Électro-Prêtre

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Les Électro-Prêtres se consacrent aux mystères de l’énergie, à son flux à travers les corps conducteurs et à l’étincelle motrice qu’elle procure aux Esprits de la Machine. Les Électro-Prêtres les plus fanatiques sont fortement modifiés afin de leur permettre de générer de l’énergie électrique dans leurs propres corps, les transformant en puissantes et crépitantes piles vivantes.[1]

Électro-Prêtre Fulgurite

Un Électro-Prêtre Fulgurite.

Les Électro-Prêtres Fulgurites crépitent de l’énergie volée à leurs victimes. Un voile de foudre protecteur appelé champ Voltagheist les entoure, leurs veines recâblées et les circuits sous-cutanés de leurs électrotatouages palpitent de force divine. Ils comptent parmi les plus brutaux et les plus belliqueux des disciples de l’Omnimessie : ces guerriers saints ne tuent pas leurs adversaires de loin, mais matraquent à mort les hérétiques et les machines impies.

Également nommés Luminen ou "étincelles de vie", les Électro-Prêtres forment des sous-ordres au sein de la hiérarchie des Technoprêtres. Fanatiques de la Force Motrice, troisième composante de la trinité du Dieu-Machine, ils croient que toute vie et tout mouvement sont lancés par l’ineffable divinité. Les greffes cybernétiques pratiquées dans le système nerveux des Électro-Prêtres leur permettent de canaliser l’électricité dans tout ce que touchent leurs paumes plaquées de cuivre, la charge montant rapidement comme les Électro-Prêtres plongent dans une frénésie extatique. Une fois à l’apogée de sa folie religieuse, le dévot détruit les ennemis du Dieu-Machine avec des éclairs vivants - ou, dans le cas d’un Fulgurite, draine leur énergie vitale comme une méga-sangsue de Catachan aspire le sang.

Le credo des Fulgurites, ou de la Confrérie de l’Éclair Pétrifié comme on les appelle parfois, est de siphonner l’énergie vitale de la galaxie - plus spécifiquement la bioélectricité qui alimente les âmes des vivants. Ils cherchent à drainer la Force Motrice de leurs ennemis pour la lier à l’Omnimessie et au pouvoir que détiennent les Technoprêtres. Les Fulgurites croient que seuls ceux qui prouvent leur valeur aux yeux du Dieu-Machine devraient recevoir la grâce divine de sa puissance galvanisante. Ils éteindraient volontiers toute civilisation qui ne prie pas l’Omnimessie, en plongeant les cultures païennes dans la nuit éternelle. Cette croyance égocentrique n’est pas une philosophie contemplative, mais plutôt une croisade, et les Fulgurites la mènent nuit et jour.

Pour eux, gaspiller l’énergie est aussi sacrilège que laisser l’infidèle l’utiliser à ses propres fins. Au lieu de tuer l’ennemi de loin ou de commettre ce qu’ils considèrent comme un blasphème en employant des Armes Énergétiques, ces prêtres vont torse nu à la bataille et administrent personnellement le châtiment avec leurs bâtons. Ces armes contiennent des broches conductrices qui acheminent l’énergie de la cible dans des condensateurs. Elles volent la Force Motrice des machines adverses, ne laissant que des carcasses froides et mortes. Plus troublant encore, elles aspirent la bioélectricité des créatures vivantes en longues lampées, et l’emmagasinent afin qu’elle serve le pieux plutôt que l’hérétique. Les victimes s’immobilisent comme des statues avant de s’écrouler, totalement inertes, tandis que les Fulgurites reprennent leur marche, galvanisés par leur saint ouvrage, leur sceptre fatal crépitant de l’énergie capturée.

Électrotatouages

Chacun des adorateurs de l’Omnimessie porte un électrotatouage personnel. Prenant la forme de circuits sous-cutanés, certains de ces appareils sont à peine plus que des plaques ou des puces d’identification accessibles uniquement lorsqu’elles sont éclairées par un Technoprêtre de haut rang. D’autres sont beaucoup plus perfectionnés. Le maillage des électrotatouages des Électro-Prêtres est si étendu qu’il couvre l’intégralité de leur système nerveux, et les ondes bioélectriques qu’ils génèrent sont assez puissantes pour intercepter les projectiles. Grâce à ces étranges assemblages, la majesté du Dieu-Machine peut investir le Fabricator-Général comme l’humble Skitarii. Même les Serviteurs et les robots ont le privilège de posséder leur propre forme d’électrotatouage, qui sert autant de marques de propriété que de vecteur de ferveur béate.

Par l’intermédiaire de ces électrotatouages, les disciples de l’Adeptus Mechanicus peuvent canaliser la toute-puissance électrique de l’Omnimessie. Ainsi le fidèle est abondamment récompensé, nourri par la merveilleuse ambroisie de la donnée, son fluide vital exalté à chaque nouvelle pulsation du doux nectar de l’information pure. Les électrotatouages de toute une procession peuvent être configurés à distance pour répondre aux mêmes cantiques et invocations. Ce faisant, les chefs du Culte Mechanicus s’assurent que chaque membre de leur congrégation cybernétique jouit simultanément de l’aptitude divine de détruire ses ennemis de façon spectaculaire, que ce soit par des éclairs vivants, des coups de poings bioniques ou l’éclat de la vérité de l’Omnimessie.

Électro-Prêtre Corpuscarii

Un Électro-Prêtre Corpuscarii.
« Loués le Flux et le Reflux, »
« Ressentez le Nimbe Ascendant, »
« Chantez le Corps Électrique, »
« Ressentez le crépitement de la Pleine Charge ! »
- Extrait du Chant de l’Électro-traction.

Les Électro-Prêtres Corpuscarii appartiennent à une faction rivale de celle de leurs confrères Fulgurites. Eux aussi sont dévoués à la Force Motrice, et ils ne désirent que partager sa gloire avec toute créature ou machine qui ne serait pas déjà convertie. Chaque Monde-Forge est peuplé de différentes sous-sectes d’Électro-Prêtres, chacune suivant ses propres rites et rituels pour vénérer le Courant Divin.

Les Corpuscarii sont réellement bénis, car la Force Motrice coule littéralement dans leurs veines. Au combat, ils avancent au rythme du chant de leurs litanies afin d’accumuler l’énergie dans leur corps. Des étincelles enflammées crépitent de leurs champs Voltagheist, lançant des chaînes d’arcs électriques autour d’eux. À courte portée, ces fanatiques peuvent invoquer des éclairs à volonté en tendant leurs gantelets électrostatiques pour foudroyer l’ennemi avec la fureur du Dieu-Machine. Quiconque est frappé par cette énergie connaît l’extase de l’électrocution. Avant de mourir, l’infidèle voit la lumière, ses paroxysmes faisant trépider son cor, comme il brûle de l’intérieur. La générosité des Corpuscarii est grande, car leur devoir est d’éclairer la galaxie et d’apporter l’illumination aux mécréants.

La vocation sacrée des Électro-Prêtres requiert que leur corps soit endurci, conditionné et préparé par électrochirurgie à l’ordalie qu’est l’assimilation de la Force Motrice. Ils sont devenus des batteries vivantes capable non seulement d’absorber la Force Motrice, mais de la diriger où qu’ils le souhaitent. Le port d’épaisses bottes de caoutchouc est d’une importance capitale, les flamboyants Corpuscarii comme les chiches Fulgurites répugnant à toute déperdition d’énergie dans la terre.

Quelle que soit leur faction, les Électro-Prêtres ne voient pas au sens conventionnel ; la canalisation de la force électrique sacrée fait bouillir leurs yeux dans leurs orbites, ou les fait fondre et couler sur leurs joues - un phénomène mystique appelé les Larmes de l’Omnimessie. Les Corpuscarii et les Fulgurites rendent grâce pour ce don, car ils n’ont pas besoin d’yeux pour voir et sentent la signature électromagnétique des alliés et des ennemis, et perçoivent le monde comme une vision crépitante de la Force Motrice qui anime toute chose. Pour les Corpuscari, les habitants de la galaxie sont de vagues spectres d’électricité attendant d’être conduits au côté de l’Omnimessie.

Filières de Querelles

Le schisme entre les Électro-Prêtres remonte à l’âge qui précéda l’Imperium, lorsque cette ramification du Mechanicum n’était qu’une jeune bouture. Les ancêtres des Corpuscarii focalisaient leur adoration sur le Dieu-Machine ; ils croyaient que sa lumière devait être amenée à la galaxie. Son énergie devait éclairer les sauvages, et ce faisant, apporter plus de ressources à leur ordre. À cette fin, les Corpuscarii organisèrent des croisades, en y consacrant une bonne partie des actifs de Mars, mais ces premiers pionniers considéraient que c’était le prix à payer, et que la puissance de l’Omnimessie était infinie. Les futurs Fulgurites furent atterrés quand ils évaluèrent le coût de telles croisades. Ils protégeaient jalousement la Force Motrice - la divinité invisible qui donne à tout être, mécanique ou organique, la faculté de se mouvoir par lui-même. Croyant que la faveur de leur dieu était limitée, ils accusèrent les Corpuscarii de gaspiller éhontément le pouvoir du Dieu-Machine non seulement gâchaient-ils son énergie divine en éclairant leurs vaisseaux, mais en plus ils la dilapidaient dans l’éther en y canalisant des explosions électriques. Offensés par ce réquisitoire, les Corpuscarii retournèrent sur Mars. La confrérie se divisa à maintes reprises, et les premières Guerres des Filières éclatèrent. La surface de Mars porte encore les brûlures héritées de cette triste époque. La nature dogmatique des Électro-Prêtres implique que ce conflit ne disparaîtra jamais. Même si les guerres ouvertes entre factions rivales d’Électro-Prêtres se font heureusement rares, chaque Monde-Forge est touché par d’innombrables actes hostiles mineurs, politiques et clandestins, de manière régulière, et aucun des camps n’arrive à oublier les transgressions de l’autre pendant longtemps.

Sources

Pensée du Jour : « Le succès se mesure à l’aune du sang versé : celui de l’ennemi ou le vôtre. »
  • Codex Adeptus Mechanicus, V8
  • Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds
  1. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - The Mechanicum Hierarchy - Electro-Priest (traduit de l'anglais par Guilhem)