Catégorie:Adepta Sororitas : Différence entre versions

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(Les Ordres Sabines)
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Celles qui cherchent la rémission en tant que [[Sœurs Repentia]] gagnent l’admiration de leur pairs, car peu parviennent à cet état de grâce où l’on se donne corps et âme à l’Empereur. Pénitence et confessions régissent la vie d’une Sœur de Bataille, et celles qui commettent une faute peuvent dans les cas extrêmes se voir exilé ou regroupées en bandes de Sœurs Repentia armés de terribles eviscerators. En fait, pas excès de zèle envers l’Empereur, il arrive que certaines sœurs voient des transgression dans le plus insignifiant de leurs actes et s’exilent d’elles-mêmes. Elles deviennent des parias qui recherchent la mort au cœur des batailles, des êtres considérés avec révérence par les autres Sœurs qui les voient comme des pèlerins voués à la mort et par là même, à l’absolution.
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Celles qui cherchent la rémission en tant que [[Sœur Repentia|Sœurs Repentia]] gagnent l’admiration de leur pairs, car peu parviennent à cet état de grâce où l’on se donne corps et âme à l’Empereur. Pénitence et confessions régissent la vie d’une Sœur de Bataille, et celles qui commettent une faute peuvent dans les cas extrêmes se voir exilé ou regroupées en bandes de Sœurs Repentia armés de terribles eviscerators. En fait, pas excès de zèle envers l’Empereur, il arrive que certaines sœurs voient des transgression dans le plus insignifiant de leurs actes et s’exilent d’elles-mêmes. Elles deviennent des parias qui recherchent la mort au cœur des batailles, des êtres considérés avec révérence par les autres Sœurs qui les voient comme des pèlerins voués à la mort et par là même, à l’absolution.
  
 
====Troupes====
 
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Version actuelle datée du 14 juin 2019 à 16:10

À sa très révéré Prieure Helena la Vertueuse du Couvent Sanctorum,

Mes plus chaleureuses félicitations à vos Sœurs de l’Ordre de Cœur Valeureux pour leurs prouesses contre l’infestation hérétique de la Ruche Tumulus du Farglum. Le Saint Ordre répondit prestement à mes requêtes d’assistance, débarquant sur la planète une semaine à peine après que mon appel lui fût parvenu.

La fureur de leur légitime colère fut exemplaire et de nombreuses âmes furent purifiées par le feu rédempteur de leurs armes et par la force de leur inébranlable foi. Grâce à leurs actions, la ruche a été purgée de la perversion blasphématoire et le soi-disant Culte Épicurien est presque entièrement éradiqué.

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Les derniers faux prophètes et apostats ont fui dans les abysses de la sous-ruche, où mes compagnons et moi-même continuons de les traquer.

La sainte colère montrée par la Chanoinesse Brigitta et ses sœurs se révéla dévastatrice pour le culte impie. Puissions-nous tous être inspirés par une telle fougue ! La terreur qu’elle induisit chez les habitants corrompus a causé une vague de dévotion sans précédent à travers toute la ruche. Loué soit l’Empereur ! L’Ordre Sacré du Cœur Valeureux est un exemple pour toute l’Eccésiarchie et l’Imperium tout entier peut en être fier.

Inquisiteur Scallen, de l’Ordo Hereticus, 0425085.M41


« Les hérétiques désirent ardemment les flammes purificatrices de l’absolution. Nous allons les leur apporter. »
- Axiome premier, attribué à la Chanoinesse Helfax, de l’Ordre du Suaire d’Argent


Accomplir la volonté de l’Empereur, montrer le chemin aux fidèles, punir et détruire les hérétiques où qu’ils soient et à n’importe quel moment, voilà la vocation d’une Sœur de l’Adepta Sororitas. Les ordres militants de l’Adepta Sororitas (ou des Filles de l’Empereur comme elles étaient appelées autrefois) sont un ensemble d’ordres religieux puissants et très indépendants formant la branche combattante de l’Ecclésiarchie, protégeant ses domaines, faisant respecter sa volonté, abattant ses ennemis et défendant ses fidèles. Chaque membre de cette communauté exclusivement féminine a prêté serment sur le Credo Impérial. Elles sont entraînées jusqu’à l’excellence et entièrement dévouées à leur ordre, leur devoir et leur foi en l’Empereur. S’appuyant sur la Sainte Trinité que constituent le Bolter, le Lance-Flammes et le Fuseur, les Sœurs sont connues dans tout l’Imperium comme étant le fléau des traîtres, des mutants et des sorciers.

L’Adepta Sororitas est dirigé par deux couvents - le couvent Prioris sur Terra et le couvent Sanctorum sur Ophelia IV - auxquels appartiennent une multitude d’ordres, comme les Sœurs de Bataille, les ordres Famulus, Dialogus ou Hospitalier. La principale tâche des ordres militants ou des Sœurs de Bataille est de combattre durant les guerres religieuses de l’Ecclésiarchie et de servir de branche armée à l’Ordo Hereticus. Plus versées dans les relations sociales, les membres de l’ordre Famulus exercent les fonctions de conseillères, diplomates, enseignantes ou investigatrices. Les Sœurs de l’ordre Dialogus, quant à elles, traduisent, réécrivent ou même décodent des textes anciens, Xenos ou hérétiques afin de les rendre compréhensibles, permettant ainsi de s’en servir pour traquer la corruption et l’hérésie. Pour finir, les ordres Hospitaliers pourvoient l’armée impériale en chirurgiennes et médecins compétents. Quel que soit son ordre, chaque Sœur de l’Adepta Sororitas est un agent hautement entraîné, capable de s’adapter à toutes les situations. Fidèles à l’Empereur-Dieu, chacune d’entre elles peut donner sans hésitation sa vie pour le Credo et l’humanité, aussi déterminée et résolue que l’on puisse être en son cœur. En effet, elles possèdent l’une des armes les plus puissantes jamais créées par l’arsenal impérial : la foi.

Les origines de l’Adepta Sororitas remontent au moins aux jours sombres de l’âge de l’Apostasie. Sa structure actuelle date de la réforme de Sebastian Thor, qui mit fin aux guerres engendrées par les schismes religieux qui donnèrent naissance à l’Ordo Hereticus. Elles tiennent leur pouvoir du Décret de Passivité de Thor qui empêche le Ministorum de lever et d’entretenir des "hommes en armes". Après la dissolution des armées et des flottes régulières de l’Ecclésiarchie, on confia à l’Adepta Sororitas la tâche de défendre l’Ecclésiarchie et la foi impériale des dangers les menaçant directement. Elles constituent aussi la chambre militante de l’Ordo Hereticus de l’Inquisition. Qu’elles soient soldats d’élite, grandes érudites ou médecins compétentes, les Sœurs sont une composante inestimable de la guerre de l’Hereticus contre les mécréants, les sorciers et, bien sûr, les hérétiques.

  • Le Pouvoir de la Foi : Le pouvoir engendré par la pureté, la volonté et la foi d’une Sœur de l’Adepta Sororitas est une chose réelle et tangible, capable de la protéger autant contre les pouvoirs d’un Psyker que de la colère d’un Démon. Il lui permet de réaliser des exploits dignes de miracles. La foi d’une Sœur se manifeste dans un ensemble de talents spécialisés qui lui permettent d’obtenir des effets extraordinaires.
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Fondation

« L’Empereur est notre Père et notre Gardien, mais notre devoir est aussi de Le garder. »
- Sainte Dominica
Bienvenue, ma sœur.
Je rend grâce à l’Empereur car notre Ordre est parmi les pieux qui Le défendront, et en vérité les ténèbres sont sur nous. Alors que la pestilence s’étend, seuls ceux dont la foi demeurera sans faille sauront résister au Fléau.
Mais nos ennemis nous attaquent de toute part, y compris depuis ce côté-ci de la porte Cadienne. Je vous enjoins, ma sœur, de rester vigilante quant aux mécréant et aux renégats qu’abritent nos mondes, car en ces temps de malheur, l’ennemi est partout. Purifiez le mutant, le traître et l’hérétique.
Pour chaque ennemi qui nous fait face, il en est cent de mieux cachés dans notre ombre.
- Transmission adressée à l’Ordre du Cœur Exsangue, peu avant le début de la 13e Croisade Noire

La majeure partie de l’Imperium se remettait à peine des carnages de l’Âge de l'Apostasie, et les premières années d’existence de l’Adepta virent Alicia Dominica mener un certain nombre de guerres de religion contre des dizaines d’opportunistes tentant de s’engouffrer dans le sillage de Vandire. Silvana, Mina, Lucia, Katherine et Arabella - les Sœurs qui l’avaient accompagnée au pied du Trône d’Or - suivirent Dominica lors de ses exploits : la Sororitas était animée d’une ferveur qu’on n’avait plus vue depuis les jours glorieux de la Grande Croisade, et elle apporta la justice divine de l’Empereur jusqu’aux recoins les plus obscurs et les plus reculés de la galaxie.

C’est durant la Réforme que l’Ordo Hereticus fut fondé, et il ne fallut pas longtemps avant que les deux organisations ne se rejoignent dans la poursuite de leur objectif commun. Même si les détails restent flous, la Sororité et les Chasseurs de Sorcières officialisèrent leur union lors d’un conclave mystérieux appelé à mots couverts le Synode de Nephilim. Les termes du traité stipulaient que les Ordres Militants de l’Adepta Sororitas se tiendraient à disposition de l’Ordo Hereticus sur simple convocation d’un Inquisiteur dûment appointé, et formeraient ainsi la Chambre Militante de l’Ordo. La Sororité resterait sous le contrôle de l’Ecclésiarchie pour ce qui est de ses activités ordinaires, et conserverait les droits et les devoirs légués par Sebastian Thor. Certains pensent que ces termes furent le fait du Représentant de l’Inquisition au Senatorium Imperialis qui se refusa à laisser l’Ecclésiarchie détourner l’esprit sinon la lettre du Décret de Passivité. Le Synode de Nephilim permit donc à l’Ecclésiarchie de conserver les Sœurs de Bataille comme force armée, tandis que l’Ordo Hereticus acquérait une Chambre Militante à la loyauté exemplaire.

On murmure aussi que le savoir unique accordé à Dominica et à ses conSœurs devant le Trône d’Or coïncidait d’une façon ou d’une autre avec les objectifs secrets de l’Ordo Hereticus. La nature exacte de ce but commun n’est probablement connue que par les membres les plus éminents des deux organisations, et de nombreux hérétiques sont déjà morts dans d’atroces douleurs pour avoir essayé d’en savoir plus.

Expansion

Avec le temps, les Ordres Militants devinrent des organisations vastes et puissantes, et il revint au successeur de Sebastian Thor, Alexis XXII, de décréter que les Couvents seraient tous deux divisés en deux Ordres Militants. Le Couvent Prioris donnant ainsi naissance à l’Ordre du Calice d’Ébène. initialement dirigé par Dominica, et à l’Ordre du Suaire d’Argent, commandé par Silvana. Le Couvent Sanctorum engendra quant à lui l’Ordre du Cœur Ardent conduit par Katherine et l’Ordre du Cœur Valeureux sous les ordres de Lucia.

À la fin de M36, les Sœurs de Bataille incarnaient le pouvoir temporel du Ministorum, appuyant ses dogmes et menant ses guerres dans toute la galaxie, tout en soutenant l’Ordo Hereticus. Les Ordres s’étendirent, donnant naissance à de nouveaux couvents en des points stratégiques de l’Imperium. Dominica, Katherine, Silvana et Lucia, déclarées Saintes Vivantes, accomplirent des actes devenus légendaires, même dans une galaxie encline à la superstition. Mais les légendes finissent rarement bien, et Dominica, puis Silvana et Lucia moururent en martyres des mains d’hommes maléfiques, jaloux de leur foi et de leur pureté. Lorsque Katherine fut assassinée par le Culte des Sorciers de Mnestteus, son Ordre fut rebaptisé Notre Dame des Martyres, tant ses Sœurs pleurèrent sa perte.

Au milieu du 38e millénaire, l’Ecclésiarque Deaquis VI créa deux ordres supplémentaires : l’Ordre de la Rose de Sang à partir du Couvent Sanctorum et l’Ordre de la Rose Sacrée à partir du Couvent Prioris. Tous deux étaient formés de Sœurs vénérant les derniers compagnons de Dominica, Mina et Arabella, et même si aucune des deux ne dirigea jamais son propre ordre de son vivant, les deux nouveaux groupes furent fondés en leur honneur, la Rose de Sang pour Mina et la Rose Sacrée pour Arabella.

L’Émergence des Ordres Mineurs

Le Synode de Nephilim

Les liens entre l’Adepta Sororitas et l’Ordo Hereticus ont été codifiés et formalisés durant le légendaire Synode de Nephilim, à l’apogée de la réforme thorienne. À partir de là, en tant que chambre militante de l’Ordo Hereticus, l’Adepta Sororitas s’est détaché du Ministorum, qui servait alors d’épée sous la gorge des apostats, des corrompus et des membres déviants de l’Ecclésiarchie. Son rôle, plus commun, est désormais de protéger l’Ecclésiarchie en temps de guerre. La légende raconte qu’au cours du synode, des secrets furent révélés à sainte Dominica et aux fondateurs de l’Ordo Hereticus au pied même du Trône d’Or. Une voie et une mission furent fixées pour les deux organisations, une voie connue seulement des plus hautes instances des deux ordres, qui continue de motiver leurs actions aujourd’hui encore.

Les détails de l’accord signé lors du Synode de Nephilim n’ont jamais été révélés, mais certains pensent qu’ils sont liés à la révélation qu’ont eue Dominica et ses sœurs devant le Trône d’Or. Le fait que cette révélation soit assez grave pour lier l’Ordo et la Sororité indique assez bien l’ampleur du fardeau que les deux organisations se partagent. D’autres pensent que le Synode avait pour but de limiter le pouvoir de l’Ecclésiarchie, car l’Adepta était une organisation jeune et zélée capable d’aider l’Ordo à poursuivre ses buts, qui à son tour fermerait les yeux sur le non-respect du Décret de Passivité.

Quelle que soit la vérité, ceux qui cherchent à en savoir plus sans l’accord des autorités de l’une ou l’autre des deux organisations sont voués à un trépas ignoble dans les salles de torture de l’Ordo ou, tout aussi douloureux mais plus rapide, sous les flammes de l’Adepta Sororitas.

Comme les effectifs de chaque Ordre variaient énormément d’un siècle sur l’autre, pouvant aller de quelques centaines de guerrières à plusieurs milliers, les Ordres Mineurs prirent de plus en plus d’importance. Ces petites bases s’avérèrent souvent idéales pour répondre aux besoins de l’Ordo Hereticus, et avec le temps devinrent indépendantes vis-à-vis des Ordos dont elles étaient issues, établissant leurs propres traditions, doctrines, livrées et titres. Si les six Ordres originaux restèrent les plus conséquents en effectifs et en influence, les nouveaux Ordres Militants mineurs, ou Ordres Minoris, devinrent des plus importants lors des fréquentes campagnes de déportation et de purges organisées par l’Ordo Hereticus.

La Sororité et les Chasseurs de Sorcières

Au cours de son histoire, l’Adepta Sororitas a été impliquée dans bon nombre d’actions, dont une grande proportion ne sera jamais retenue par les archives impériales en raison de leur instigation par le mystérieux Ordo Hereticus. Sainte Aspira, dix-huitième Chanoinesse de l’Ordre de la Rose de Sang, mena ses Sœurs dans une guerre de religion contre le Tyran de Denescura, libérant une centaine de mondes avec seulement un millier de guerrières. Lorsque l’Archi-confesseur Cornelius lança la croisade qui vit les démagogues du Schisme de la Deuxième Auréole brûlés sur des bûchers de vingt mètres de haut, ce furent les Sœurs de l’Ordre de la Rose Sacré qui brisèrent la résistance fanatique des cultistes et prirent le Palais de l’Illumination. Quand le Confesseur Petasus lança un pogrom contre les mutants de Charak, les lance-flammes de l’Ordre du Suaire d’Argent libérèrent les rues de leur souillure génétique sous les ordres de la Chanoinesse Preceptor Chrisima.

Bien qu’aucune archive ne puisse le prouver, on pense qu’il s’agit de l’Ordre de Notre Dame des Martyrs, sous le commandement du Chasseur de Sorcières Tannenburg, qui s’abattit sur le Scriptorium de Saint Garrat pour emporter des centaines de scribes de l’Adeptus Terra vers les salles de torture de Nemesis Tessera, et brûla le Scriptorium. Les Adeptes déposèrent officiellement une plainte auprès des plus hautes autorités de Terra, mais se turent sur-le-champ lorsque Tannenberg exhiba trois cents conteneurs à spécimen. Chacun renfermait les restes d’un des scribes, le regard figé par la mort et la bouche ouverte dans un cri de terreur muet, leurs mutations longtemps cachées enfin exposées au regard de tous, signes évidents du mal qui se terrait au sein de l’Administratum.

Défenseurs de la Foi

À la fin du 41ème millénaire, l’Adepta Sororitas fut impliquée dans un des plus graves conflits à avoir jamais éclaté de mémoire d’homme. Sur Armageddon, l’Ordre de Notre Dame des Martyres subit de telles pertes face aux Orks que ses membres adoptèrent une nouvelle livrée, remplaçant leurs robes noires par des rouges en honneur de leurs Sœurs tombées à la ruche Tempestora. Au terme de ce millénaire troublé, les Sœurs de Bataille de l’Adepta Sororitas se sont tenues parmi les défenseurs de la Porte Cadienne. Prêtes à se sacrifier pour assurer le futur de l’Humanité, leur foi est une arme aussi puissante que leur Bolter, leur dévotion aussi solide que leur armure.

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Organisation et Devoirs de l’Adepta Sororitas

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L’Adepta Sororitas est une organisation à multiples facettes, reflétant les divers aspects de la vie impériale dans lesquels l’Ecclésiarchie (dont dépend directement la Sororité) a son mot à dire. La plupart des membres de l’Adepta sont toutefois issues des Ordres Militants, et c’est l’image de la Sœur de Bataille en armes et armure que le citoyen impérial moyen associe le plus fréquemment aux pouvoirs de l’Ecclésiarchie. Cependant, contrairement aux chapitres de l’Adeptus Astartes, la Sororité est réunie dans une seule organisation dirigée de manière centralisée. À la tête de l’Adeptus Sororitas il y a l’Abbesse, élue par les dirigeantes de tous les ordres.

Sous l’Abbesse, Il y a deux Mères-Supérieures, chacune à la tête de l’un des couvents. En dessous, se trouvent les Chanoinesses de chaque ordre. Il existe une sorte de hiérarchie parmi ces dirigeantes, mais pour un observateur extérieur, elle est hautement ésotérique, rituelle et basée sur un système complexe de préséance. Les ordres qui ont été établis par "Édit Ecclésiarchique" ont un rang supérieur à ceux qui sont issus de la division d’un ordre préexistant. C’est particulièrement visible au sein des six ordres militants, qui ont tous produit des dizaines d’ordres militants inférieurs moins importants.

Les Chanoinesses de ces derniers sont en matière de préséance d’un rang inférieur à la Chanoinesse de l’organisation-mère. Les Chanoinesses sont aidées dans leur mission par les Palatines de leur ordre. Il s’agit de religieuses expérimentées et compétentes, parmi lesquelles la Chanoinesse suivante sera désignée. Ce sont ces Palatines qui dirigent le plus souvent les missions sur le terrain, que l’ordre soit militant et qu’il combatte les ennemis de l’humanité, ou qu’il soit hospitalier et qu’il s’agisse de monter un centre de soins sur le front. Sous les Palatines se trouvent les Sœurs Supérieures, qui dirigent ou supervisent des groupes de Sœurs quelles que soient les tâches auxquelles leur ordre se consacre.

Structure d’un Ordre
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L’Ordre est dirigé par une Chanoinesse, qui porte souvent le titre de Chanoinesse Supérieure. La Chanoinesse d’un Ordre Mineur est en théorie soumise à celle de l’Ordre Majeur dont il est issu.


Certains Ordres, notamment les Ordres Majeurs, maintiennent des couvents secondaires, les plus importants étant appelés Préceptoires. Ce terme est également utilisé pour désigner la plus grande unité opérationnelle qu’un Ordre puisse aligner, comptant jusqu’à mille Sœurs de Bataille regroupées en un même lieu. La Chanoinesse en charge porte le titre de Chanoinesse Preceptor.

Ce terme est utilisé pour désigner un couvent de taille plus modeste, parfois à peine plus qu’un temple et sa garnison. Une Commanderie est inférieure à un Préceptoire, et le terme s’applique aussi à une formation issue d’un Préceptoire, comptant généralement jusqu’à deux cents Sœurs de Bataille. Une Chanoinesse dirigeant une Commanderie est appelée Chanoinesse Commandeur.


Une Mission est la plus petite subdivision de l’Adepta qui soit, et ne consiste généralement qu’en quelques escouades rassemblées dans un but précis. Une Mission peut être menée par une Palatine, ou par une Chanoinesse plus aguerrie selon l’importance de l’objectif.

Cette hiérarchie s’applique aussi aux Ordres Dialogus, Hospitaliers et Famulus. Ceux-ci opèrent généralement aux plus bas niveaux, essentiellement de la Commanderie et de la Mission, la notion de Préceptoire demeurant au niveau organisationnel.
Par exemple, une mission d’un Ordre Famulus peut ne regrouper qu’une poignée de Sœurs engagées dans la négociation d’un accord entre deux clans, tandis que la Commanderie d’un Ordre Hospitalier représente souvent une équipe médicale œuvrant dans un hôpital de campagne ou un camp de réfugiés.


Les Ordres Militants

« Loue l’Empereur et donne-moi des munitions. Tout ce que l’un ne résoudra pas, l’autre le fera. »
- Proverbe Sororita

Chacun des six Ordres Militants a sa propre base, soit au Couvent Sanctorum d’Ophelia VII, soit au Couvent Prioris de Terra. Ces couvents sont d’immenses forteresses abritant des dizaines de milliers de Sœurs et de serviteurs : ils sont le cœur administratif, militaire et spirituel de chaque ordre.

Étant donné que les Ordres sont initialement basés dans l’un des deux couvents, la Sororité est bien plus homogène que d’autres institutions, telles que l’Adeptus Astartes ou la Garde Impériale. Bien que les Sœurs passent de longues heures solitaires à s’entraîner ou à prier, elles font partie d’une organisation plus vaste que leur propre ordre, et elles se définissent plus comme des membres de l’Adepta Sororitas que comme des membres de tel ou tel couvent. De plus, il n’est pas rare qu’une Sœur d’un ordre militant soit transférée d’un ordre à l’autre, en fonction de leurs compétences et de leur expérience, en particulier dans le cas où elle est trop vieille ou trop grièvement blessée pour se battre et rejoint donc l’un des ordres non-militants, comme l’Ordre Famulus ou l’Ordre Hospitalier, pour continuer à servir l’Empereur. De surcroît, il n’est pas rare que des membres supérieurs de la sororité passent au service d’organisations complètement différentes. Par exemple, plusieurs Chanoinesses sont connues pour être devenues des Inquisitrices, des Cardinaux Palatins ou même des Libres-Marchands. De tels événements sont tout à fait inconnus chez l’Adeptus Astartes, et plus que rares parmi la Garde Impériale.

Il a également été observé que les divers ordres de l’Adepta Sororitas ne diffèrent guère l’un de l’autre dans leurs techniques de combat, au contraire des chapitres Space Marines ou des régiments de la Garde Impériale. Chez ces deux organisations, les différences peuvent être dues à l’héritage génétique de leur Primarque dans le cas des Space Marines, ou à une préférence culturelle d’un monde d’origine dans le cas de la Garde impériale. En revanche, toutes les doctrines de combat de l’Adepta Sororitas remontent à une source unique : le Temple des Filles de l’Empereur sur San Leor, et ses nombreux enseignements ont été remarquablement conservés au fil du temps.

En dépit de ce manque de divergence parmi les Ordres Militants, il existe toutefois certaines variations d’un ordre à l’autre, dues aux préférences de sa sainte fondatrice. Par exemple, les Sœurs de l’Ordre de Notre Dame des Martyres reflètent la nature vindicative de leur patronne, Sainte Katherine, là où l’Ordre de la Rose de Sang partage le tempérament colérique de Sainte Mina.

En dehors de leur rôle d’alliés de l’Ordo Hereticus, les devoirs des Ordres Militants sont nombreux et variés. Chacun des principaux mondes de l’Imperium appartient à l’un des diocèses cardinaux, et inclut donc au moins une cathédrale de l’Ecclésiarchie, une foule de serviteurs, de religieux et de clercs. Une telle concentration des pouvoirs du Ministorum doit être défendue, c’est pourquoi une force conséquente de Sœurs de Bataille est présente sur de tels sites. Les Sœurs gardent les lieux sacrés, escortent les hiérarques et s’assurent non seulement que les citoyens montrent le respect dû au clergé, mais aussi que les coffres du diocèse sont remplis à temps. L’Imperium est sillonné par un réseau de routes de pèlerinage, et les Sœurs sont chargées de protéger ceux qui les empruntent. De nombreux pèlerins égarés dans des étendues sauvages doivent leur vie, ou du moins leur liberté, à l’intervention des Sœurs de Bataille.

Lorsque l’Ecclésiarchie déclare une guerre de religion, elle doit obéir au Décret de Passivité, ce qui signifie que seules les femmes de l’Adepta Sororitas peuvent prendre les armes et servir d’armée régulière. Assistées par la Frateris Militia, une levée de civils, les Sœurs persécutent les ennemis de la Foi Impériale. D’un seul mot, un Confesseur énergique peut prononcer l’arrêt de mort d’un monde excommunié, et c’est là qu’interviennent les Sœurs de Bataille, abattant froidement les ennemis de l’Empereur sans prêter l’oreille à leurs blasphématoires proclamations d’innocence.

Lorsqu’elles ne participent pas aux guerres de l’Inquisition, les Sœurs des Ordres Militants partagent leur temps entre la prière et l’entraînement. Pour elles, les deux sont intimement liés. Une Sœur peut passer de longues heures agenouillée devant l’autel, à jeûner et méditer sur un verset des Litanies de la Foi avant d’obtenir une révélation. Pour l’Adepta Sororitas, pénitence et mortification sont une part essentielle de la vie d’un serviteur de l’Empereur, car ce n’est que par une extrême abnégation qu’il est possible d’entrevoir une fraction du sacrifice auquel a consenti le Maître de l’Humanité pour Ses loyaux sujets.

L’entraînement suivi par les Sœurs de Bataille des Ordres Militants est dérivé des valeurs prêchées par les Filles de l’Empereur, qui furent couchées par écrit par leurs dirigeantes dans leur temple de San Leor. Depuis des millénaires, les Sœurs de Bataille pratiquent un art de la guerre unique, mélange de doctrines tactiques et de prières qui leur permet d’accomplir des actes surhumains sur le champ de bataille. Les plus accomplies, Célestes et Séraphines, adoptent une technique de combat particulière adaptée à des objectifs qui leur sont propres. Les Séraphines utilisent des réacteurs dorsaux et sont des expertes au corps à corps, tandis que les Célestes sont souvent déployées comme gardes du corps des commandantes de l’Ordre, concentrant leur haine de l’impie pour protéger leur supérieure. Ces guerrières ne peuvent assumer leurs fonctions qu’en s’entraînant quotidiennement, que ce soit dans le domaine martial ou spirituel.

QG

L'Abbesse de l'Adepta Sororitas

Lors des siècles qui suivirent l’Âge de l’Apostasie, Sainte Dominica dirigea l’Adepta Sororitas en tant que fondatrice et Sainte Patronne. Son martyre des mains des hérétiques de Frideswide laissa un grand vide dans l’organisation, qui connut alors une crise passagère car aucune de ses dirigeantes ne se sentait apte à suivre les traces de Dominica. L’Ecclésiarque Equitius XI finit par intervenir, et ordonna aux membres de chaque ordre d’élire l’une des leurs pour les commander.

Il est important que la Sœur obéisse absolument et à tout point de vue à sa supérieure, et ce afin qu’elle soit toujours prête à remplir ses obligations auprès de son couvent. Dès qu’un ordre est donné, il doit être exécuté avec zèle, comme si la très sainte Dominica en personne l’avait édicté, car comme il a été écrit, "que Sa volonté soit faite !"
- Règle CCXXXIX. Les Règles de la Sororitas. Volume XXV

Après des semaines de débats, les dirigeantes s’accordèrent à dire que Sœur Palmiro de l’Ordre du Saint Verbe était la plus qualifiée pour prendre la place d’Abbesse de la Sororité. Mais Palmiro était une Sœur d’une grande humilité et elle déclina l’offre, arguant qu’elle était sur le point de partir en pèlerinage pour San Leor et qu’elle n’avait aucun désir d’accéder aux éloges et aux privilèges. Après davantage de discussions, tout le monde se mit d’accord sur le fait que Sœur Palmiro accomplirait son pèlerinage, et qu’elle prendrait le titre d’Abbesse à son retour comme une pénitence. Palmiro accepta ces conditions et après à peine un siècle, la tradition d’élire au poste d’Abbesse la candidate qui le désirait le moins fut fermement établie : la charge n’était alors plus perçue comme un honneur mais comme une punition, et elle devait accomplir un pèlerinage à San Leor avant de pouvoir être nommée.

La tradition se maintint pendant près de quatre millénaires, jusqu’à l’élection de Sœur Sabrina de l’Ordre du Manteau d’Hermine. Malheureusement, celle-ci disparut au cours de son pèlerinage et ne revit jamais Terra. Ce fut sur le monde-océan de Habre IV qu’on la vit pour la dernière fois, avec son entourage. Personne ne sait si elle fut victime de quelque agression ou tout autre malheur, mais les Sœurs du Manteau d’Hermine ont déjà lancé plus d’une dizaine de missions à sa recherche.

Jusqu’à ce qu’elle soit retrouvée ou que son destin soit connu, le poste d’Abbesse restera vacant, comme le stipulent les lois de l’Ecclésiarchie.

Mère Supérieure

Rejoindre les rangs des Mères Supérieures n’est pas seulement un grand honneur, mais via cette nomination, on reconnaît aussi la faculté de commander de la candidate. En effet, ce titre désigne les officiers de l’Adepta Sotoritas. Les Mères Supérieures sont des dirigeantes charismatiques, exigeant de leurs subordonnées une obéissance au code à toute épreuve et une foi inébranlable. On leur donne souvent le commandement de forces armées sur les champs de bataille, la gestion d’hôpitaux de campagne sur les théâtres d’opérations ou le direction de missions d’enquête sous mandat spécial.

Légatine

Si les Mères Supérieures forment les officiers supérieurs de l’Adepta Sororitas, les rangs de Légatine - Palatine et Chanoinesse - forment le haut commandement. Ces dernières sont les guerrières les plus fidèles et les plus grands chefs spirituels que l’Adepta Sororitas puisse posséder. De telles héroïnes sont des puissances à part entière de l’Imperium qui inspirent à celles et ceux qui les accompagnent une intense dévotion lorsqu’elles les mènent au combat en entonnant les hymnes de l’Ecclériarchie.

Élite

Céleste
Avec des lames aiguisées et des canons rugissants, des guerriers disciplinés et des tueurs impitoyables, vous pouvez conquérir une cité, une planète voire un système entier, mais seule la foi permet de conquérir la galaxie.
Les Sœurs de Bataille les plus expérimentées d’un Ordre sont regroupées au sein d’unités spécialisées et obtiennent le titre honorifique de Céleste, les désignant comme des vétérantes hautement compétentes qui ont des centaines de combats à leur actif. Les Célestes sont de féroces combattantes et la haine qu’elles vouent aux ennemis de l’Empereur les rend inébranlable au combat. Ce sont de ferventes adoratrices du Credo Impérial et des guerrière douées dans des disciplines martiales que pratiquaient à l’origine les Filles de l’Empereur. Les Célestes sont les égales de toute autre force armée que l’humanité a à offrir, si l’on exclut les Space Marines, ces êtres surhumains, immensément compétents, experts tactiques et dont la foi est absolue.
Sœurs Repentia

Celles qui cherchent la rémission en tant que Sœurs Repentia gagnent l’admiration de leur pairs, car peu parviennent à cet état de grâce où l’on se donne corps et âme à l’Empereur. Pénitence et confessions régissent la vie d’une Sœur de Bataille, et celles qui commettent une faute peuvent dans les cas extrêmes se voir exilé ou regroupées en bandes de Sœurs Repentia armés de terribles eviscerators. En fait, pas excès de zèle envers l’Empereur, il arrive que certaines sœurs voient des transgression dans le plus insignifiant de leurs actes et s’exilent d’elles-mêmes. Elles deviennent des parias qui recherchent la mort au cœur des batailles, des êtres considérés avec révérence par les autres Sœurs qui les voient comme des pèlerins voués à la mort et par là même, à l’absolution.

Troupes

Elohiem

Lorsque les Sœurs de Bataille deviennent plus que compétentes et expérimentées, elles obtiennent la marque d’Elohiem. Cela signifie qu’elles ont versé du sang, que ce soit le leur ou ceux des ennemis de la foi, au service de l’Empereur. De telles guerrières peuvent continuer de se battre en tant que vétérantes ou bien être sélectionnées pour rejoindre une formation spécialisée, comme les escouades d’armes spéciales Dominion, les équipes d’appui lourd Retributor ou bien les célèbres Séraphines, équipées de réacteur dorsal.

Militante

Des femmes vêtues de leurs Armures Énergétiques, armées de Bolters et Lance-Flammes, voilà ce que le citoyen impérial s’imagine en premier lorsqu’il pense aux Sœurs de Bataille, qui composent la majorité des Ordres Militants. Très disciplinées et dévouées à l’Empereur, leur plus grande force est leur foi indéfectible envers Lui, au nom duquel elles apportent aux hérétiques, aux mutants et aux sorciers le châtiment qu’ils méritent. Éternellement vigilant et toujours loyal au Credo Impérial, cet ordre militant est la branche armée d’élite sans pitié du Ministorum et de l’Ordo Heretieus.

Attaque Rapide

Séraphines

Les Séraphines sont des guerrière expérimentées et entraînées à l’utilisation des réacteurs dorsaux. Elles sont extrêmement douées et maîtrisent parfaitement les techniques de combat avec deux pistolets, ce qui les rend très mobiles et capables de se battre au corps à corps, si cela s’avère nécessaire.

Dominions

Les Sœurs de Batailles les plus agressives des Ordres sont appelées Dominions et sont entraînées à l’usage d’armes spéciales comme les lance-flammes, les Fulgurants et les Fuseurs. Chaque Ordre compte plusieurs escouades de Dominions, formant les troupes de choc de l’Adepta Sororitas, dont la tâche principale est de mener l’avant-garde des assauts des Sororitas, c’est pourquoi elles embarquent toujours dans des transports, tel des Rhinos ou des Immolators.

Soutien

Retributors

Les Retributors sont les Sororitas les plus calmes, et portent une grande proportion d’armes lourdes en comparaison des escouades normales de Sœurs de Batailles, leur permettant d’annihiler les ennemis de l’Ecclésiarchie sous une écrasante puissance de feu. La portée réduite des multi-fureurs et des lance-flammes lourd ou moyenne des Bolters lourds oblige souvent les Retributors à embarquer à bord d’un Immolator, qui augmente encore d’autant leur efficacité en combat rapproché.

Immolators

L’Immolator est une variante de Rhino exclusivement utilisée par le Ministorum. Il porte le plus souvent deux lance-flammes lourds jumelés, mais peut aussi être doté d’une paire de multi-fuseurs ou de Bolters lourds, et peut embarquer une escouade jusqu’au cœur de l’armée ennemie.

Exorcists
Les Saintes Vivantes des Adepta Sororitas

Les saintes vivantes sont des membres des Adepta Sororitas dont on dit qu’elles sont si pures de corps, d’âme et d’esprit, qu’elles sont d’une certaine façon les manifestations incarnées de la puissance de l’Empereur. Ces sœurs ne sont pas canonisées après leur mort, elles sont plutôt les incarnations spontanées de la grâce de l’Empereur. Elles rayonnent littéralement de puissance, et même le pire mécréant n’a d’autre choix que de tomber à genoux en leur présence.

Une sainte vivante se manifestera surtout, mais pas toujours, au sein des rangs de l’Adeptus Sororitas. Il s’agit, par contre, toujours d’une femme. Typiquement, une telle manifestation est le présage d’un grand mouvement, au cours duquel des millions de fidèles vont prendre les armes au nom de l’Empereur pour accomplir des exploits véritablement extraordinaires. Malheureusement, le phénomène est souvent de courte durée car les saintes vivantes sont des fanaux de la foi qui brûlent de manière aveuglante, mais tragiquement courte. Avant sa mort, cependant, une sainte vivante aura changé en bien le cours de l’Histoire.

Les saintes vivantes sont d’un grand intérêt pour la faction thorienne de l’Inquisition, qui les considère comme des véhicules du pouvoir de l’Empereur, tel Sebastian Thor lui-même. Du coup, elles sont aussi des cibles prioritaires pour les ennemis de cette faction, qui ont cherché à plusieurs reprises à capturer une sainte vivante afin de littéralement la disséquer et de découvrir la source de ses pouvoirs.

Fruits d’une technologie antique, les Exorcists ont été largement utilisés depuis l’Âge de l’Apostasie. Chaque char est une œuvre d’art à part entière, et bien que son lance-missile fournisse un soutien à longue portée très efficace, c’est en tant que symbole de la divine puissance de l’Empereur qu’un Exorcist prend toute sa valeur.

Machines de Pénitence

Lorsque les crimes d’un hérétique sont si horribles que l’exil, l’arco-flagellation ou même la mort n’est pas une punition suffisante, il peut être enchâssé dans la structure d’un de ces engins révérés connu sous le nom de Machine de Pénitence. Dirigée par la folie rédemptrice de l’hérétique, cette arme de destruction charge au cœur des lignes ennemies, son pilote avide de trouver le pardon dans la mort. Ces machines sont des reliques sacrées en même temps qu’un rappel lugubre du destin qui attend tout blasphémateur.

Les Ordres Militants Mineurs

Tout au long des deux premiers millénaires d’histoire de l’Adepta, chaque ordre établit un certain nombre de couvents mineurs sur des mondes-clés pour l’Ecclésiarchie. Il ne s’agissait bien souvent que de petites garnisons, mais ces bases situées à des années-lumière des lieux principaux de Terra et d’Ophelia VII ne tardèrent pas à développer une identité distincte de celle de leur couvent fondateur. De plus, ces sous-groupes étaient souvent postés en des endroits où ils se tenaient prêts à seconder les Inquisiteurs de l’Ordo Hereticus, et ils finirent par se détacher de l’ordre qui les avait engendrés.

Le nombre exact et la taille de ces Ordres Militant Mineurs ou Ordres Minoris sont toutefois inconnus. On pense qu’aucun d’eux n’est aussi important que l’un des six ordres majeurs, et certains ne regroupent pas plus d’une centaine de Sœurs. En théorie, ces ordres doivent en répondre à l’ordre majeur qui les a créés, mais cela n’arrive en vérité presque jamais tant les distances qui les séparent peuvent être vastes.

Les Ordres Non-Militants

Les Filles de l’Empereur n’étaient à l’origine pas seulement une sororité de guerrières, elles consacraient aussi leur vie à un large éventail de disciplines, par le biais desquelles elles pensaient pouvoir servir au mieux l’Empereur. Cela pouvait aller de l’histoire à la philosophie ou à la médecine, et nombre de ces disciplines ont traversé les siècles sous une forme ou une autre pour demeurer l’apanage de l’Adepta Sororitas. Celles qui pratiquent ces disciplines non-martiales sont regroupées en trois ordres majeurs et en de nombreux ordres mineurs chacun dédié aux activités de la sphère qui lui est propre. Les membres de ces ordres sont souvent recrutés pour conseiller les membres influents de l’Ecclésiarchie, de l’Adeptus Terra, ou pour accompagner les Inquisiteurs de l’Ordo Hereticus, qui ont souvent grandement besoin de leurs compétences dans un domaine précis. Certains ordres, tels l’Ordre Famulus et l’Ordre Dialogus, sont aussi importants que n’importe quel ordre majeur militant, tandis que d’autres ne consistent en guère plus qu’une cellule de Sœurs dédiées à quelque obscure spécialisation. Les cloîtres des couvents Sanctorum et Prioris sont vastes et ténébreux, et même ceux qui les supervisent ne peuvent tout savoir des Sœurs qui y œuvrent.

Les Ordres Famulus

La Légende de Sainte Sabbat

Sainte Sabbat est un personnage que des milliards de citoyens de l’Imperium connaissent dès leur enfance. Bien que les véritables détails de sa vie soient depuis longtemps perdus, les légendes racontent qu’elle libéra jadis une vaste partie du Segmentum Pacificus des griffes des Puissances Obscures, et donna à cette zone le nom qu’elle porte aujourd’hui: les mondes de Sabbat.

Ceux qui se sont penchés sur sa vie ont découvert des indices qui la lieraient à la préhistoire de l’Adepta Sororitas, et il est possible qu’elle ait été une dévote des Filles de l’Empereur longtemps avant que le Seigneur Vandire ne découvre cet ordre. Si cette théorie quelque peu douteuse s’avère fondée, cela constituerait la seule référence aux Filles de l’Empereur hors de San Leor et datant d’avant leur découverte par Vandire.

Le fait que les Mondes de Sabbat soit séparés du monde arriéré de San Leor par plus d’une demi-galaxie rend la légende d’autant plus remarquable.

L’Ordre Famulus est un réseau de chambellans, de conseillères et de diplomates qui servent auprès des plus hautes maisons de la noblesse impériale, et dont le rôle est de s’assurer que les familles régnantes de la galaxie se consacrent au bien-être de l’Humanité. L’Ordre se charge donc d’arranger des accords de commerce, des alliances et des mariages, et les Sœurs agissent aux plus hauts échelons du pouvoir. Si elles sont des diplomates hors pair capables de réconcilier les pires ennemis, leur vraie mission s’accomplit entièrement dans l’ombre. Les Famulus sont souvent requises pour servir au sein de la suite d’un Chasseur de Sorcières, en particulier s’il appartient à la faction des Thoriens, car leur connaissance intime du lignage de ces familles est précieuse lors de leurs fréquentes enquêtes.

Ces Sœurs s’intéressent en effet de très près à la pureté spirituelle et génétique de la race humaine. En arrangeant mariages et alliances, elles œuvrent directement pour l’avenir de l’humanité puisque ceux qu’elles conseillent contrôlent des planètes entières et ont dans leurs mains le destin de milliards d’individus. Elles ne parlent pas ouvertement de cette partie de leurs activités, même avec les membres des autres ordres. En revanche, on sait que nombre d’entre elles entretiennent des liens privilégiés avec l’Inquisition, notamment avec l’Ordo Hereticus et, au sein de ce dernier, avec les Inquisiteurs qui souscrivent aux doctrines Thoriennes.

Une grande partie du travail des Ordres Famulus consiste également à repérer les manifestations de sainteté : elles sont ainsi souvent impliquées dans les processus ésotériques qui visent à déterminer si un individu doit ou non être béatifié. Elles sont également très consultées lorsqu’une enquête est menée au sujet des fameuses « saintes vivantes ». Leurs liens privilégiés avec les Thoriens et leur tendance à manipuler les lignées de la noblesse ne sont sans doute pas étrangers au fait qu’à plusieurs reprises, elles ont réussi à prédire et préparer la venue d’une sainte vivante bien avant sa naissance.

Les Ordres Dialogus

Les Sœurs des Ordres Dialogus sont des érudits et des conseillères, expertes dans la traduction de textes humains ou non, sacrés ou blasphématoires. Leurs services sont avidement recherchés par les Inquisiteurs, car elles peuvent déchiffrer les codes les plus obscurs et retrouver les références les mieux dissimulées pour compromettre un suspect. Sur le champ de bataille, elles lisent à haute voix des textes saints et sont expertes dans la communication avec les forces locales si l’Inquisiteur les réquisitionne, surmontant sans problème la barrière du langage.

Leurs tâches sont aussi nombreuses que variées : les Sœurs peuvent être amenées à étudier et à traduire de vieux textes oubliés ou à accompagner des diplomates impériaux dans des missions où il faut rencontrer les représentants d’espèces Xenos intelligentes. Une Sœur Dialogus se doit de parler couramment plusieurs centaines de dialectes humains, plus des dizaines de jargons obscurs, et même des langues non-humaines. Elles font partie des rares personnes à être considérées comme suffisamment pures et incorruptibles pour ne pas se laisser abuser par les tromperies auxquelles les capricieux Asuryanis recourent régulièrement dans leurs négociations avec l’humanité. Il n’est pas rare qu’un dignitaire impérial revienne d’une rencontre avec un dignitaire Eldar en croyant sincèrement avoir eu le dessus, jusqu’à ce que la Sœur Dialogus qui l’accompagne lui explique les vraies implications et sous-entendus des paroles du Xenos.

Qu’il soit connu de toutes les Sœurs de notre ordre, présentes et à venir, qu’elles devront jeûner lors des veillées de Saint Thor, Sainte Aspira, Saint Jason, Saint Dolan et Sainte Constantine d’Alamar. Lors des jours sacrés de Saint Cherick le Confesseur, Saint Decessio et Saint Lucius d’Agatha, elles méditeront. Elles devront de plus jeûner pendant les cinq jours qui précèdent les jours très sacrés de nos Sœurs Fondatrices, Sainte Dominica, Sainte Katherine, Sainte Silvana, Sainte Lucia, Sainte Mina et Sainte Arabella. Elles devront faire vœu de silence lors des veillées de Saint Josmane, Sainte Capilene et Sainte Lacena. Elles devront jeûner et faire vœu de silence lors des jours de Sainte Yamalla, Sainte Corvus des Sabines, Saint Tomasi, Saint Duffau et plus particulièrement Sainte Josina. Elles méditeront sur le martyre lors des jours de Saint Praxedes, Saint Kozak et Sainte Verevya. Lors de la Fête de Sainte Jasone, elles devront jeûner, mais auront quartier libre de mâtines aux vêpres.
- Règle DCCLXXXV. Les Règles de la Sororitas. Volume XII

Les Sœurs Dialogus travaillent souvent en collaboration avec les Sœurs Famulus et les agents de l’Inquisition. L’aptitude des premières à décrypter les registres les plus anciens facilite grandement le travail des secondes lorsqu’il s’agit d’étudier l’origine des plus vieilles familles de la noblesse impériale. Et lorsqu’elles collaborent avec l’Inquisition, les Sœurs sont souvent amenées à assister aux interrogatoires, tout particulièrement en tant que traductrices lorsqu’il s’agit de prisonniers extraterrestres.

Personne n’a jamais révélé quoi que ce soit sur les secrets enfouis dans les cryptes des Sanctums des Sœurs Dialogus (sous peine de mort), mais on pense qu’elles renferment toutes sortes de textes hérétiques et Xenos traduits en haut gothique.

Les Ordres Hospitaliers

Les Sœurs Hospitalières font partie des médecins les plus efficaces et dévoués de l’Imperium. Les couvents de l’Ordre Hospitalier sont souvent de véritables hôpitaux ou hospices, fournit des chirurgiennes, des physiciennes et des infirmières à toutes les branches de l’armée impériale (à l’exception de l’Adeptus Astartes), et celles-ci font preuve d’une grande compassion dans l’exécution de leur devoir. Les soldats confiés à leurs soins les considèrent souvent comme des êtres angéliques et préfèrent de loin leurs soins attentionnés aux brutales interventions des chirurgiens de campagne du Departmento Munitorum. Nombre d’entre elles ont d’ailleurs été canonisées, souvent à titre posthume, suite à quelque acte de bravoure face à l’ennemi. Les Sœurs Hospitalières se retrouvent aux côtés de la plupart des forces militaires impériales, qu’il s’agisse de la Garde Impériale, de l’armée personnelle d’un Libre-Marchand, ou d’un cadre Inquisitorial, et leurs talents médicaux sont réputés dans tout l’Imperium. Pour un Chasseur de Sorcières, leur capacité à maintenir un suspect en vie malgré les blessures subies est de la plus haute importance. Dans la traque des hérétiques, même une Sœur Hospitalière mettra de côté sa compassion tant sera grand son chagrin face à un être s’étant détourné de la lumière de l’Empereur.

Les Sœurs Hospitalières travaillent souvent main dans la main avec les membres des autres ordres. Leurs connaissances en génétique sont très utiles aux Ordres Famulus dans le cadre de leurs investigations lorsqu’il s’agit de faire des recherches génétiques sur une lignée précise, et leurs connaissances anatomiques les conduisent souvent dans les chambres de torture de l’Inquisition. À ce titre, il est étonnant de constater à quel point leur dévotion vis-à-vis de l’Empereur pousse ces personnes suprêmement compatissantes à faire taire leurs inclinaisons morales personnelles lorsque le devoir exige d’infliger les pires souffrances.

Les Ordres Sabines

« Dans la fureur réside la foi ; dans la haine, le but ; dans la bataille, l’honneur ; dans la mort, la fin d’un martyr. »
- Le Livre des Endoctrinements

Organisation peu connue des peuples de l’Imperium, les Ordres Sabins opèrent aux frontières des domaines humains, et une Sœur de ces ordres ne peut souvent espérer voir Ophelia VII ou Terra qu’une seule fois dans sa vie. Les Ordres Sabins accompagnent le Missionarius Galaxia dans ses missions sur les mondes humains récemment redécouverts, et ils sont spécialisés dans l’infiltration des sociétés souvent rétrogrades ou primitives qui risquent de s’opposer à l’arrivée de l’Imperium. Les Sœurs Sabines se font en général passer pour des prophétesses de l’Empereur, prêchant le Culte Impérial en secret ou fomentant une révolte contre les autorités spirituelles de la planète. Lorsque le Missionarius Galaxia arrive et annonce sa présence aux peuples indigènes, les Sœurs Sabines infiltrées ont déjà depuis longtemps prophétisé sa venue, et en profitent alors pour pousser les natifs convertis à la cause impériale à prendre les armes pour s’emparer de la planète. Dans leur travail, les Sœurs Sabines sont souvent coupées de l’Imperium pendant de nombreuses années, et certaines affichent une apparence primitive car elles adoptent le langage, la culture et les modes du peuple qu’elles infiltrent. Ce n’est que lorsque sa véritable mission est révélée qu’une Sœur Sabine se débarrasse de ce déguisement et se révèle dans toute la noblesse d’une fidèle de l’Empereur.

Les Ordres Pronatus

Les Ordres Pronatus se spécialisent dans la récupération, la garde, l’étude et la réparation d’artefacts de valeur aux yeux de l’Ecclésiarchie. Cela inclut des milliers de reliques vénérées dans tout l’Imperium, mais aussi des objets capturés par les forces impériales aux adeptes du Chaos ou aux Xenos, trop précieux ou dangereux pour demeurer aux mains de l’ennemi. Les Sœurs Pronatus ont aussi le devoir d’entretenir les bannières et les icônes des Ordres Militants. Il est parfois arrivé qu’on en appelle à elles pour reconsacrer la livrée d’autres organisations impériales, comme ce fut le cas lorsqu’elles réhabilitèrent la bannière du chapitre des Lamenters après la rébellion du Tyran de Badab : on raconte que les Sœurs qui la réparèrent en versèrent des larmes tant les péchés des Lamenters étaient effroyables. À ce jour, cette bannière est encore appelée Étendard des Chagrins. Certains Ordres Pronatus donneraient tout pour protéger les trésors qui sont en leur garde, mais le sort de l’Ordre de la Sainte Demande reste une sinistre mise en garde contre ce qui peut arriver à ceux qui abritent des artefacts corrompus par les puissances de la ruine, si pures soient leurs intentions.

Les Autres Ordres Non-Militants

Il existe une foule, peut-être des centaines, d’ordres non-militants mineurs au sein de l’Adepta Sororitas, pour la plupart inconnus du commun des mortels. L’ordre Madriga forme les chœurs exclusivement féminins qui emplissent les cathédrales de sublimes chants sacrés. L’ordre Planxilium organise des processions fortes de plusieurs milliers de pèlerins qui gémissent et se lamentent tous ensemble lors des jours sacrés. Les « sombres Sœurs » de l’ordre Vespila, enfin, sont chargées par le cardinal Kregory Nestor de sanctifier les dépouilles des Sœurs défuntes. Elles sont ainsi appelées de temps à autre à faire office de médecins légistes lorsqu’un agent du Trône doit exhumer un cadavre.

La Chambre Militante

Les devoirs des Adepta Sororitas font de cette organisation la Chambre Militante idéale pour l’Ordo Hereticus, qui apprécie par-dessus tout sa valeur et sa loyauté. Les antiques chartes établies à la fin de l’Âge de l’Apostasie, à la création même de l’Ordo Hereticus, permettent aux Chasseurs de Sorcières de requérir les services de l’Adepta Sororitas à tout moment. Les Sœurs de Bataille se retrouvent donc souvent au service de l’Inquisition, effectuant des purges parmi les forces impériales, persécutant les clercs apostats, défiant les Chapitres rebelles, escortant les pires prisonniers de l’Ordo et gardant les tristement célèbres Vaisseaux Noirs. Ces missions sont quelques-unes parmi les milliers qu’accomplissent chaque jour les plus saintes des servantes de l’Empereur.

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Le Recrutement

« Servir l’Empereur, ou même l’aimer, ce n’est pas assez. Vous devez Lui donner tout ce que vous possédez et tout ce que vous posséderez. Vous devez vous abandonner complètement à Sa volonté divine et en devenir Son instrument. C’est seulement ainsi que votre sacrifice sera complet. »
- Extrait du code des Sororitas.
« Ce n’est pas à nous de pardonner à l’hérétique. Nous pouvons seulement prier pour son âme misérable lorsque ses cendres s’élèveront du bûcher. »
- Le Livre des Châtiments

L’Adepta Sororitas recrute des candidates prometteuses à différents endroits, en se basant sur leur potentiel, leur force de caractère et, par-dessus tout, leur piété. Des années d’entraînement extrêmement ardu et éreintant s’ensuivent, que ce soit au niveau intellectuel, physique ou spirituel. Il y a en effet beaucoup à apprendre : le maniement des armes, la vie des saints en passant par les nombreux restrictions des dogmes compliqués du code des Sororitas auxquels elles doivent se conformer quotidiennement. Jusqu’au moment où l’aspirante met le symbolique anneau de suffrage et prête serment pour devenir une Sœur novice, elle peut être exclue par ses tuteurs ou quitter l’ordre sans qu’aucun reproche ne lui soit fait. La communauté ne désire ni obéissance contrainte, ni fausse piété dans ses rangs. Elle ne garde que le femmes dont la dévotion est véritable et fanatique.

La majorité des jeunes recrues de l’Adepta Sororitas sont issues de la Schola Progenium, où les abbesses-instructrices repèrent les candidates les plus douées dès le plus jeune âge. Quelques recrues peuvent également venir d’organisations extérieure on compte ainsi un certain nombre de Sœurs issues des rangs de l’Inquisition, même si ce mode de recrutement est relativement rare et n’est accepté qu’après mûre réflexion. Une fois sélectionnée en tant que candidate potentielle, la jeune recrue est emmenée jusqu’à l’un des deux couvents où elle est soumise à une batterie de tests éprouvants destinés à évaluer sa capacité à intégrer les rangs de la sororité et à déterminer l’ordre qui lui conviendra le mieux. Quel que soit l’ordre auquel elles sont destinées, toutes les candidates sont méticuleusement initiées aux traditions de l’Adepta Sororitas, et la plupart d’entre elles reçoivent une formation militaire élémentaire.

Quand les Sœurs sont jugées dignes d’intégrer les rangs de la Sororité, et qu’elles ont reçu leur formation de base, elles sont rassemblées dans la grande salle du couvent devant la Chanoinesse et les Palatines de l’ordre auquel elles seront assignées. Ces rassemblements peuvent prendre la forme de grandes cérémonies qui s’étalent sur plusieurs jours avec des milliers de Sœurs nouvellement admises, ou des événements plus modestes convoquant une poignée seulement de candidates dans le grand hall. Un à un, on annonce les noms des candidates et l’ordre où elles sont affectées, ce qui marque le moment où la Sœur ainsi promue intègre pleinement son sacerdoce. Une fois assignée à son ordre, la Sœur débute une période d’entraînement et d’endoctrinement extrêmement rigoureux, formation qui, dit-on, ne cessera jamais avant que la Sœur ne siège dans la mort à la droite de l’Empereur.

Novice

Le code est sévère et une Novice doit endurer de nombreuses privations durant sa formation. Abnégation, discipline rigide et contemplation religieuse doivent devenir des éléments indissociables de leur être. C’est ainsi qu’elles se retrouvent armées avec un savoir qui non seulement sert à défendre le Ministorum, mais qui leur apprend aussi à attiser les flammes de leur foi pour les transformer en un formidable embrasement.

Cantus

Le noviciat d’une Sœur peut durer un certain nombre d’années durant lesquelles elle se doit maîtriser les bases fondamentales nécessaires à son devoir. Même si elle a déjà été choisie pour servir dans un Ordre particulier, l’Adepta demande à chaque Sœur de connaître les compétences fondamentales de tous les ordres. Elle pourra ainsi être un outil dans la main de l’Empereur, servant à guérir les fidèles, dispenser la juste connaissance ou éliminer les ennemis de l’humanité.

Constantia

À la dernière étape du noviciat, avant qu’elle ne soit définitivement acceptée parmi les Sœurs de l’Adepta, une novice doit savoir manier le Bolter, une des armes sacrées de la chambre militante, mais aussi savoir résister aux illusions de l’hérésie. C’est ainsi qu’elle pourra confirmer sa complète dévotion envers le Credo Impérial.

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Les Matriarches de la Sororité

Sainte Dominica

Sainte Patronne de la Sororité
Fondatrice de l’Ordre du Calice d’Ébène
Porteuse du Graal Éternel

Alicia Dominica est réputée dans tout l’Imperium comme étant la Sœur qui mit fin au Règne du Sang en décapitant le Haut Seigneur Vandire. Suite au conflit galactique qu’avait déclenché le tyran fou, ce fut elle qui fonda la Sororité selon les instructions de Sebastian Thor, et établit l’Ordre du Calice d’Ébène comme son propre ordre. Dominica mena ses Sœurs lors de nombreuses Croisades et supervisa l’Adepta pendant plusieurs siècles avant de finalement périr lors de la Purge de Frideswide. On raconte qu’elle survécut à des centaines de coups lors de la bataille, mais fut finalement victime d’un tir de fusil laser qui pénétra un point faible de son armure et la toucha au cœur.

Le symbole de l’ordre est un calice d’ébène empli de crânes et de flammes, représentation de la terrible épiphanie qu’elle a reçue en étant amenée devant le Trône d’Or. Rares sont ceux qui savent quel est le sens de ce symbole dans l’imagerie de la Sororité.

Sainte Katherine

Fondatrice de l’Ordre du Cœur Ardent
Porteuse du Bouclier

On raconte que Katherine portait le Praesidium Protectiva de Dominica. Elle était célèbre pour sa détermination, son esprit belliqueux, et se trouvait toujours aux premières lignes de chaque combat. Elle était vue comme la seconde de Dominica, et mena plus d’une croisade contre les ténèbres au nom de sa supérieure. Son ordre était originellement appelé l’Ordre du Cœur Ardent en référence à son tempérament féroce, mais il fut rebaptisé l’Ordre de Notre Dame des Martyres après sa mort des mains des Sorciers du Culte de Mnestteus.

Dans l’iconographie de la Sororité, Katherine est représentée telle un ange vengeur sis sur un nuage et entouré d’une auréole. Elle est souvent montrée équipée d’une épée et d’une bannière, en référence à son rôle symbolique de porteuse des armes de Dominica, et d’un bouclier représentant le Praesidium Protectiva.

Sainte Silvana

Fondatrice de l’Ordre du Suaire d’Argent

Comme les autres saintes fondatrices des ordres majeurs, Silvana faisait partie de la garde qui escorta Dominica devant le Trône d’Or. Elle est fameuse pour les nombreux actes de sacrifice qu’elle a accompli de son vivant, et les Sœurs qui survivent miraculeusement à une bataille invoquent son nom pour remercier l’Empereur de les avoir délivrées des ténèbres.

On dit que Silvana mourut après avoir été empoisonnée par un Cultiste de Parque, et la légende veut que son corps ait mystérieusement disparu après avoir reposé, intact, pendant une semaine dans le Sanctum du Couvent Prioris. Une trace argentée de son squelette resta imprimée sur son suaire, et celui-ci, en plus d’avoir donné son nom à l’ordre, est l’une des plus puissantes reliques de la Sororité. L’image la plus fréquemment associée à Silvana est par conséquent le linceul, orné de l’image spectrale de son squelette.

Sainte Lucia

Fondatrice de l’Ordre du Cœur Valeureux

La plus jeune des compagnes de Dominica, Lucia subit le martyre après avoir été capturée par des Récidivistes, qui lui crevèrent les yeux et l’obligèrent à entendre les hurlements d’un millier d’innocents torturés à mort devant elle. A l’insu de Lucia, un groupe de ses sœurs se trouvait parmi les prisonniers, mais on raconte qu’aucune d’entre elle ne proféra un son pour ne pas accabler davantage leur compagne.

L’art de la Sororité représente Lucia sous les traits d’une femme aux yeux bandées, une larme de sang sur la joue. Elle brandit souvent une épée qui symbolise son rôle au sein des Ordres Militants. Sa main droite est parfois occupée par un crâne, représentant la tête coupée du Seigneur Vandire, qu’elle récupéra après que Dominica l’eut décapité. On raconte aussi qu’elle l’écorcha, le polit, et le grava de litanies avant de le placer dans la Salle des Origines.

Sainte Mina

Fondatrice de l’Ordre de la Rose de Sang

Mina était réputée pour être une Sœur maussade, prompte à la colère et impitoyable au combat. L’Ordre de la Rose de Sang ne fut créé que deux mille cinq cents ans après la fondation des quatre premiers Ordres majeurs, et Mina était morte depuis bien longtemps. Avant cela, son ordre se résumait à de petits groupes de Sœurs escortant les Abbesses de l’Adepta Sororitas, et c’est à partir de ces groupes que l’Ordre fut officiellement créé. Mina connut le martyre face à un Culte Sanguinaire, dont les agents lui tendirent une embuscade alors qu’elle priait, seule, dans un petit temple d’Hydraphur. Son corps fut retrouvé par ses sœurs, vidé de son sang, mais l’autel et le temple étaient couverts de celui de ses assaillants, et une dizaine d’entre eux gisait autour de son cadavre.

Le symbole de Sainte Mina est une rose rouge aux épines proéminentes, témoignant de sa nature. Deux couteaux dégoulinant de sang sont croisés derrière la rose pour rappeler les circonstances de son martyre.

Sainte Arabella

Fondatrice de l’Ordre de la Rose Sacrée
La Libératrice

Tel l’Ordre de la Rose de Sang, l’Ordre de la Rose Sacrée ne fut pas formellement créé avant le règne de l’Ecclésiarque Deacis VI. Sainte Arabella était connue pour être une Sœur particulièrement sereine et calme face à l’adversité. On dit que son influence fut cruciale lors des négociations qui conduisirent Dominica à accepter le plan de l’Adeptus Custodes lors de l’Apostasie. Elle est aussi appelée la Libératrice car c’est vers elle que se tournent les Sœurs priant pour être libérée du doute et des actions non réfléchies lorsqu’il convient de garder la tête froide.

Nul ne sait si Arabella mourut de mort violente, de vieillesse, ni ce que fut son destin. Quiconque cherche à en savoir plus auprès des Sœurs de son ordre sera reçu par un silence glacial. Le symbole d’Arabella est une rose blanche brandie par un poing ganté de mailles.

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Sources

  • Codex Chasseurs de Sorcières, V3
  • Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : le Sang des Martyrs
  • Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : Traité Inquisitorial
  • White Dwarf N°121 (Mai 2004)

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