataille plus lourds donc plus adaptée pour les canonnades qu’à l’assaut, formait un ligne à l’arrière.

Cette ligne arrière se rompit parallèlement à l’approche finale de la flotte, encerclant l’ennemi et coupant toute retraite. Au début, les vaisseaux nomades Psybrids réagirent en resserrant les rangs et en émettant de grandes impulsions de force gravitationnelle sur la trajectoire des Ultramarines qui approchaient. Ils espéraient briser la formation Astartes et d’écraser ou de détourner les tirs qu’ils pensaient allaient être tiré contre eux à tout moment. Mais trop tard, ils réalisèrent le danger auquel ils faisaient face, car aucun tir n’arriva.

Au lieu de cela, la Flotte Ultramarine fonçait dans une turbulence spatio-gravitique, leurs pilotes et leurs Capitaines s’étant exercés à de telles manœuvres dans des simulations sans fin sous le commandement de leur Primarque, et peu de vaisseaux furent perdus, bien que beaucoup aient été pilonnés et battus comme par un orage lors d’une terrible tempête maritime. Les vaisseaux Psybrids commencèrent à se disperser, mais ralentis par leur énorme masse, ils ne purent se détacher à temps pour éviter la vaste flotte de vaisseaux de guerre qui se ruaient sur eux.

À une distance de quelques kilomètres l’un de l’autre, les Ultramarines déchaînèrent enfin leur colère, et avant que ne se répande l’image aveuglante des éclairs des tirs de mille batteries de macrocanons, des centaines de vaisseaux d’assaut décolèrent de leurs baies de vol. Les vaisseaux nomades Psybrids tirèrent avec des fouets d’énergie élémentaire, et détruisirent tout autour d’eux les vaisseaux d’assaut, mais c’était trop peu pour contrer le flot de colère qui s’écrasait contre eux. La Flotte Ultramarine englouti les imposants vaisseaux Psybrids, les croiseurs et les Barges de Bataille tournants autour des vaisseaux nomades, tirant des filets à grappins et des systèmes d’abordage qui percèrent les flancs des vaisseaux extraterrestres. Ils étaient comme des géants assiégés par des centaines d’oiseaux de proie et déchiquetés lentement.

À travers les réseaux de couloirs labyrinthique, telles les entrailles d’une grande machine, les Ultramarines attaquèrent avec une intention meurtrière, détruisant tout sur leur passage. Les vapeurs macabres et demi-solides, maigres et décharnées sans leur armure exotique, combattaient avec la sauvagerie des animaux en cage, brûlaient d’une énergie psychokinétique et frappaient avec des éclairs énergétiques. Mais pour chaque Légionnaire tombé, une douzaine d’autres se pressaient pour le remplacer et, un par un, les Psybrids commencèrent à se faire encercler, à se faire isoler et à se faire tuer. Menés par des Invictarii armés de haches et de boucliers et par d’anciens combattants Terminators, les Ultramarines s’enfoncèrent au cœur des grands vaisseaux, minant les corridors et les jonctions avec des bombes et des charges atomiques. Les Dreadnoughts blindés des Ultramarines ouvrirent les cloisons pour révéler des voûtes pleines de trésors pillés et des richesses d’innombrables mondes, mais les Ultramarines n’étaient pas influencés par de telles merveilles, pas plus qu’ils n’étaient arrêtés par les celliers chirurgicaux ayant des fonctions de garde-manger qu’ils rencontrèrent, ni par les extraterrestres qui suspendaient par centaines les têtes de leurs victimes pour leur consommation ultérieure. Les guerriers de la XIIIe Légion étaient implacables, et en eux avait été réveillé un désir de vengeance rarement affiché qui ne pouvait être détourné ni nié.

C’est Roboute Guilliman lui-même qui perça la chambre la plus profonde du plus grand des vaisseaux sabliers pour découvrir le maître des Psybrids. C’était une chose avec de multiples membres, trois fois plus grande que le Primarque, et dont la longue tête presque chevaline, qui, face à l’invasion de son sanctuaire intérieur, hurla des ondes de choc de force capable de rompre la céramite. Mais alors même que sa garde du corps blindé de Terminator titubait et tombait sous l’assaut psychokinétique, le Primarque, accompagné de son Psyker de bataille, Aaroth Ptolemy, le chargea. Le Roi Psybrid s’éleva au-dessus d’eux, ses bras griffus portant des armes étranges, à l’image d’un dieu démoniaque oublié de la Longue Nuit, mais Guilliman frappa avec la force et la rapidité provenant des arts inégalés de l’Empereur, séparant les membres de la créature vaporeuse, alors que Ptolemy la combattait sur le plan mental, allant jusqu’à sacrifier sa vie pour défendre Guilliman de l’assaut psychique de la créature cauchemardesque. Le monstre tomba et le Primarque des Ultramarines vengea sa Légion, arrachant le cerveau rougeoyant de la chose de son crâne et l’écrasant sous son talon.

Un à un, les imposants vaisseaux sabliers des Psybrids d’Osiris tombèrent, déchirés par des charges explosives de l’intérieur ou pulvérisés par des tirs croisés des Ultramarines. Il n’y avait pas d’échappatoire. Alors que les Psybrids mouraient, il en était de même pour leurs armées d’esclaves toujours en guerre sur la planète. Bientôt, seuls les Orks de Glortian, blessés et épuisés, restèrent. Les Ultramarines les chassèrent rapidement une fois de plus dans le vide de l’espace. Les pertes avaient été assez élevé avec plusieurs milliers de blessés. Beaucoup d’entre eux étaient des vétérans aux racines terranes qui avaient désiré être dans les premiers à se battre pour effacer les échecs du passé. Mais c’était un prix payé volontairement pour satisfaire leur vengeance, et la Légion des Ultramarines étaient prête à recommencer volontiers à l’avenir.[3]

Source[modifier]

Pensée du Jour : « La victoire se mesure dans le sang versé : le vôtre ou celui de l’ennemi. »
  • The Horus Heresy, Book Five - Tempest
  1. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Ultramarines - The Debt of Vengeance (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Ultramarines - The Debt of Vengeance - The Killing Star (traduit de l'anglais par Guilhem)
  3. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Ultramarines - The Debt of Vengeance - The Fire upon the Deep (traduit de l'anglais par Guilhem)