Avatar de Khaine

De Omnis Bibliotheca
L’Avatar de Khaine, incarnation du Dieu à la Main Sanglante, affrontant un Gardien des Secrets.

L’Avatar de Khaine est l’incarnation vivante de la guerre et se réveille en période de conflit pour aider les armées des Asuryanis contre leurs ennemis. Imprégné de l’esprit du Dieu à la Main Sanglante, le redoutable Dieu de la Guerre des Aeldaris, l’Avatar domine le champ de bataille ; c’est un véritable mastodonte de mort, trois fois plus grand qu’un homme, vêtu d’une armure en fusion de style baroque et ornemental. D’une main, il tient une lame flamboyante incrustée de puissantes runes de la mort, tandis que de l’autre, un poing crochu d’où s’écoule constamment du sang, rappel sinistre de la soif inextinguible de carnage et d’effusion de sang de Khaine lui-même. L’aspect le plus terrible de l’Avatar sont ses yeux, des fosses brûlantes de rage qui incarnent l’âme même de la destruction et remplissent tous ceux qui les contemplent d’une terreur et d’un désespoir inéluctables. Voir l’Avatar traverser le champ de bataille en laissant dans son sillage une traînée de pas flamboyants, c’est regarder le visage de la mort et sentir l’ancienne colère des Asuryanis se manifester.

Au combat, l’Avatar de Khaine n’est généralement rencontré qu’à la tête d’un grand ost, menant des dizaines de guerriers Asuryanis et Aspects vers l’ennemi, utilisant sa taille et sa force pour percer des trous dans les lignes ennemies ou détruire leurs fortifications. La puissance de l’Avatar est telle que sa lame peut couper les chars de combat en deux ou même découper les portes de la forteresse, ne laissant sur son passage que des morceaux de métal fondu. Son aura flamboyante est tout aussi mortelle et ceux qui s’approchent trop près de l’Avatar sentent la chaleur se dégager de son armure ancienne, assez chaude pour brûler la chair et enflammer les cheveux et les tissus si elle passe trop près. Entre les plaques d’armure, la peau de l’Avatar apparaît sous forme de magma, aux couleurs rouges profondes et noires lumineuses, qui se déplacent avec le mouvement pesant de la lave alors que celle-ci flux et reflue sur son corps. On comprend aisément que l’Avatar souffre peu des armes incendiaires ; leur chaleur et leur puissance destructrice le traversent comme l’eau peut glisser sur la peau humaine. Ceux qui ont assisté à son apparition et qui ont survécu y ont vu un véritable Dieu de la Guerre.

L’Avatar ne s’éveille qu’en cas de besoin et demeure pendant la plus grande partie de son existence au plus profond de chaque Vaisseau-Monde, dans une chambre scellée, située très profondément sous les flèches et les dômes de Moelle Spectrale. À l’intérieur de cette salle, sur un trône de métal fumant siège une statue de fer immobile qui semble n’être qu’une armure antique carbonisée et patiné par l’âge. Ses yeux sont deux puits sans fond, comme si tout son corps était une coquille de métal vide. Les extensions de la structure de son sanctuaire se ramifient dans les arches thoraciques qui forment l’architecture du Vaisseau-Monde, qui ont chacun leur propre Avatar, froid et sans vie.

Les Avatars sont des combattants sans égal.

C’est une tradition aussi ancienne que les Aeldaris eux-mêmes qui réveille l’Avatar et lui donne une forme de vie vengeresse pour qu’il puisse partir en guerre contre les ennemis des Asuryanis. Lorsque la guerre approche, et que les Asuryanis se préparent au conflit, la Moelle Spectrale psychoréceptive de la salle absorbe leur désir de combat. L’Avatar se met à luire, car son sang commence à bouillonner. Le métal en fusion court à nouveau dans ses veines et son corps se fissure et siffle comme un fourneau. L’Avatar s’agite en réponse à l’appel de la guerre. Aussitôt que les Aeldaris ressentent les premiers étirements de l’Avatar résonner à travers le cœur de Moelle Spectrale du Vaisseau-Monde, les plus vieux Exarques revêtent leur armure cérémonielle et se rassemblent devant la crypte, afin de commencer le rituel de l’Éveil. Un rugissement psychique résonne le long des côtes de Moelle Spectrale du Vaisseau-Monde. Attirés par le cri de la guerre, les Exarques choisissent un guerrier audacieux parmi eux, un membre de leur race ayant la volonté et le courage d’incarner le savoir-faire des Aeldaris en matière d’armes et leur soif de victoire. Connu sous le nom de "Jeune Roi", ce guerrier choisi est emmené, nu, à l’exception d’une couronne d’épine de Moelle Spectrale, dans les chambres profondes, devant la porte où se trouve la coquille de l’Avatar. Chaque âme du Vaisseau-Monde perçoit la pulsion de soif de sang de l’Avatar, un feu mortel attendant seulement d’être attisé pour devenir un brasier infernal. Enfin, les portes de bronze de la salle s’ouvrent à la volée. La lumière est si intense qu’elle traverse les paupières et brûle l’esprit, et le vacarme du fer qui éclate est assourdissant. Le Jeune Roi entre alors dans la chambre, marchant solennellement pour être remis à Khaine, corps, âme et esprit, afin que son essence puisse remplir l’Avatar de vie et lui donner la rage et le pouvoir d’aller à la guerre. Pendant des heures, parfois des jours, le fourneau gronde, couvrant les cris du Jeune Roi. Son supplice s’achève par un hurlement inhumain, et une onde de choc psychique fait voler les portes de la crypte. Au milieu du torrent torride, l’Avatar fumant sort de la salle du trône. À la fin du rituel, le Jeune Roi est complètement consumé par l’Avatar et cesse d’exister tel qu’il était autrefois, son essence se mêlant à celle du Dieu à la Main Sanglante et à l’Avatar, lui donnant la force et la volonté de bouger et de combattre. Presque aussitôt, l’armure de l’Avatar commence à fumer et à chauffer tandis que les runes sur sa chair et ses armes commencent à briller. Finalement, les yeux de l’Avatar s’enflamment et il se relève de sa tombe pour répondre à l’appel des Aeldaris et mener leurs guerriers contre les ennemis du Vaisseau-Monde. Au même moment, les guerriers du Vaisseau-Monde, réunis selon leurs Temples Aspects respectifs, coiffent leur heaume - le point d’orgue d’un rituel qui se déroule en parallèle de l’Éveil.

Pleinement éveillé, l’Avatar devient l’incarnation du dieu ancien Khaine à l’enveloppe imposante et terrifiante. Ses yeux luisent comme des braises, et sa surface ondule et crépite comme des bulles d’ichor ardent éclatent et se solidifient sur sa peau incandescente. Des volutes de fumée et des cendres en suspension l’enveloppent comme une cape sombre, et l’odeur de l’hémoglobine se mélange à celle du charbon et du soufre. Un sang épais suinte de son poing gauche, laissant un sillage de gouttelettes fumantes. De sa main droite, il serre Suin Daellae, la Mort Hurlante, l’arme sacrée du Dieu à la Main Sanglante. Prenant la forme d’une épée ou d’une lance, les runes qui y sont gravées semblent se tordre et se débattre en émettant un sifflement assourdissant, comme torturées par la poigne ardente de l’Avatar. Invoqué pour mener la guerre par des rituels ésotériques, l’Avatar marche au-devant de son armée, et les Asuryanis qui l’accompagnent sont galvanisés par sa soif de meurtre. Leurs peurs et leurs hésitations s’évanouissent pour laisser place à une joie impénitente à l’idée de livrer bataille. En ces précieux instants, les Aeldaris des Vaisseaux-Mondes atteignent le pinacle de leur grandeur, oubliant leur rôle de simples survivants pour redevenir des conquérants. Une clameur d’exultation retentit sur le champ de bataille. La tuerie peut commencer.

Ealíon Tóir, Gardien d’Iyanden, se redressa sur le champ de la victoire comme si elle sortait de transe. Tout n’était que carnage autour d’elle. Des corps étaient éparpillés au milieu des restes calcinés d’un tank impérial. De la fumée stagnait dans l’air, un voile illuminé d’un rouge étrange par le soleil couchant. Quelques instants plus tôt, Ealíon se sentait vivifiée, guidée par l’éclat de la guerre. À présent, son corps était lourd, las et endolori. En retirant son casque, des bribes des combats lui revinrent, comme les souvenirs d’une soirée passée à abuser d’amarulii fermenté. En regardant alentour, elle vit les horreurs comme s’il s’agissait de la première fois, chaque coup d’œil la forçant à se remémorer ce qu’elle avait fait et les proches qu’elle avait perdus. L’Avatar était parti, empruntant le portail pour retourner au cœur du Vaisseau-Monde, et sa présence stimulante n’avait laissé place qu’au chagrin.

Une fois sa tâche accomplie, l’Avatar retourne dans le Vaisseau-Monde, son armure se refroidissant et le feu de ses yeux s’éteignant pour s’endormir à nouveau. Il n’y a plus aucun signe du Jeune Roi et nul n’évoquera son destin, pas même les Grands Prophètes. Son esprit a été consumé par l’ordalie, peut-être pour s’asseoir aux côtés de Khaine lui-même comme tant de Jeunes Rois avant lui, ou peut-être perdu à jamais dans les flots de l’Immaterium, une autre âme dépensée dans le lent et inévitable déclin des Aeldaris vers leur extinction.

À moins d’avoir combattu dans les Armées de l’Empereur ou de s’être trouvé dans une ville attaquée par des Asuryanis, il est rare qu’un habitant de l’Imperium ai jamais entendu parler d’un Avatar de Khaine. Malheureusement, l’Imperium de l’Humanité a affronté les Aeldaris à de nombreuses reprises au cours de la longue et sanglante histoire des deux races, et les comptes rendus de l’Avatar et du carnage qu’il a perpétré contre l’Humanité peuvent être trouvés par des Libres-Marchands malins parmi les comptes rendus de l’Administratum et les écrits sacrés de l’Ecclésiarchie. Cependant, il y a autant d’interprétations de l’Avatar que de comptes rendus : certains l’assimilant à une machine de guerre mécanique tandis que d’autres prétendent qu’il est un Démon de la guerre, étant donné la forme de ce guerrier Asuryani géant. Ce sur quoi ils sont tous plus ou moins d’accord, c’est l’effet que l’Avatar a sur les Aeldaris qui marchent à ses côtés, renforçant leur courage et remplissant les Xenos habituellement fragiles d’une profonde et violente soif de guerre. Il est également convenu que la créature semble être l’essence même du feu, son sang comme du magma et sa chair taillée dans la roche brûlante. Bien qu’il y ait de rares cas où elle a été abattue au combat, la flamme disparaissant de sa chair et la lumière quittant sa lame, elle semble toujours revenir, s’élevant à nouveau comme la colère des Aeldaris eux-mêmes pour avancer une fois de plus dans la bataille.[1]

  • Dieu de la Guerre : Le Dieu à la Main Sanglante est l’essence même de la guerre pour les Aeldaris et l’esprit d’un de leurs Dieux fait chair. Pour un guerrier Asuryani, la simple vue de l’Avatar suffit à remplir son cœur de courage et d’une détermination inébranlable pour vaincre ses ennemis.
  • Armure en Fusion : Le feu et la chaleur entourent l’Avatar et se répandent de son armure ancienne comme la lave d’une déchirure dans la terre. Ceux qui se rapprochent trop près de la créature subissent des brûlures et les armes qui utilisent le feu elles-mêmes sont largement inefficaces contre lui, leurs faisceaux, leurs jets et leurs explosions s’écoulant sur l’armure de l’Avatar comme de la fumée frappant l’eau.
  • Essence Immortelle : L’Avatar de Khaine ne peut pas être vraiment tué ; même si sa forme est brisée et détruite, tant que son Vaisseau-Monde perdure, il peut être éveillé pour revenir encore et encore. Lorsque l’Avatar est détruit, son corps est réduit en cendres et son essence retourne dans son Vaisseau-Monde ; son corps, son armure ou ses armes ne peuvent donc pas être saisis par ses ennemis.
L’Avatar de Khaine possède l’Équipement suivant :
  • Mort Hurlante : Lorsque l’Avatar s’éveille, il prend une arme redoutable et terrible des Aeldaris connue sous le nom de Suin Daellae, la Mort Hurlante. Cette arme peut prendre de nombreuses formes, mais le plus souvent, elle se présente sous la forme d’une lame imposante ou d’une lance à plusieurs pointes, dont la surface brille d’une puissante énergie psychique en émettant des cris stridents et des ondes de choc meurtrières tandis que l’Avatar avance pour prélever son tribut de sang au corps à corps. En plus de pouvoir percer facilement la plupart des armures et tuer de multiples ennemis par de larges balayages ou de puissantes poussées, l’Avatar peut utiliser la Mort Hurlante pour concentrer sa terrible rage en un éclair d’énergie brûlante, faisant littéralement fondre les ennemis là où ils se trouvent et transformant les véhicules en tas de métal et de scories fumantes.

Sources[modifier]

  • Warhammer 40 000 JdR - Rogue Trader - The Koronus Bestiary
  • Codex Craftworlds, V8
  • Codex Craftworlds, V7
  1. Warhammer 40 000 JdR - Rogue Trader - The Koronus Bestiary - Avatar of Khaine (traduit de l'anglais par Christer)