Ultramarines

De Omnis Bibliotheca
(Redirigé depuis Ultramar)
EnProgrès.jpg
Artikle pô fini. J’suis en train d’mettre ça
kom il fô pour k’ça soit tout bô tout bien !
- Krapull Kass’Krane, Mékano
et scribe stagiaire Ork.


LogoUltramarines.png

Parmi tous les Chapitres Codex, le plus célèbre est celui des Ultramarines, le Chapitre du Primarque Roboute Guilliman en personne. Ce nom est synonyme de discipline et d’honneur, et les récits de leurs victoires sont contés aussi bien dans les halls de Macragge, leur planète d’origine, que dans ceux de Terra. Lorsque les ennemis de l’Humanité se rassemblent, les Ultramarines sont là pour les vaincre.

UltramarinesCouverture.jpg

Les Ultramarines

« Par-delà mon dernier souffle, j’honorerai mes frères, mon Chapitre et mon Empereur. »
- Serment d’endoctrinement des Ultramarines.
Decor2ImperiumDeHumanite.png
« Honneur et Courage ! »
Les Ultramarines sont des guerriers et des stratèges renommés, l’incarnation de l’héroïsme de l’Adeptus Astartes. Tout autant conquérants que protecteurs, ils sont le parangon du Space Marine, à la fois par leur courage, mais aussi par leur stricte application du Codex Astartes. Ils ont donné naissance à plus de Chapitres successeurs que n’importe quelle autre légion de la Première Fondation, et ceux-ci ne ménagent pas leurs efforts pour se montrer dignes de leurs illustres cousins.

Le monde chapitral des Ultramarines est une planète rude et montagneuse nommée Macragge, qui se trouve au cœur du royaume d’Ultramar, domaine des Ultramarines. Située près de la Bordure Orientale, cette enclave de systèmes solaires fortifiés connaît une prospérité inégalée ailleurs dans l’Imperium. Les populations des nombreux mondes civilisés sont en compétition permanente pour fournir des recrues aux Ultramarines, et des statues immortalisent ceux qui ont atteint cette apothéose tant convoitée.

Les Ultramarines guerroient au nom de l’Empereur à travers toute la galaxie, et défendent l’Humanité contre les hérétiques et les Xenos. Pourtant, la pire épreuve du Chapitre ne se déroula pas à l’autre bout de la galaxie, mais dans Ultramar, lorsqu’en 745.M41 les Tyranides de la Flotte-Ruche Béhémoth attaquèrent Macragge et faillirent la détruire totalement. Seul le sacrifice héroïque de l’intégralité de la 1ère Compagnie parvint à stopper la marée extraterrestre. Ce fut un coup terrible pour le Chapitre, qui mit de longues années à s’en remettre. Cependant, il y est parvenu, et se tient aujourd’hui plus fort que jamais face à ses ennemis.

Origines

Fait unique parmi les légions de la Première Fondation, l’histoire des Ultramarines est relativement bien documentée et il existe une pléthore d’informations concernant la création de cet illustre Chapitre. L’un des grands mystères au sujet des Primarques à l’origine des légions Space Marines concerne les circonstances dans lesquelles ils furent ravis à l’Empereur. De nombreuses théories, parfois fantaisistes, ont été élaborées, mais aucune n’est à même d’expliquer vraiment comment un tel acte blasphématoire a pu être commis. S’il est peu probable qu’on sache un jour la vérité, l’examen des circonstances de la découverte de Roboute Guilliman sur Macragge peut néanmoins aider à mieux comprendre ce qui a pu se passer.

Macragge est un monde rocailleux et inhospitalier situé dans la bordure orientale de la galaxie. Les trois-quarts de sa surface sont recouverts de plateaux désolés ou de montagnes, et le reste de mers azurées. Macragge avait survécu aux catastrophes de l’Ère des Luttes, son industrie était restée intacte, le contact avait pu être maintenu avec les systèmes voisins et des vaisseaux spatiaux ne cessèrent jamais de circuler malgré la force des tempêtes Warp. A la tête de la planète trônaient deux rois, ou consuls, dont les paroles faisaient loi. Ceux qui osaient enfreindre les règles s’exposaient à de sévères châtiments, tandis que les attitudes honnêtes étaient encouragées et que des responsabilités étaient proposés aux plus capables. La vie des habitants était dure, seuls les plus robustes parvenant à l’âge adulte. Il revenait à l’État de déterminer à la naissance si un bébé, garçon ou fille, était assez fort pour survivre. Dans le cas contraire, il était abandonné au fin fond des montagnes…

Les citoyens de Macragge vivaient dans la discipline, le don de soi et la simplicité. Ils se considéraient comme les garants des valeurs de l’Humanité, fuyant la luxure et l’oisiveté. Le progrès technologique était à leurs yeux synonyme de discorde et, à terme, de déclin des valeurs morales, aussi ne lui accordaient-ils que peu de confiance.

Les valeurs de ce peuple étaient si justes qu’elles forçaient l’admiration des systèmes voisins. Afin de maintenir cet état d’esprit, les enfants des deux sexes étaient envoyés dès l’âge de six ans dans des académies militaires et athlétiques où on leur enseignait le combat, la discipline, la résistance à la souffrance, la survie en milieu hostile et la manière d’entretenir leur santé. Cette période de leur vie était particulièrement dure et brutale, aussi peu d’entre eux en sortaient-ils vivants. A quatorze ans, à l’issu de huit années d’un entraînement très sévère, les étudiants devenaient des soldats.

Le régime répressif de Macragge reposait sur sa puissance militaire qui ne pouvait pas être remise en question, méthode particulièrement efficace d’ailleurs copiée par les systèmes avoisinants. C’est pourquoi, alors que le reste de la galaxie était menacé de sombrer dans l’anarchie pendant l’Ère des Luttes, Macragge et les planètes environnantes continuèrent de prospérer tandis que leurs armées disciplinées et entraînées faisaient face aux invasions extraterrestres, aux pirates et aux renégats. Un soldat combattait jusqu’à l’âge de trente ans, après quoi il lui était possible de fonder une famille. Cependant, en dépit de nets succès militaires dans l’espace, certaines régions de la planète restaient désolées et étaient parcourues par des bandits qui écumaient les landes de l’Illyrium dans le nord. Konor, l’un des plus puissants Rois-Guerriers de Macragge, mena ses armées contre les barbares du nord, mais même lui ne parvint pas à pacifier durablement la région.

La venue de Roboute Guilliman fut précédée de nombreux présages. Les scribes notèrent divers phénomènes étranges et un passage issu des mémoires de Konor apporte des éléments vitaux à la compréhension des mystères environnant les Primarques. Ces écrits ont été préservés par les Archivistes Ultramarines et ont autant éclairé que divisé les historiens.

De tels rêves peuvent mener un homme à mur qu’il est devenu fou, ou pire, qu’il est la proie des Démons. Je fais ces cauchemars toutes les nuits depuis trois mois et il n’est pas un matin ou je me réveille sans avoir poussé d’horribles hurlements. Je rêve de monstruosités bardées de griffes et de crocs cherchant à déchires mon corps et à se repaître de mon âme. Les guérisseurs me préparent des infusions de racines de lassiam, mais cela n’y change rien. Jusqu’à ce soir je me sentais devenir fou or, cette fois-ci alors que je contemplais avec horreur des monstres cherchant à sucer la moelle de mes os, j’ai vu un personnage en armure resplendissante. Sur sa plaque pectorale était gravé un aigle si bien poli qu’il brillait comme de l’argent Un casque de bronze recouvrait son visage et il tenait fermement dans sa main une imposante épée qui crépitait d’énergie. Les créatures des ténèbres se jettent sur lui mais il les abattit avec sa puissante épée jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus. Il lança alors un regard dans ma direction et je me retrouvais soudain au pied des Chutes d’Hera dans la Vallée de Laponis. J’étais trempé par les éclaboussures des impressionnantes trombes d’eau lorsque j’aperçus non loin un enfant aux cheveux d’or. Le guerrier me demanda d’en prendre soin et, alors que je m’approchais pour le prendre dans mes bras, je me réveillais, plus apaisé que je ne l’avais été depuis des mois. Était-ce un rêve ou une vision ? Je n’en sais rien, mais à mon réveil mon visage était couvert d’une fine pellicule d’eau fraîche.

Selon la légende, le lendemain de son rêve, Konor, le premier Roi-Guerrier de Macragge, chevaucha vers l’est à la tête de ses gardes d’honneur en direction des chutes d’Hera. Ce n’est qu’après plusieurs semaines de voyage et la traversée de pics enneigés qu’ils parvinrent aux chutes vertigineuses d’eau glaciale.

Là, emmitouflé dans ses langes, ils trouvèrent l’enfant que Konor avait vu. Comment avait-il pu se retrouver dans cette vallée était un mystère qui ne fut jamais percé à jour, mais l’événement n’en fut pas moins considéré comme historique. Konor ramena le bébé à son palais et l’appela Roboute, ce qui signifie "Celui qui est Grand".

Roboute Guilliman

Pour Ultramar !
La discipline martiale, l’honneur altruiste et le génie tactique des Ultramarines sont à attribuer directement à leur Primarque. Élevé sur le monde de Macragge, Roboute Guilliman fut intronisé par une noblesse guerrière dès son plus jeune âge. À son dixième anniversaire, il avait déjà assimilé tout ce que les érudits de Macragge pouvaient lui enseigner. Ses connaissances en matière d’histoire, de philosophie et de science étonnaient ses aînés, mais son plus grand talent résidait dans les domaines de la stratégie, de la logistique et de la guerre. La jeunesse de Roboute Guilliman et son ascension fulgurante sont bien documentées, mais il suffit de dire qu’il était une force de proposition irrésistible, une figure d’inspiration qui sortit Macragge d’une ère de guerre et de trahison pour la mener vers un âge de prospérité. Lorsque l’Empereur atteignit cette planète, il fut abasourdi par l’ordre et l’opulence qui y régnaient. Il comprit immédiatement que Guilliman était un Primarque aux aptitudes exceptionnelles.

Quand la Légion des Ultramarines fut placée sous les ordres de Roboute Guilliman, sa base avancée fut établie sur Macragge. Le Primarque assimila rapidement les merveilles technologiques de l’Imperium et se mit à l’œuvre avec enthousiasme et talent. Ses plus grandes compétences brillaient dans le domaine de la guerre, et il mena les Ultramarines vers de glorieuses conquêtes dans le sud de la galaxie.

Les planètes qu’il ramena dans le giron de l’Imperium bénéficièrent de ses talents d’organisateur et de sa capacité à instaurer des gouvernements efficaces. Lorsqu’il libérait un monde de la Tyrannie ou le sortait de l’ignorance, il s’attelait en priorité à assurer son autonomie en matière de défense. À son départ, il laissait des conseillers de confiance chargés de fonder une industrie et des routes de commerce avec l’Imperium. Le gouvernement avait pour priorité le bonheur de son peuple et le renforcement de ses capacités militaires. Même si l’exemple de Guilliman a été copié au fil du temps, nul n’a jamais réussi à égaler ses talents dans le domaine de la création de planètes prospères, et à même de se défendre seules en cas d’attaque imprévue.

La Forteresse Macragge

Pendant ce temps, les fortifications des Ultramarines se multipliaient sur Macragge. Certains Ultramarines ne participèrent pas à la Grande Croisade afin de concentrer leurs efforts sur cette tâche, qui progressa rapidement grâce aux routes commerciales récemment établies et à l’industrie florissante. En moins d’un an, une base d’entraînement fut achevée et le recrutement sur Macragge et les mondes environnants débuta. Le système fut baptisé Ultramar, et il ne fallut guère de temps pour que la légion des Ultramarines accueille ses premiers néophytes nés dans Ultramar. Grâce à l’efficacité de leur organisation, les Ultramarines purent ainsi assurer un afflux constant de guerriers pour poursuivre la Grande Croisade. Avec la pureté de leur patrimoine génétique et l’expertise tactique de Roboute Guilliman, les Ultramarines devinrent la plus imposante des Légions, car ils recrutaient davantage et subissaient moins de pertes.

Après la Trahison

Quand l’Hérésie d'Horus plongea l’Imperium dans la sauvagerie et la guerre civile, les Ultramarines étaient engagés dans le sud de la galaxie. Leurs succès les avaient entraînés loin de Terra, et les avaient éloignés des armées du Maître de Guerre, situées au nord-est de la galaxie. Lorsque la trahison d’Horus apparut au grand jour, les Ultramarines et Guilliman étaient incapables d’aider rapidement l’Empereur. Pire encore, les tentatives des Ultramarines pour retourner sur Terra furent contrecarrées par la Légion renégate des Word Bearers. Les Ultramarines ne purent donc pas être présents aux côtés de l’Empereur lors de l’ultime bataille apocalyptique de l’Hérésie d’Horus, le Siège de Terra, lors de laquelle des milliers de Space Marines loyalistes donnèrent leurs vies pour tenter de vaincre le Maître de Guerre. C’est ainsi que par quelque caprice d’un destin ironique, la légion des Ultramarines termina l’Hérésie d’Horus en n’ayant subi que relativement peu de pertes, comparée à ses sœurs.

Ce fut au sortir de l’Hérésie d’Horus que les Ultramarines se révélèrent cruciaux, car ils défendirent l’Imperium à une époque dangereuse, lors de laquelle des myriades d’ennemis se précipitaient comme des charognards sur un animal mourant. La moitié des Légions s’étaient ralliées à Horus, tandis que les loyalistes avaient subi de lourdes pertes, par conséquent le nombre de Space Marines capables de défendre l’Imperium était réduit au pire moment.

DécorUltramarine.png

Histoire des Ultramarines

« La nature de l’Humanité est la guerre ; un fait indéniable pour tout étudiant en histoire, mais à quelle fin ? Simplement la survie peut-être ? Beaucoup le diront, mais elle représente peu de choses par rapport aux merveilles et aux terreurs que nous avons accompli par la guerre. Je conteste que le conflit ne soit rien d’autre qu’un éradication naturelle ; une purge que nous savons nécessaire instinctivement pour que de plus grandes choses puissent être réalisés, que de plus grands dessins et de plus grands rêves deviennent réalité pour les générations à venir. L’homme tue sans hésiter pour survivre, certes, mais l’homme meurt dans la gloire pour les futures générations. »
- Issu du Neuvième Livre Cryptographes, Auteur Inconnu, M.7.

Au début de la cataclysmique guerre civile déclenchée par la trahison d’Horus et des machinations des sombres puissances du Warp, la XIIIe Légion, les Ultramarines, était l’une des forces militaires les plus puissantes de l’Imperium. Avec une force de combat active comprenant environs 250 000 Legiones Astartes, un domaine couvrant tout un secteur sous leur autorité et une structure inégalée pour l’approvisionnement et l’entraînement des novices - lui permettant de résister à des pertes susceptibles de paralyser d’autres Légions - ce fut cette puissance même qui en fit une cible de choix pour la conspiration des traîtres. Ce fut à Calth que le coup tomba. Mais alors que la légende des osts couleurs lapis-lazuli d’Ultramar et le génie stratégique de son Primarque Roboute Guilliman étaient déjà largement diffusés par les Itérateurs et les Commémorateurs de la Grande Croisade, la route par laquelle les Ultramarines arrivèrent à cette apothéose de puissance n’est pas très bien connu et, dans certains cas, les faits furent gardés secrets. Les complexités du passé de la Légion et les relations parfois conflictuelles et même antagonistes que les Ultramarines entretenaient avec plusieurs Légions ont également été dissimulées. Ce sera cette histoire cachée qui allait porter des fruits amers sur Calth et jetterait son ombre sur les guerres qui allaient suivre.[1]

Origines : Les Guerriers-Nés de la Longue Nuit

L’origine de la XIIIe Légion était, comme pour les autres Legiones Astartes, Terra, pendant les dernières années des Guerres d’Unification. Les archives de cette époque montrent que le recrutement "Alpha" de la XIIIe Légion - le premier groupe expérimental composé de plusieurs milliers de guerriers afin de juger la stabilité et l’adaptabilité de leur patrimoine génétique - passa le test avec des paramètres acceptables et sans mutation physique singulière ou notable, correspondant aux résultats attendus, avec la pleine fonctionnalité des organes implantés aux spécifications projetées. Psycho-organiquement, les Initiés étaient réputés pour afficher une grande agressivité, comme prévu, mais avait aussi une tendance marquée à la cohésion et au respect de la hiérarchie, couplé à un dévouement presque pathologique à la réalisation d’un objectif assigné, en particulier lorsqu’on les comparait avec les profils psychologiques de certains autres échantillons Alpha, tels les groupes des Légions XII et V, qui ont montré après l’implantation des tendances individualistes et des comportements hargneux plus élevées. Bien que l’essentiel de ce qui se produira alors pour la très précoce expansion de la XIIIe Légion après sa phase de test ait été occulté par des secrets infranchissables, comme tout ce qui est inhérent à la plupart des travaux génétiques de l’Empereur, et malgré la perte des archives dans la destruction causée par le grand siège de Terra durant la bataille finale, certains faits peuvent encore être reconstitués et une hypothèse formulée.

En matière de recrutement, des preuves apparentes montrent que les Initiés pour la XIIIe Légion ont été recrutés à travers Terra dans des régions aussi diverses que les clans sous-équatoriaux de Panpocro, les familles guerrières des Enclaves de Saragon, l’orgueilleuse Ruche Oligarchique de Midafrik et, plus récemment, les tribus anthropophages des déserts du Caucase. Malgré les variétés de cultures et d’origines de ces groupes, ils avaient tous un point commun : leur violente résistance aux dernières étapes de l’Unification, une résistance brisée en fin de compte dans chaque cas, non pas par une capitulation négociée mais par un quasi anéantissement, ne laissant guère plus, dans certaines situations, que des réfugiés internés et des populations orphelines exsangues par les conflits sauvages qui avaient amené ces peuples à bout. Ces événements sont à l’origine du premier surnom informel par lequel la XIIIe Légion fut connue par les forces aux côtés desquels elle servit - "Les Guerriers-Nés". On peut penser que les effets psychologiques particuliers du patrimoine génétique de la XIIIe Légion peuvent avoir été délibérément utilisés comme une arme finale de l’Unification afin d’éliminer une potentielle rébellion sur Terra et absorber davantage la force des tribus sauvages de la Longue Nuit dans l’Imperium naissant. Une preuve supplémentaire peut être déduite par le fait qu’il n’y a aucune preuve d’un déploiement actif de la XIIIe Légion sur Terra pendant la période des amères Guerres d’Unification - contrairement aux Légions VII et VIII par exemple - leurs premiers honneurs de bataille enregistrés correspondent à la première pacification de Luna, et à la brutale campagne de Sedna au bord du système Sol.

Durant la première phase de la Grande Croisade, la libération du Segmentum Solar, en progression, permit de découvrir que cette région qui faisait parti des premiers domaines stellaires de l’Humanité, ancienne et très peuplée, abritait de nombreux survivants du Moyen-Âge Technologique. Parmi eux, certains accueillirent à bras ouverts l’Imperium comme un sauveur et protecteur, mais beaucoup d’autres mondes résistèrent à la Conformité Impériale, soit par ignorance ou par orgueil dans leurs propres forces, comme il y en avait d’autres qui vivaient sous le joug de l’oppression xenos. Cependant, la vague de conquête, avec l’Empereur à la tête de l’effort de guerre, pris rapidement de l’élan, et les Légions Space Marines connurent leur première grande expansion qui fut pour elles un moment essentiel. Au cours de cette période, la XIIIe, alors forte d’environ 8 000 Astartes, commença à s’imposer aux côtés des autres Légions sous le commandement direct de l’Empereur, gagnant en renommée dans des campagnes notables telles que la libération de Diurnus et la destruction du xeno-empire Scorvidien, ainsi que par une série d’actions de conquêtes individuelles réussies sur des planètes telles que Lorin Sigma, Sekel’s Landing et Ne’deble. À partir de chacun de ces mondes humains conquis, les factions les plus militantes fournirent des apports supplémentaires de recrues pour la XIIIe, tout comme les Guerriers-Nés de Terra avaient formé leurs premiers contingents.

Ce fut au début de la Grande Croisade que le génie du grand projet de l’Empereur pour Ses Légions Space Marines devint de plus en plus apparent. Alors que chacun de Ses guerriers surhumains prouva sa capacité à se battre sur n’importe quel champ de bataille et de remporter la victoire, l’Empereur avait clairement modelé dans le mélange alchimique de Ses fils une diversité de tempéraments et de capacités qui donnèrent à chaque Légion une force ou une aptitude à un théâtre de guerre qui lui était propre, au-delà de ceux de ses pairs. Dans certains cas, ces talents étaient ataviques et visibles, qu’il s’agisse de la fureur quasi-surnaturelle déjà manifestée par la IXe Légion ou de l’étonnante résilience de la XIVe Légion. Dans d’autres cas, ces talents étaient plus subtils et inscrits dans les gènes, tels que la noirceur qui consumait les âmes de la VIIIe, et pouvait être la manifestation, en paroles et en actes, de la ruine de leurs ennemis, ou encore la dévorante passion froide et l’aptitude technologique de celle qui était déjà connu sous le nom de la "Dixième de Fer". C’est dans cette dernière catégorie que la XIIIe tomba.

En son sein se mélangeait agressivité et retenue, discipline et détermination qui la rendait extrêmement aptes à des opérations conjointes et au travail en groupe sur plusieurs théâtres de guerre. La XIIIe Légion a également connu un important succès dans les opérations indépendantes où elle prit le commandement direct des forces de soutien secondaires de l’Imperialis Auxilia, ainsi que des régiments d’élite du Solar Auxilia et ceux des "Anciens Cent", ainsi que des auxiliaires souvent indisciplinés de l’Imperialis Militia récemment contraint à la Conformité Impériale. Dans ce dernier cas, la XIIIe détachait souvent des cadres de ses propres guerriers pour agir en tant que prévôts et partisans d’une discipline stricte si nécessaire, appliquant la justice et inspirant la bravoure aux récalcitrants des premières lignes ; des tâches que d’autres Légions considèrent indignes d’elles et déshonorantes, perçues comme une mauvaise utilisation des Legiones Astartes dans la bataille.

Face à sa capacité d’adaptation et à la variété des opérations menées, on disait qu’elle rappelait la légendaire Ière Légion ainsi que les éminents Luna Wolves dont la gloire et les accomplissements, depuis la réintégration rapide de son Primarque à son commandement, étaient nombreux. La clé de son style de combat était l’imitation et l’adaptation. Ses arts de la guerre personnels évoluaient rapidement à partir des principes énoncés au cours de l’endoctrinement et de la formation de ses guerriers, se combinant avec des influences tirées des nombreuses cultures martiales qui furent les piliers de sa fondation et des autres Légions aux côtés desquelles elle combattit. Ces influences allaient du combat au couteau des gangs d’Opaki de la Ruche Kôr aux tactiques de guerre blindées de la Xe Légion.[2]

La Treizième Confrérie

Héraldique de la Légion des Ultramarines
Bannières de la Légion des Ultramarines.

Parmi les nombreuses bannières et icônes portées par les Ultramarines, les étendards de bataille de la Légion sont les plus importantes. Ces grandes banderoles en tissu sont commandées individuellement par le Haut Commandement de la Légion et remises aux sous-commandements des Chapitres, souvent en l’honneur d’une grande victoire. Elles sont le symbole que le commandant du Chapitre porte l’autorité du Primarque et l’honneur de la toute la Légion.[3]

Iconographie des Boucliers Ultramarines.

La Légion des Ultramarines attache une grande importance au déploiement d’unités équipées de boucliers, et en plus des escouades Breacher de la Légion que l’on retrouve couramment chez les Legiones Astartes, la XIIIe Légion équipe ses escouades d’élite Invictarus Suzerain de Boarding Shield fabriqués par des artificiers et que de nombreux Invictarii continueront de porter lors de leur service ultérieur dans le corps des officiers de la Légion.[4]

Au cours de la troisième décennie solaire de la Grande Croisade, la XIIIe Légion commença à développer un caractère qui lui était propre. Elle se démarqua pour son sens pratique et spontané, consacrant peu de temps aux arts ésotériques de la guerre ou aux stratégies conjecturales, préférant une approche directe et mobile de l’engagement. En temps de guerre, elle s’appuyait sur la réalisation rapide des objectifs et sur des stratégies tactiques rapidement définis, issus d’expériences éprouvées sur le champ de bataille et déterminés par la situation. Elle avait son amour-propre, et bien que tous s’accordèrent sur son inébranlable fidélité à la cause de l’Imperium, elle montra montra une tendance à défendre obstinément son honneur et se livra à une concurrence ouverte aux succès avec les autres Légions aux côtés desquelles elle servi, en particulier celles dont les Primarques avaient déjà été retrouvé. La confrérie guerrière de la XIIIe Légion commença également à afficher ses accomplissements. Plutôt que de prendre une livrée et une iconographie particulières, comme la IIIe Légion ou les Dusk Raiders, les compagnies qui se distinguèrent lors d’une opération ou d’une campagne particulièrement importante de mise en Conformité, appliquèrent des ajouts à leur livrée principale de Légion - qui conserva le schéma gris sombre et bronze post-Unification qu’elles portaient depuis Sedna - pour commémorer leurs plus grandes réussites. Les compagnies qui avaient combattu aux côtés de la VIIIe Légion lors de la purge des corsaires Abhumains de la Nébuleuse Cancerai, portèrent par la suite des gantelets noirs, les heaumes bleu nuit, l’icône de l’ancienne balance et la tête de mort du jugement en opposition à l’héraldique de leur Légion, et se baptisèrent "Némésis". À l’inverse, les formations principalement blindées de la XIIIe Légion qui avaient stoppé l’assaut des Orks sur les plaines de cendres de Cypra Mundi, sauvant ainsi une ville peuplée de millions de personnes d’une mort atroce, commémorèrent la bataille en inscrivant sur leur spalière droite la flamboyante lumière émeraude des aurores boréales qui avait fendues les cieux sous lesquels ils avaient combattu. Ces honneurs furent présentés comme le symbole de la puissance de la Légion, mais aucun de ces Astartes ne désira un nom de baptême pour leur Légion, ne conservant que son numéro, comme le rapporta leur premier Seigneur Commandeur Gren Vosotho, «… On me raconta qu’autrefois le treizième chiffre était considéré par les faibles esprits et ceux asservis par les mensonges de la superstition comme un mauvais présage, mais au service de l’Empereur, nous en ferons un symbole de rédemption et de gloire. » Néanmoins, l’épreuve la plus éprouvante pour la résolution et les capacités martiales de la XIIIe Légion était encore à venir.[5]

La Rébellion d'Osiris

En 833.M30, le nombre de soldats de la XIIIe Légion atteignait environ 33 000 Space Marines, dont le principal contingent constituait désormais la 12e Flotte Expéditionnaire. Cette expansion de leurs effectifs dans un laps de temps relativement court était due à deux principaux facteurs. Le premier était que leur style de guerre avait tendance à éviter les pertes lorsque cela était possible, contrairement aux tactiques employées par d’autres Légions. Le XIIIe évitait les batailles d’usure et s’enorgueillait d’atteindre des objectifs stratégiques avec le minimum de pertes - et lorsque des mondes humains récupérables étaient impliqués, son objectif était également d’effectuer un minimum de dommages collatéraux. Le second provenait d’un aspect récemment révélé de leur patrimoine génétique. Alors que les taux de réussite de l’implantation du Zygote de la XIIIe Légion étaient très proches du niveau médian, il s’est avéré être le plus résistant aux erreurs lors de la réplication - un méridien correspondant uniquement au échantillon de la Ière Légion - souffrant relativement peu de mutation ou de déviation dans la génération ultérieure d’organes Astartes récoltés. Cela permis à la Légion d’étendre progressivement ses effectifs, même sans la stabilisation apportée par le propre code génétique d’un Primarque.

Telle était la situation des effectifs, de l’autonomie et de la stabilité de la XIIIe Légion lorsque l’Empereur, commandant de la puissante flotte de guerre Principia Imperialis, Ferrus Manus et sa Dixième de Fer, et Horus et ses Luna Wolves, menèrent à cette époque respectivement les trois grands axes de la Grande Croisade. Pénétrant dans le vide de l’espace, bien au-delà du Segmentum Solar, la 12eFlotte Expéditionnaire se vit confier la tâche d’étudier l’étendue du disque galactique intérieur et la forte densité de systèmes stellaires autour de Terra. C’est pour cette raison que quand une crise sécessionniste éclata de manière inattendue près des systèmes capitolins du Segmentum Solar, la XIIIe Légion se trouvait être la plus proche et la plus rapide pour réagir.

L’Amas d’Osiris, regroupement de onze systèmes stellaires constituant la partie intérieure du second quadrant du Segmentum Solar, avait soudainement et sans avertissement déclaré sa sécession de l’Imperium. Des navires marchands furent saisis, des escadrons de patrouille navale de l’Imperialis Armada furent chassés par les navires de défense du système, et les agents de l’autorité impériale restèrent silencieux et supposés morts. Les mondes habités de l’Amas d’Osiris, dont plusieurs étaient technologiquement avancés, avaient initialement été mis en Conformité au cours de la huitième année standard de la Grande Croisade, sans relativement peu d’effusion de sang. Cette campagne avait été jugée comme très réussie et la XIIIe Légion y était en grande partie responsable. Le fait que l’Amas d’Osiris soit entré en rébellion ouverte fut ressenti comme un affront à l’honneur de la Légion par son Seigneur Commandeur Gren Vosotho. Le maître de la XIIIe fit le serment de régler le problème le plus rapidement et le plus énergiquement possible. Vosotho, agissant à partir des renseignements issus des premiers rapports, ordonna aux navires de guerre de la 12e Flotte Expéditionnaire de se rendre directement sur le monde bouclier de Septus XII, laissant derrière eux les éléments de soutien de la flotte, les transports lourds et les vaisseaux-forge gardés par ses navires de combat plus lents. La cible de cette force de frappe rapide était la ville atmosphérique de Cabasset, située sur la face obscure de Septus XII, et capitale économique et politique de l’Amas d’Osiris. Vosotho fit le pari qu’une frappe rapide et violente pouvait mettre fin à la rébellion avant que les rebelles ne consolide leurs forces.

En arrivant sur l’orbite du système, la puissance des deux vaisseaux de guerre de la 12e Flotte Expéditionnaire, mené par le vaisseau amiral de la Légion, la Barge de Bataille de classe Goliath, le Sethaln’s Thunder, balaya facilement le système de moniteurs de défense et les vaisseaux envoyés pour les intercepter. Immédiatement après le court échange de tirs, au cours duquel les vaisseaux Space Marine ne subirent aucune perte, ils lancèrent un bombardement de précision à longue portée, qui fut bref et réussi, afin d’affaiblir les défenses orbitales de Septus XII avant d’attaquer la planète elle-même.

Vosotho avait formulé un plan d’attaque sur la base d’un assaut millimétré contre les complexes gouvernementaux et environnementaux sur lesquels toute vie dans la Cité-Ruche était dépendante pour sa survie. Cette manœuvre était une variante d’une tactique en partie développé à partir de l’observation attentive de la maîtrise des Luna Wolves dans ce style d’attaque, et qui assurait une conclusion rapide avec un minimum de dommages sur l’infrastructure d’un Monde-Ruche, ainsi qu’un exemple montrant la futilité d’une rébellion. Le plan lui-même reposait sur des connaissances préalables détaillées du monde considéré comme une propriété impériale et sur une évaluation militaire du nombre et des capacités potentielles des milices rebelles que la Légion était censée rencontrer. Malheureusement, toutes les suppositions que Vosotho et son état-major firent à propos de ce qui attendait la Légion étaient fausses.[6]

L'Assaut sur Septus XII

Le début de l’attaque fut encourageant, soutenu par les bombardements du Sethaln’s Thunder, qui ouvrirent de grandes brèches dans le dôme de protection extérieur de la Ruche Cabasset et par lesquelles Vosotho mena personnellement les Stormbirds de la Légion à l’assaut. La résistance fut immédiatement beaucoup plus importante que prévu alors que la force de débarquement s’enlisa rapidement face à des vagues humaines composées d’abord de centaines, puis de milliers de civils aux yeux morts vêtus de combinaisons de pression improvisées et équipés d’armes de fortune de toutes sortes, dont des charges minières explosives converties en kamikazes. La XIIIeLégion modifia rapidement ses tactiques pour infliger le maximum de dégâts mais, sans se soucier de ses pertes, la marée de corps continua d’avancer dans un silence de mort et il devint rapidement évident qu’il ne s’agissait pas d’une simple rébellion et d’un ennemi ordinaire. Afin d’éviter que son attaque s’enlise et sa que sa force d’invasion se retrouve encerclée, Vosotho appela ses renforts et ordonna à ses escouades d’attaquer, en s’appuyant sur la vitesse et la coordination, ainsi que sur la supériorité de ses Space Marines en combat rapproché, afin de remporter le combat. Lentement et avec des pertes sans cesse croissantes, les Legiones Astartes s’enfoncèrent de plus en plus profondément dans la Cité-Ruche et, pas à pas, ils commencèrent à sécuriser leurs objectifs tactiques, écrasant une opposition mieux armée qui s’avérait être les gardes du corps de la noblesse de la Ruche. Ce fut lorsque la XIIIe Légion fut très engagée et à des kilomètres de la Ruche que le piège se referma. Une flotte xeno de type et d’origine inconnus, comprenant cinq vastes vaisseaux en forme de sablier dont les structures tournaient sans cesse comme des rouages d’horlogerie, apparut et se dirigea à grande vitesse vers l’intérieur de la couronne de feu de l’étoile géante de Septus. Réalisant le désastre qui était sur le point de se produire, Vosotho ordonna une retraite générale de la surface, mais alors que ses forces luttaient pour retourner à leurs aéronefs de combat et à leurs transports, le combat contre les Space Marines s’intensifia et la nature des attaques commença à changer.

Alors que les Stormbirds en réserve tombaient sous une attaque menée de tous côtés pour tenter de les paralyser ou de les détruire, de nouvelles foules de civils apparurent et se jetèrent dans les couloirs, leur intention n’étant pas de tuer, mais de submerger les positions des Legiones Astartes, les noyant sous la masse de leurs corps, sans tenir compte du coût en vie. Au-dessus d’eux, dans le vide spatial, les deux flottes s’affrontèrent. Le grand vaisseau en forme de sablier mit à mal le gigantesque Sethaln’s Thunder, déchaînant des fouets éclatants de particules élémentaires, embrassant les vaisseaux de guerre impériaux et engloutissant tous les escadrons de chasse ou les torpilleurs qui s’effondrèrent complètement. La 12e Flotte Expéditionnaire fut vaincue, mais elle combattit vaillamment, faisant reculer l’un des titanesques engins xenos, d’étranges vapeurs colorées fuitant de sa coque, mais au prix d’une douzaine de ses propres vaisseaux, tandis que le Sethaln’s Thunder, transformée en une épave en flamme, chuta à travers la ligne de bataille.

C’est alors que d’effrayantes silhouettes, embrasées de l’intérieur par une lumière maladive, commencèrent à se matérialiser parmi les assaillants, à la surface et directement dans les vaisseaux impériaux engagés dans le combat. Vêtus d’une armure ayant la forme d’une tenue de confinement biomécanique baroque, les créatures à l’intérieur étaient à peine visibles ; des formes macabres de brumes incandescentes dont les gantelets crachaient un feu éthéré, leur volonté écrasant l’esprit de ceux qui leur résistaient. Le dernier ordre de Vosotho était que la flotte se retire avec le plus grand nombre possible de guerriers de la XIIIe Légion, mais en bon ordre. Un nouvel ennemi de l’Imperium avait été rencontré et la nouvelle devait atteindre Terra à tout prix. Vosotho, commandant l’arrière-garde, sacrifia sa vie en guise de pénitence pour son erreur, son dernier acte fut de transférer le commandement de la Légion au plus haut commandant survivant présent en orbite, le Premier Maître Marius Gage. Ce fut grâce à la rapidité de réaction et à la perspicacité tactique de Gage qu’il fut possible de contenir les vaisseaux ennemis jusqu’à ce que chaque Stormbird survivant de l’assaut terrestre ait quitté la planète, un affrontement faite d’attaques, de contre-attaques et de retraite afin de tenir à distance les vaisseaux ennemis jusqu’à ce que la 12e Flotte Expéditionnaire se fraye un chemin.

En fin de compte, ce qui aurait pu devenir une catastrophe ne fut qu’une simple défaite et, après évaluation, la XIIIe Légion avait perdu un peu plus de 6 500 Space Marines, soit la plus grande perte de toute l’histoire de la Légion. Bien que ce soit environ un cinquième de sa force de combat en termes d’Astartes, les morts comptaient parmi eux une grande partie de l’élite de la Légion, dont de nombreux anciens combattants terrans présents depuis sa fondation et son Seigneur Commandeur Gren Vosotho. Sa flotte avait également beaucoup souffert, avec un quart de ses navires de guerre perdus ou irrémédiablement endommagés, en particulier son navire amiral. Cela fut un amer coup porté à la fierté et à l’honneur de la Légion, défaite résultant de leur excès de confiance. Ils avaient soif de vengeance mais même cela leur fut refusé.

Un peu moins d’un an plus tard, la XIIIe Légion revint dans l’Amas d’Osiris, qui fut mis entre temps en quarantaine et sous blocus, avec une force renforcée par la Solar Armada, des éléments de la XVIIIe Légion et des cadres anti-Psykers de Terra. Les xenoformes qui furent surnommés par l’Officio Biologis sous le terme d’"Osiran Psybrid", avaient laissées des mondes désolés, débordant de morts sans sépulture ou plongés dans des troubles et des guerres civiles. Mais des Xenos responsables de ces atrocités, ils ne trouvèrent aucun signe. Regroupant des archives fragmentaires provenant de datasphères et d’humains purifiés, il fut impossible de savoir d’où étaient venus les Xenos ou où ils étaient allés, seulement qu’ils avaient au début agis secrètement, infiltrant insidieusement des mondes ; puis qu’ils détruisaient les volontés de leurs populations, kidnappant certaines et laissèrent les autres périr simplement de faim ou dans l’inaction en leur absence. D’autres mondes entrèrent en rébellion à cause de la secrète domination psychique de leurs dirigeants et par la manipulation des peurs de leur population. La révélation conclue qu’ils étaient un ennemi peut-être peu nombreux, mais à la fois perfide et extrêmement puissant, une menace évidente qui devait être exterminée au nom de l’Empereur.

À la suite de la campagne courte mais sans gloire qui ramena l’Amas d’Osiris sous le contrôle de l’Imperium pour un repeuplement, la XIIIe Légion prêta serment de vengeance contre les Xenos pour le jour où ils réapparaîtraient de nouveau. La Légion, maintenant sous le commandement de Marius Gage, se réorganisa et chercha à reconstruire rapidement ses effectifs et son arsenal, puis redoubla d’efforts dans le service de la Grande Croisade, comme s’il elle essayait de prouver que la défaite à Septus était une aberration ne devant jamais être répétée, et le nom de son maître disparu et la bataille dans laquelle il est tombé devint un sujet dont on ne parlait plus mais qui pesait comme un poids sur leurs épaules.

Il existait maintenant au sein de la Légion un terrible sentiment de perte et une once de doute dans ses propres capacités. Dans le cœur de ses Légionnaires, le perpétuel désir de retrouver leur Primarque comme on cherche un remède à tous ces maux, était à présent plus vivace, afin de se sentir - comme ils le verront – complet. Ironie du sort, plus de deux années terriennes auparavant, dissimulées à la connaissance de la Légion et avant les événements de Septus, leur Primarque avait été localisé par l’Empereur, mais en raison des caprices du Warp, le contact ne serait pas possible avant plusieurs années standards. Pendant cette période, aussi brève soit-elle, et tout en paraissant être une éternité aux fils de la XIIIe, la Légion se battit avec une soif de bataille implacable, mais sans joie, conquérant successivement monde après monde pour la Grande Croisade, mais fuyant désormais les lauriers de la victoire autrefois convoités et le respect de ses pairs qu’elle recherchait autrefois, jusqu’à ce que l’heure de son salut vienne enfin.[7]

Ultramar

À l’époque où le jeune Roboute Guilliman faisait la guerre en Illyrium, la flotte de l’Empereur avait atteint la planète d’Espandor, à la lisière du réseau de mondes avec lequel Macragge avait maintenu un contact. Des Espandoriens, l’Empereur appris l’existence de Macragge et du fils extraordinaire du Consul Konor Guilliman, et de ce qu’Il entendit, Il su que cet enfant ne pouvait être qu’un Primarque disparu. Certains pensent que l’arrivée de l’Empereur à Espandor, dans une région isolée, loin de la ligne de front de la principale progression de la Grande Croisade, n’était pas un hasard et que certains talents Lui avaient permis de percevoir ou de connaître ce qu’Il y trouverait. Quoi qu’il en soit, ce qui suivi n’était certainement pas prévu. Alors que la flotte de l’Empereur mit rapidement le cap vers Macragge, celle-ci fut presque immédiatement déviée par de violentes tempêtes Warp qui s’étaient levées et isolèrent Macragge et une poignée de systèmes proches. Contrarié par un pouvoir que même l’Empereur ne pouvait facilement ignorer, la tempête fit rage dans le secteur durant cinq années standard avant que le contact puisse être rétabli avec succès.

Durant ces années, Macragge connue une transformation frappante. C’était maintenant un monde harmonieux et organisé, prospère et productif. Ses villes avaient été reconstruites en marbre scintillant et en acier brillant, et les rangs serrés de ses armées étaient bien armés et bien équipés, et se préparaient désormais à des opérations au-delà de leur propre monde. On relate que même avant l’arrivée de l’Empereur, Roboute Guilliman avait beaucoup étudié les anciennes histoires contenues dans les grandes bibliothèques qu’il avait confisquées à l’aristocratie déchue de son monde, et les informations fragmentaires qui s’y trouvait sur les anciens domaines de l’Humanité. Il avait commencé à rêver de nouveaux horizons et de nouveaux mondes à conquérir, d’un domaine "au-delà de la mer de nuit", l’ancienne forme que l’on trouve dans les textes pour le nommer étant - "Ultramar". Poussé par sa volonté, il parvient à créer ce domaine et dans cette enclave isolée par le Warp, les vaisseaux de Macragge parcouraient et surveillaient à présent et régulièrement des routes commerciales entre les systèmes stellaires locaux, transportant des matières premières et des colons vers son monde florissant. Dans certains des systèmes voisins, de courtes et victorieuses guerres avaient déjà été menés pour pour mettre fin à des révoltes.

On raconte que lorsque l’Empereur vit ce que Son fils perdu avait accompli, Il fut impressionné. Il rencontra Roboute Guilliman sans avoir recours à la dissimulation qui Lui fut nécessaire pour approcher des Primarques plus sauvages. Il est en outre affirmé qu’une fois que Guilliman appris la vérité sur ses origines, il prêta immédiatement allégeance à l’Empereur, qu’il savait être son véritable père, car il avait déjà correctement théorisé qu’il avait été délibérément créé pour un but précis. Les observateurs impériaux ont immédiatement compris que Roboute Guilliman possédait une intelligence analytique puissante, même comparée aux capacités cognitives surhumaines de ses pairs, ainsi qu’un talent stupéfiant pour la gouvernance et pour la macro-organisation. Pourtant, peu devinèrent ce que ces talents mis à profit pour la Grande Croisade allaient réaliser.[8]

L'Unification du Corps et de l'Âme

La XIIIe Légion Space Marine fut assigné au commandement de Roboute Guilliman en peu de temps, car le Primarque n’eut pas besoin d’encouragement ou d’assistance pour assimiler les connaissances sur la galaxie, sur la Grande Croisade et sur les nombreuses merveilles technologiques du tout nouvel Imperium de l’Humanité. L’honneur que Roboute Guilliman avait accordé à la XIIIe Légion en acceptant sa fidélité fut un événement accueilli avec beaucoup de joie et de fierté. L’art oratoire et la vision avec lesquels leur Primarque retrouvé leur exposa ses desseins pour l’avenir et la justice de la Grande Croisade remplirent les Legiones Astartes d’une vigueur renouvelée et dissipèrent toute ombre de doute dans leurs esprits et firent en sorte que la prise de commandement de Guilliman se fit sans heurts, selon les documents officiels.

Roboute Guilliman a fait bien plus que simplement prendre le commandement de la XIIIe Légion, il entrepris de la transformer. Sa vision était une Légion qui était plus qu’une simple armée parmi tant d’autres, même si elles étaient exceptionnelles, mais une puissance autosuffisante pour la conquête, l’ordre et l’expansion ; la force du corps et du sang de l’Imperium manifestée par la volonté de l’Empereur par l’intermédiaire de son serviteur Roboute Guilliman. Pour lui, une force militaire était plus que les guerriers qui brandissaient les armes - c’était leur chaîne d’approvisionnement, les vaisseaux qui les transportaient, les manufactures qui fournissait leurs munitions et les mondes qui entraînaient leurs recrues ; ils étaient indivisibles et tout aussi essentiels. Dans l’esprit de Guilliman, toutes ces choses en font une Légion Space Marine, et il voulait les contrôler pour que la sienne prospère et que la volonté de l’Empereur soit faite.

Conformément à cette conception grandiose, il avait prévu de ne pas faire simplement de son monde natal un siège et terrain de recrutement comme ses pairs l’avaient fait et continueraient à le faire, mais d’en faire simplement le point de départ d’un vaste réseau de ressources et de soutien. La base de ce réseau serait les mondes avec lesquels Macragge entretenait depuis longtemps des liens, mais ils ne seraient que ses premiers éléments, pas l’ensemble du réseau. Ce serait le début de l’"Ultramar" de Roboute Guilliman et ce serait un projet de plusieurs décennies, qui continuerait à s’étendre jusqu’au premier coup perfide de l’Hérésie d’Horus.[9]

DécorUltramarine.png

L'Héritage d'Ultramar

Le Royaume d’Ultramar.
(Cliquez pour agrandir)
Macragge était capable de fournir de nouvelles recrues à un tel rythme que rapidement, la Légion déjà imposante des Ultramarines compta plus de la moitié des Space Marines loyalistes de la galaxie, qui s’éparpillèrent dans tous les systèmes pour les défendre. Leurs pertes furent terribles, pourtant ils parvinrent à restaurer un semblant d’ordre dans l’Imperium. Guilliman acheva alors le Codex Astartes et lança la Deuxième Fondation.

Le patrimoine génétique des Ultramarines devint prééminent lors de la Deuxième Fondation, car aucune autre Légion n’avait les effectifs ou les stocks génétiques nécessaires pour fonder autant de Chapitres que les Ultramarines. La stabilité du patrimoine génétique de ces derniers fit également d’eux le choix préféré de l’Adeptus Terra lors de la création ultérieure de nouveaux Chapitres. Au début du 41e Millénaire, on estimait qu’environ deux tiers des Chapitres existants descendaient des Ultramarines, et qu’ils étaient donc tous les héritiers de leur Primarque.

Le dernier legs de Raboute Guilliman n’était pas génétique, mais spirituel. Tous les Fils de Guilliman estiment que le seigneur d’Ultramar est la parangon d’un Space Marine. À ce jour, pas un seul Maître de Chapitre des Ultramarines n’a dévié des préceptes et des standards fixés par le Codex Astartes, afin d’être une figure d’inspiration non seulement pour ses guerriers, mais aussi pour ceux des autres Chapitres. Au cours des siècles qui suivirent la Deuxième Fondation, les Ultramarines ont vénéré leur Primarque et ses enseignements tels que rédigés dans le Codex Astartes, avec autant de dévotion qu’un prêtre suit à la lettre de saintes écritures. Le fait que Roboute Guilliman soit revenu pour guider les armées de l’Imperium au milieu des ténèbres qui s’accumulent n’a fait que renforcer la fierté qu’éprouvent les Space Marines de son Chapitre.

Depuis plus de dix mille ans, lorsqu’ils étaient encore une Légion, les Ultramarines ont affronté les pires ennemis, comme des Waaaghs! Orks, des soulèvements de cultistes du Chaos, des invasions Tyranides, des incursions T’au et le réveil de Mondes-Nécropoles Nécrons. À ce jour, les Ultramarines n’ont pas seulement survécu, ils ont triomphé. Leur sens du devoir, leur honneur, leur courage et leur loyauté envers l’Empereur sont infaillibles, ce qui fait d’eux le Chapitre le plus respecté.

Le Royaume d'Ultramar

Une des particularités de la Légion des Ultramarines qui survécut à la Deuxième Fondation fut le lien étroit entre ces Space Marines et les populations de Macragge et des planètes environnantes. Au cours de la Grande Croisade, ces mondes fournirent de jeunes recrues pour les Ultramarines. ainsi que des matières premières, du matériel et des navires de guerre. Même si le taux de recrutement diminua suite à la réorganisation, la tradition persista et aujourd’hui, les Ultramarines ne recrutent pas sur une seule planète, mais dans toute la zone autour de Macragge nommée Ultramar, l’empire stellaire du Chapitre des Ultramarines.

Ultramar est un cas unique parmi les domaines des Space Marines. Alors que les autres Chapitres règnent sur une seule planète, un astéroïde. voire une forteresse orbitale ou une flotte spatiale, le domaine des Ultramarines est bien plus vaste. Ils contrôlent un sous-secteur regroupant plusieurs systèmes solaires, chacun ayant ses propres mondes et gouvernements loyaux envers le Chapitre. Toutes les planètes d’Ultramar ont un socle culturel commun avec Macragge, il n’est donc pas surprenant que les styles architecturaux et gouvernementaux soient les mêmes, ainsi que les traditions.

Utilisant un système gouvernemental mis en place par Roboute Guilliman, les citoyens d’Ultramar sont disciplines, productifs et loyaux. Ultramar est donc devenu un empire opulent qui n’a pas connu de rébellion ou de soulèvement depuis bien longtemps, ce qui est un cas unique au sein de la galaxie. Les mondes les plus peuplés d’Ultramar sont autosuffisants, et le commerce interplanétaire est florissant. Même s’il comporte essentiellement des mondes industriels, Ultramar est dépourvu des désolations toxiques qu’on retrouve sur les autres planètes industrielles de la galaxie. Cependant, tout change.

Même avant que la Noctis Aeterna survienne, Ultramar eut à faire face à de graves menaces. Des vrilles de plusieurs Flottes-Ruches Tyranides dérivèrent implacablement vers le royaume de Guilliman. L’Archipyromane de Charadon, un des Seigneurs de Guerre Orks les plus puissants de la galaxie, mena une Waaagh! monstrueuse depuis ses terres anarchiques dans l’intention de déborder les défenses orientales des Ultramarines. Cependant. la menace la plus terrible fut celle posée par les serviteurs du Chaos. Une horde de traîtres, de renégats, de mutants et de déments s’abattit sur Ultramar, sous le commandement du Prince Démon M’kar le Ressuscité. C’est alors que se produisit la Noctis Aeterna, qui amena des tempêtes Warp ou grouillaient des Démons. Suite a ces désastres, certains des plus redoutables seides de Nurgle, le dieu du Chaos des épidémies et de la pestilence, attaquèrent les domaines des Ultramarines afin de corrompre ses planètes bucoliques et paradisiaques. Ces Guerres de la Peste furent le théâtre de certaines des plus violentes batailles livrées par l’Imperium au cours de son histoire, et tous les mondes habités d’Ultramar subirent des pertes effroyables.

Macragge, le Monde-Capitale, vit des affrontements faire rage sur ses plateaux rocheux arides aussi bien que dans ses villes populeuses. L’immense Forteresse- Monastère des Ultramarines, y compris le temple où Roboute Guilliman reposait en stase depuis plus de sept millénaires, subit des attaques répétées. Les Légions Bubonicus commandées par un Démon Majeur de Nurgle nommé Ku’gath s’emparèrent du système proche de Tartella avant d’attaquer Iax, un Monde-Jardin luxuriant. Le Système Espandor souffrit sous les coups de la Mort Rampante, et ceux du Primarque Démon Mortarion et de sa Death Guard. Sur Parmenio eut lieu un immense affrontement de blindés, et à travers tout le sous-secteur, une bataille spatiale fit rage tandis que les stations de combat engageaient une flotte de la peste sous les ordres de l’amiral Typhus de la Death Guard. Même les tactiques infaillibles et les sacrifices héroïques des défenseurs suffirent à peine à éviter une défaite ignominieuse.

Quittant la Croisade Indomitus, Roboute Guilliman revint à l’aide de son système natal. Il comprit qu’il devait reprendre l’initiative et mit au point une campagne brillante baptisée Lance d’Espandor. Des contre-attaque fulgurantes et des abordages audacieux permirent de reprendre plusieurs têtes de pont adverses. Alors que les armées du Chaos ne se concertaient pas, celles d’Ultramar se soutenaient mutuellement, ce qui permit à Guilliman d’inverser le cours de la guerre. Espérant tirer profit de leurs effectifs supérieurs, les forces du Chaos se rassemblèrent pour un affrontement décisif à Iax, mais Guiliman contra tous leurs assauts. Finalement, les forces du Chaos s’échappèrent sous le couvert d’un bombardement viral massif. N’ayant pas une minute à perdre, car le reste de la galaxie était en danger, le Seigneur Commandeur de l'Imperium organisa rapidement la reconstruction d’Ultramar et repartit à la tête d’une force de frappe.

DécorUltramarine.png

Monde Natal : Macragge

Macragge
Macragge.jpg

C’est le monde natal des Ultramarines, le cœur et la capitale du royaume d’Ultramar, et un des plus grands bastions de l’Imperium. Ce monde a été attaqué à plusieurs reprises, mais les Ultramarines ont toujours triomphé de leurs ennemis.

Les mondes des Ultramarines sont situés dans le Segmentum Ultima au sud-est galactique. Tandis que la plupart des autres Chapitres ont leur Forteresse-Monastère située sur une unique planète, les Ultramarines contrôlent pas moins de huit systèmes. Tout ce domaine est appelé Ultramar, et bien que chacun des mondes qui le composent possède ses propres gouvernements, armées, et cultures, tous sont directement placés sous la tutelle des Ultramarines.

Largement industrialisées, les planètes environnant Macragge se sont transformées sous l’ère de Guilliman en endroits productifs et prospères où l’on récompense des valeurs comme l’honnêteté et le courage. Les habitants de ces mondes sont industrieux, disciplinés et loyaux aux Ultramarines.

Pour se protéger, chacun entretient sa propre armée, mais peut également en appeler au soutien des Ultramarines. Ils n’ont pas l’obligation de fournir chaque année à la Garde Impériale un contingent de recrues, bien que leur sens de l’organisation soit tel que leurs centaines de régiments se donnent constamment prêts pour combattre à travers la galaxie. De plus, les mondes d’Ultramar fournissent les futurs Space Marines du Chapitre et les familles dont l’un des membres est devenu un tel guerrier en tirent une grande fierté. Au temps des jours glorieux de la Grande Croisade, les systèmes environnant Macragge fournirent à la légion des centaines de nouvelles recrues ainsi que des vivres et du matériel. Cette tradition a perduré jusqu’à nos jours et des liens très forts ont été maintenus entre Macragge et les systèmes voisins. Étant donné cette étroite amitié, il n’est pas surprenant de constater que tous ces mondes partagent la même langue, culture, architecture et forme gouvernementale.

Macragge est un monde rocailleux protégé par de nombreuses batteries de défenses orbitales et deux gigantesques stations polaires. C’est au cœur des rudes montagnes de la planète que les Ultramarines ont construit la Forteresse d’Hera, qui abritait le corps de leur Primarque dans le Temple de la Droiture. Il s’agit d’un haut lieu de pèlerinage pour les citoyens de l’Imperium.

Thalassar est une planète parcourue par des vents turbulents, recouverte de mers agitées et ne possédant qu’un seul continent du nom de Glaudor. À l’inverse, Quintarn, Tarentus et Masali, qui orbitent autour d’un centre de gravité commun, sont constituées de landes désolées et arides, à l’exception des énormes cités agricoles emmurées. Des pièges à vent permettent d’accumuler l’eau nécessaire à l’irrigation des milliers d’hectares d’agriculture intensive recouverts de dômes. Le peuple de Calth vit loin sous la terre à l’abri des rayons mortels de son soleil bleu, contaminé il y a bien longtemps par la légion renégate des Word Bearers. De gigantesques cavernes souterraines parcourent la croûte de la planète qui, bien qu’autosuffisante, échange une grande quantité de nourriture avec son voisin Iax. Ses chantiers aéronautiques sont extrêmement réputés et construisent une grande partie de la flotte des Ultramarines ainsi que des vaisseaux d’autres armées de l’Imperium.

Iax et Espandor sont des mondes peu peuplés situés aux abords d’Ultramar. Iax est l’un des Agri-Mondes les plus productifs de tout l’Imperium, tandis qui Espandor est essentiellement couverte de forêts. On dit qu’elle aurait été colonisée par des colons détournés de leur chemin par une tempête Warp. Le joyau d’Ultramar fut jadis Prandium dont la beauté était réputée dans toute la galaxie, mais à présent la planète est réduite à un bout de roche sans vie, sucée jusqu’à la moelle il y a deux cent cinquante ans par les Tyranides de la Flotte-Ruche Béhémoth.

DécorUltramarine.png

Doctrines de Combat

Comme il sied au Chapitre de Roboute Guilliman, les Ultramarines adhèrent fermement aux préceptes du Codex Astartes, et cela fait plus de dix mille ans qu’ils combattent selon les méthodes couchées dans ses pages sacrées. Si d’autres Chapitres se permettent d’interpréter les écrits du Primarque, les Ultramarines, eux, les suivent à la lettre et toute déviation est pour eux impensable. Le Codex Astartes est un ouvrage d’inspiration divine, sanctifié par l’Empereur en personne, aussi ne voient-ils aucune raison de se détourner de sa sagesse. Les enseignements de discipline et de contrôle de soi enseignés aux peuples d’Ultramar dès leur enfance leur a conféré la grande force de caractère qui leur a permis dé s’en tenir strictement à ces règles pendant si longtemps.

Pour chaque situation tactique, le Codex fournit des centaines de pages expliquant comment la traiter et la résoudre. Tout guerrier du Chapitre doit apprendre des sections entières du Codex de telle sorte que chaque compagnie sait en mesure d’en restituer la totalité. Cet ouvrage est riche de la mémoire d’un nombre incalculable de combattants et détaille tout autant les diverses enseignes d’innombrables unités que des récits d’assauts planétaires à grande échelle.

DécorUltramarine.png

Organisation

Organisation du Chapitre des Ultramarines.
(Cliquez pour agrandir)
A la suite de la répartition des légions Space Marines en forces de taille réduite, Guilliman posa les bases organisationnelles des nouveaux Chapitres et de ceux à venir. Bien que certains se démarquèrent des préceptes précis qu’il avait définis, la plupart des Chapitrés lui restèrent fidèles. Les Ultramarines sont divisés en dix compagnies chacune forte de cent Space Marines et dirigée par un Capitaine. La Première Compagnie, constituée de vétérans, est invariablement la plus puissante, d’autant qu’elle est la seule à compter dans ses rangs des guerriers en Armure Terminator. A la suite de sa destruction complète sous les griffes de la Flotte-Ruche Béhémoth, la Première Compagnie a dû reconstituer ses effectifs et ce n’est qu’aujourd’hui, deux cent cinquante ans plus tard, qu’elle a retrouvé son plein potentiel.

Les compagnies Deux à Cinq sont des Compagnies de Combat composées d’un mélange d’Escouades Tactiques, d’Assaut et Devastator. Chacune est capable d’opérer indépendamment et de s’adapter à toutes sortes de situations. Ce sont elles qui constituent l’ossature du Chapitre. Les compagnies Six à Neuf sont des Compagnies de Réserve comprenant chacune des escouades d’un seul type : Tactique pour la Sixième et la Septième, Assaut pour la Huitième et Devastator pour la Neuvième. La Dixième Compagnie est constituée de Scouts qui sont les nouvelles recrues. Cette organisation vieille de dix mille ans a toujours été bénéfique au Chapitre.

2e Compagnie des Ultramarines

« Ce saint Imperium est au bord de l’annihilation. Des Démons et les serviteurs du Chaos se déversent du Warp en légions innombrables et désirent dévorer nos âmes. Mais ce n’est pas la fin, mes frères. Ce n’est pas cette mort qui viendra nous délivrer de notre devoir après tant d’années, de tout ce pour quoi nous avons combattu, saigné et souffert. Le Primarque est revenu, et nous ne connaîtrons pas la peur ! »
- Capitaine Acheran, 2e Compagnie des Ultramarines.

Voici la composition de la 2e Compagnie lorsqu’elle se rendit au combat lors des ultimes attaques de la Death Guard contre Macragge. Son chef précédent, Cato Sicarius, ayant été déclaré disparu, le commandement échut au Capitaine Acheran.

La 2e Compagnie des Ultramarines.
(Cliquez pour agrandir)
Polyvalence Tactique

Le Codex Astartes remanié permet à chaque Compagnie de Combat d’être renforcée par des troupes des Compagnies de Réserve. Ces Frères de Bataille forment généralement les escouades numérotées à partir de XI. Une fois rattachées à une Compagnie de Combat, il est usuel que ces escouades adoptent les marquages de leur nouvelle compagnie, même si les événements et l’urgence des combats ne permettent pas toujours l’application de telles formalités.

Les Gardiens du Temple

Par tradition, la 2e Compagnie des Ultramarines, c’est-à-dire la plus révérée de leurs Compagnies de Combat, porte le titre de Gardiens du Temple. Ce n’est pas qu’un titre honorifique, car il est de leur devoir de protéger le célèbre Temple de la Correction dans la Forteresse-Monastère de Macragge, car c’était là que se trouvait auparavant le sanctuaire du Primarque Roboute Guilliman. Suite à son réveil, Guilliman suggéra que la compagnie conserve son titre, en lui en ajoutant un nouveau. Grâce à son héroïsme au cours des Guerres de la Peste, la compagnie est en effet nommée les Vengeurs d’Ultramar.

DécorUltramarine.png

Croyances

Soumis à une vie rude, le peuple de Macragge est solide, besogneux et obéit à des valeurs martiales fortes. La discipline, l’autonomie et l’honneur sont considérés comme des vertus cardinales et enseignés aux enfants dès leur plus jeune âge au sein des académies. Les habitants d’Uttramar comptent parmi les peuples humains les plus disciplinés de la galaxie et respectent la toute-puissance de l’Empereur. Se battre en Son nom est pour eux le meilleur service qu’un individu puisse Lui rendre. Leur réputation n’est plus à faire, et leur société est souvent prise comme exemple de réussite et de dévotion d’un bout à l’autre de l’Imperium. Au combat, les Ultramarines suivent à la lettre les préceptes de Guilliman, dont ils ont tous hérité d’une partie du talent et de la férocité légendaires. Les Rois-Guerriers de Macragge avaient coutume de dire qu’un guerrier devait s’en retourner d’un combat soit en portant son bouclier, soit en étant porté dessus sans vie. Ceci reste encore vrai de nos jours : aucun Ultramarine ne se permettrait d’apporter la honte sur son Chapitre. Au contraire, les Archivistes enregistrent régulièrement des faits héroïques qui ne cessent de porter toujours plus haut la gloire et la renommée de ce Chapitre.

DécorUltramarine.png

Patrimoine Génétique

« Je n’ai jamais été témoin d’autant d’actes héroïques que lors de la bataille de Corinth. En ce jour, certains devinrent des héros, mais aucun ne se couvrit autant de gloire que Galatan l’Ancien, porteur de la Bannière de Bataille de Macragge. Que son nom soit cité un million de fois pendant un millier d’années. J’ai eu le privilège de faire partie de ceux qui ont transporté son corps jusqu’à Maccrage, où son nom honore le Mur des Morts dans le Temple de la Droiture. Nous ne connaîtrons sans doute jamais plus tel héros. »
- Capitaine Idaeus, IVe Compagnie des Ultramarines.

L’Hérésie d’Horus a mis en évidence les faiblesses du patrimoine génétique de nombreuses légions Space Marines, imperfections accélérées par la technique du prélèvement des glandes progénoides employée pour renflouer les légions. Lorsque ces dernières furent divisées en Chapitres, un stock de leurs patrimoines fut constitué sur Terra afin de les conserver et d’en vérifier la pureté. Les Ultramarines étant la légion la plus importante, sa contribution fut proportionnelle à sa taille, aussi leur patrimoine devint-il la référence pour beaucoup de Chapitres de la Seconde Fondation, aussi connus sous le nom de Primogenitors, ou "premiers nés", et qui vénèrent aujourd’hui Roboute Guilliman comme leur père fondateur. Le patrimoine génétique Ultramarine est de loin le plus pur de toutes les légions de l’Adeptus Astartes, aucune altération connue ne vient souiller leur structure ADN. Chacun des nombreux organes implantés au cours de la création d’un Ultramarine fonctionne parfaitement et l’on peut dire que ce Chapitre est aussi parfait aujourd’hui qu’aux temps glorieux de sa création.

Primogenitors

Les Primogenitors sont les Chapitres créés lorsque la Légion des Ultramarines fut divisée à l’occasion de la Deuxième Fondation. Parfois appelés les "Premiers Nés", ces Chapitres ont leurs propres histoires et traditions, toutefois ils honorent Roboute Guilliman comme leur Primarque et respectent strictement les enseignements du Codex Astartes.

Il existe des écrits en désaccord sur le nombre exact de Chapitres Primogenitors qui ont été créés, toutefois le plus vieil exemplaire du Codex Astartes en mentionne douze. On pense qu’il y eut au moins onze autres Chapitres Primogenitors, cependant leurs noms ont été perdus au fil des millénaires, et aucun Chapitre existant au 41e millénaire ne se réclame d’un tel héritage.

DécorUltramarine.png

Cri de Guerre

« Honneur et Courage ! »

DécorUltramarine.png
La Bataille pour Macragge [10]

L’une des heures les plus sombres de la glorieuse histoire des Ultramarines fut lorsqu’ils durent défendre leur monde contre l’attaque de la Flotte-Ruche Béhémoth. L’ultime bataille contre les Tyranides se déroula à la surface de Macragge, alors même que les agiles navires Space Marines combattaient les énormes bio-vaisseaux Tyranides en orbite. La forteresse de défense polaire, tenue par les vétérans de la Première Compagnie, les titans de la Legio Praetor et le groupe de défense Auxilia d’Ultramar, constituait la clef de voûte du dispositif Ultramarines. Les envahisseurs payèrent chaque pouce de terrain gagné au prix fort, mais les défenseurs finirent par être forcés de se replier à l’intérieur de la forteresse.

Pour défendre leur monde, les combattants de la Première Compagnie n’ont pas hésité à faire la démonstration d’un héroïsme sans commune mesure, et leur sacrifice ne fut pas vain. Après la défaite de la flotte tyranide, les Ultramarines découvrirent l’étendue du carnage qui était déroulé dans la forteresse polaire. Les vétérans gisaient là ou ils avalent péri, chaque corps entouré de dizaines de cadavres Xenos. La compagnie entière avait été exterminée, mais par leur sacrifices, ses membres avaient pu briser les reins as l’offensive Tyranide et permis la victoire finale des Ultramarines.

Une perte d’une telle ampleur était cependant un véritable désastre pour les Space Marines, et Marneus Calgar, maître du chapitre des Ultramarines, décréta que la bannière du chapitre ne serait plus déployée tant que la Première Compagnie n’aurait pas restauré tous ses effectifs. Ce n’est que deux cent cinquante ans après la défaite de la Flotte-Ruche Béhémoth que la bannière a quitté son reliquaire pour être à nouveau brandie par un des anciens du chapitre.

Les Combats des Ultramarines

« Nous avons gagné, mes frères ! Les Démons ont été renvoyés dans leur royaume infernal, et si leur mal revient sur ce monde, nous serons là pour le déraciner. Même si le Chaos a déchiré toute la galaxie, les Fils de Guilliman seront toujours là pour le vaincre.
Nous combattons pour le Primarque !
Nous combattons pour Ultramar !
Nous combattons pour l’Empereur ! »
- Lieutenant Darrios, 2e Compagnie des Ultramarines.

Ultramar a fait face à toutes sortes d’envahisseurs. Les Ultramarines se sont mesurés à des Waaagh! Orks et des rébellions, des incursions T’au et des raids Nécrons, mais la véritable mesure de leur héroïsme prend toute son ampleur lorsqu’ils ont défendu la galaxie elle-même face à des menaces venues d’au-delà de l’espace. C’est ainsi qu’au cours du 35e Millénaire, les fils d’Ultramar ont mené le combat contre les Marcheurs d’Étoiles de Crioth, et ont été à la pointe de la contre-attaque suite aux Massacres d’Heavenfall. Mais une de ces guerres dépasse toutes les autres : l’attaque de la Flotte-Ruche Tyranide Béhémoth et la Bataille pour Macragge.

DécorUltramarine.png

Chapitres Successeurs

Beaucoup de Chapitres Space Marines jurent allégeance au Primarque des Ultramarines. Quelques-uns sont présentés ici. Certains ont une histoire qui remonte à l’aube de l’Imperium, alors que d’autres sont des créations récentes. Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive, car les Fils de Guilliman forment les deux tiers des Chapitres existants dans la galaxie en cette fin de quarante et unième millénaire…

Fulminators

Les Fils de Guilliman, c’est-à-dire les Chapitres qui descendent des Ultramarines et de leurs Primogenitors, ont leurs propres traditions, souvent inspirées ou influencées par celles de leur monde d’origine. C’est d’ailleurs ce que préconise le Codex Astartes, qui suggère que chaque Chapitre doit choisir son nom, son héraldique et ses marquages. Malgré tout, ces Chapitres reconnaissent Roboute Guilliman comme leur Primarque et suzerain. Si ce dernier les appelle, il peut être sûr qu’ils répondront avec diligence. Ils considèrent les Ultramarines comme des exemples à suivre, et Ultramar comme un modèle de civilisation. Cependant, cela ne veut pas dire qu’il n’y a jamais eu de mésentente ou de schisme au fil des millénaires entre les Ultramarines et leurs nombreux successeurs.

Un des premiers Chapitres Primaris créés, les Fulminators existent depuis M31, l’époque des ultimes batailles de la Purge. Les aspirants sélectionnés étaient les meilleures recrues de la Garde de Terra, et ils sont restés en stase depuis près de huit mille ans. Le Chapitre a été nommé en référence aux tempêtes électriques qui font rage sur Mars, et qui lors de leur création étaient particulièrement violentes.

Chapitre Genesis

Le Chapitre Genesis fait partie des premiers Primogenitors. Il a été formé à partir des plus nobles vétérans des Ultramarines qui survécurent à l’Hérésie d’Horus. Ils ont toujours vénéré Roboute Guilliman, et furent un des premiers Chapitres à rejoindre le Primarque après sa résurrection, s’agenouillant face à celui qu’ils considéraient déjà comme le Seigneur Commandeur de l’Imperium.

Black Consuls

La Légion des Ultramarines.
Les Black Consuls sont connus pour être les plus impitoyables des Chapitres Primogenitors, et les plus respectueux du Codex Astartes. Leur histoire est jalonnée de triomphes, même si on pensait qu’ils avaient été récemment exterminés par les Iron Warriors. En fait, le Chapitre a reconstitué ses forces sur son monde chapitral, Cyclopia, et garde de nouveau les frontières de l’Imperium dans le Segmentum Pacificus.

Eagle Warriors

Fondés au cours d’une période d’anarchie, les Eagle Warriors sont un Chapitre basé dans une flotte spatiale, et donc des nomades. La plupart de leurs campagnes ont lieu dans les systèmes solaires que Roboute Guilliman conquit au cours de la Grande Croisade. Plusieurs navires de ce Chapitre ont été portés disparus suite aux tempêtes Warp de la Noctis Aeterna, ainsi que deux compagnies au complet.

Novamarines

Les Novamarines ont une histoire longue et glorieuse, et sont un des Primogenitors les plus célèbres de l’Imperium. Même parmi les autres Chapitres Premiers Nés, les Novamarines sont connus pour leur foi envers le Codex Astartes. C’est un Chapitre particulièrement dynamique qui n’a pas combattu en tant que force homogène depuis les premières années du 37 Millénaire.

Praetors of Orpheus

Les Praetors of Orpheus sont célèbres pour leur approche rigoureuse du Codex Astartes. Cela provoque parfois des frictions avec leurs alliés, mais cela signifie aussi que sur le champ de bataille, les Praetors opèrent comme une machine de guerre optimale. Les récentes révisions du Codex par Guilliman ont été immédiatement adoptées par le Chapitre, qui reste tout aussi obsessionnel qu’avant dans son application.

Silver Skulls

Très superstitieux, les Silver Skulls pensent que l’Empereur en personne guide leurs actes. Bien que cela signifie qu’ils ne se rendent au combat que si les augures sont favorables, cela leur permet de se battre avec fanatisme, même si cela met parfois mal à l’aise les commandants impériaux. Suite à l’ouverture de la Grande Faille, les Silver Skulls ont fait partie des Chapitres les plus réactifs face aux invasions.

Scythes of the Emperor

Ayant failli être exterminés par les Tyranides, les Scythes of the Emperor étaient récemment hors de combat, mais l’Archmagos Cawl et la Fondation Ultima leur ont donné l’occasion de regarnir leurs rangs. De façon inhabituelle, les Scythes of the Emperor portent les marquages de leur compagnie sur l’aquila de leur cuirasse. Les vétérans se reconnaissent à une genouillère gauche jaune décorée d’un crâne noir.

DécorUltramarine.png

Les Chroniques d'Ultramar

Les Ultramarines sont fiers de leur longue histoire, et à juste titre, car leur passé regorge de faits héroïques. Leur loyauté et leur bravoure n’ont jamais été remises en cause depuis dix mille ans. Les Fils de Guilliman sont tout aussi fiers de leur royaume stellaire, car Ultramar est un joyau de civilisation au cœur d’une galaxie pétrie de tyrannie et de violence.

Chroniques d’Ultramar
M30-M31 L’Aube de l’Imperium
  • Destiné à Commander

L’Empereur découvre Roboute Guilliman sur Macragge et reconnaît en lui un des Primarques perdus. Il s’émerveille du royaume qu’il a établi. La Légion des Ultramarines est placée sous les ordres de Guilliman et sa base d’opérations est installée sur Macragge. Le Primarque assimile rapidement les innovations de l’Imperium et se met à l’œuvre avec enthousiasme et efficacité.

  • D’Innombrables Victoires

Menés par leur incroyable Primarque, les Ultramarines accumulent les triomphes et libèrent plus de planètes que n’importe quelle autre Légion. Les mondes libérés par les Ultramarines bénéficient de la clairvoyance de Guilliman, et héritent de gouvernements stables et justes, et d’une industrie prospère.

  • La Destruction de Monarchia

Sur ordre de l’Empereur, les Ultramarines rasent les cités idolâtres de Monarchia, afin de prévenir le Primarque Lorgar que son zèle religieux ne sera pas toléré.

  • La Bataille de Calth

Éloignés de Terra par les machinations du Maître de Guerre, les Ultramarines se rassemblent sur Calth, un monde stratégique pour lancer des conquêtes dans la Bordure Orientale, lorsqu’ils sont attaqués par les Word Bearers, jusqu’alors leurs alliés. La Légion de traîtres dévaste les docks orbitaux de Calth et provoque un désastre qui provoque l’émission de radiations mortelles par le soleil, ce qui éradique toute vie sur les planètes à proximité. La bataille de Calth se déroule dans les sous-sols, un immense réseau de cavernes. Elle fait rage pendant des années et sur plusieurs théâtres de guerre.

  • La Croisade de l’Ombre

Suite à la trahison des Word Bearers sur Calth, les Ultramarines livrent une campagne impitoyable dans tout Ultramar contre les forces renégates commandées par des combattants et des seigneurs de guerre issus des Légions des Word Bearers et des World Eaters.

M31-M33 L’Âge de la Renaissance
  • Les Campagnes de la Vengeance

Suite à l’Hérésie d’Horus, c’est le grand stratège Roboute Guilliman qui orchestre la majorité des contre-attaques qui permettent de repousser les forces du Chaos. Les Ultramarines forment la Légion la plus populeuse, les autres ayant subi de lourdes pertes. Guilliman lui-même semble partout à la fois. Il rallie les défenseurs des mondes impériaux et les renforce avec ses propres guerriers pour remporter la victoire avant de passer à une autre zone de guerre. Les Space Marines ne cèdent pas un pouce de terrain tant leur foi en l’Imperium, en l’Empereur et en leur Primarque est grande.

  • La Création du Codex Astartes

Roboute Guilliman crée son œuvre majeure, le Codex Astartes, qui deviendra l’ouvrage sacré pour l’organisation militaire, les stratégies et les tactiques des Chapitres. Le processus visant à diviser les Légions en Chapitres prend des années. Il est appelé la Deuxième Fondation.

  • Les Hordes Vertes de Talassar

Une horde d’Orks ravage Talassar et menace de détruire toute civilisation sur l’unique continent de la planète, Glaudor. Testant son Codex Astartes, Guilliman déploie son armée en limitant au maximum son intervention. Ses forces suivent les protocoles, et plusieurs frappes fulgurantes leur apportent la victoire.

  • Une Légende Périt

Le Primarque des Ultramarines est mortellement blessé par son frère renégat Fulgrim, le Primarque des Emperor's Children, au cours de la Bataille de Thessala. Le monstre ophidien qu’est devenu Fulgrim jouit de grands pouvoirs accordés par Slaanesh et poignarde Guilliman au cou avec une lame empoisonnée. Cette perte est un terrible revers pour les Ultramarines. Ils emportent le corps de leur père et le placent dans un champ de stase, au cœur du temple de la Forteresse d’Hera.

  • Réunis

La perte progressive des Primarques laisse un vide difficile à combler dans l’Imperium, ce qui mène à une période de luttes intestines, et parfois de guerres ouvertes. Cette discorde est stoppée par Agnathio, le Maître de Chapitre des Ultramarines, qui unit plus de cinquante Chapitres avant de se poser sur Terra. Agnathio tient un conseil avec les prétendus seigneurs de Terra, qui passaient jusque-là leur temps à se disputer. Rien ne transpire de ce concile, mais lorsque la flotte de Space Marines repart, elle laisse derrière elle douze Hauts Seigneurs de Terra, et l’ordre est rétabli.

M34-M40 Ultramar Ascendant
  • Expansion du Royaume de Guilliman

La guerre civile du Nova Terra Interregnum qui s’étend depuis le Segmentum Pacificus n’a que peu de répercussions dans l’Ultima Segmentum. Alors que les Ultramarines guerroient constamment au cours de cette période, le Royaume d’Ultramar grandit et se renforce. N’ayant pas à subir le joug de l’Ecclésiarchie qui se répand partout ailleurs dans l’Imperium, et guidé par les enseignements éclairés de Guilliman, Ultramar échappe à la guerre civile.

  • Campagnes de la Bordure Orientale

Des expéditions en profondeur dans la Bordure Orientale inexplorée sont organisées mais se heurtent aux Hruds, aux Orks et à d’autres Xenos. Les Ultramarines et leurs successeurs se portent au secours des colons.

  • Tempêtes de Sang

Des incursions démoniaques majeures dévastent des systèmes adjacents à Ultramar, dont Tartella. Trois Maîtres de Chapitre sont perdus successivement au cours des batailles qui durent plusieurs décennies, toutefois la corruption est circonscrite et épargne Ultramar.

M37-M38 L’Âge de la Rédemption
  • Le Sauvetage de Corillia

Combattant aux côtés des White Scars, les Ultramarines arrivent en force pour éviter aux Lamenterq d’être annihilés par la Black Legion pendant la Neuvième Croisade Noire d’Abaddon.

  • La Croisade du Justicier

Une compagnie d’Ultramarines vient mettre un terme au règne despotique d’Ullrex, qui a usurpé le trône du Système Phoebes. Mais une corruption profonde est découverte au-delà de ce seigneur dément. La croisade qui s’ensuit nettoie neuf systèmes solaires, et se termine par une bataille apocalyptique dans la forteresse flottant de Xentar, lors de laquelle tout le Chapitre des Ultramarines mène une coalition de douze Chapitres.

  • La Guerre de Thrax

Marneus Calgar mène son Chapitre contre le Monde-Forge Thrax, qui a été corrompu par les Démons.

  • Un Nouveau Pouvoir

Les Ultramarines fortifient les frontières orientales de leur royaume face à la menace émergent de l’Empire T’au.

M41 La Fin des Temps
  • La Bataille de Macragge

Les Tyranides pénètrent dans galaxie et les Guerres Tyraniques commencent. La Flotte-Ruche Béhémoth attaque Ultramar et dévaste plusieurs planètes. Seule la valeur et la détermination des Ultramarines mettent un terme à la menace de Béhémoth, au prix de pertes terribles.

  • La Campagne d’Ironblood

Le Techmancien Grathax assaillit le monde d’Ironblood avec une armée de Machines-Démons. Elles sont contrées par plusieurs régiments blindés de la Garde Impériale, et par plus de cent chars Ultramarines sous le commandement du frère-sergent Chronus.

  • La Bataille du Sépulcre d’Orar

Pour la première fois depuis plus d’un siècle, Calgar mène l’intégralité de son Chapitre à la guerre pour protéger le Sépulcre d’Orar de la planète Commrath face aux Aeldari d’Alaitoc et d’Iyanden.

  • Les Assauts de M’kar

Des pirates du Chaos commandés par le Prince Démon M’kar le Ressuscité s’emparent de plusieurs mondes habités aux frontières d’Ultramar. Lors d’une bataille décisive à Halamar Rift, le Capitaine Sicarius détruit l’essentiel de la flotte pirate, toutefois M’kar s’échappe dans le Warp. Il revient cinquante ans plus tard à la tête d’un ost de Démons pour capturer le fort stellaire Indomitable. Sous le commandement de Marneus Calgar, des Terminators de la Première Compagnie abordent le fort. M’kar est banni par le Seigneur de Macragge.

  • Des Vrilles Avides

Les Ultramarines écrasent une rébellion sur le monde industriel d’Ichar IV, mais se retrouvent ensuite en première ligne face à une invasion de la Flotte-Ruche Kraken. Ailleurs dans la Bordure Orientale, des éléments des Ultramarines et des Mortifactors tiennent un dernier carré face à une réminiscence de la Flotte-Ruche Léviathan, sur le monde Tarsis Ultra.

  • Ultramar Assiégé

Ultramar est de nouveau attaqué par les forces du Chaos. M’kar le Ressuscité, qui porte bien son nom, mène l’attaque contre Talassar. Quintarn est envahi par les armées des Bloodborn, alors que Calth est assiégé par les Iron Warriors. D’autres Seigneurs du Chaos s’en prennent à Espandor et Tarentus. Rappelant toutes les forces disponibles vers Ultramar, puis envoyant une Compagnie de Combat sur chaque planète menacée, Calgar affronte une fois de plus M’kar, et parvient cette fois à le détruire définitivement.

  • Le Retour du Fils Prodigue

Roboute Guilliman est sorti de sa stase juste à temps pour repousser une attaque de la Black Legion, venue justement pour empêcher sa résurrection. Alors que la galaxie s’assombrit et que les tempêtes Warp se multiplient, le Primarque des Ultramarines se lance dans une odyssée vers Terra pour s’entretenir avec l’Empereur, et lui demander conseil.

  • La Grande Faille

La galaxie est ravagée par des tempêtes Warp provoquée par l’apparition de la Grande Faille. La Noctis Aeterna balaie Ultramar. Le dernier message envoyé depuis Macragge à chaque planète leur ordonne de se préparer au pire.

  • Les Maux d’Ultramar

Au nord galactique d’Ultramar, les serviteurs du dieu du Chaos Nurgle s’assurent le contrôle des Astres Fléaux. Des armées de Démons se déversent à partir de cette base corrompue. Ils sont accompagnés par la Légion renégate de la Death Guard et par des millions de cultistes. Trois armées pénètrent dans Ultramar, et attaquent sur près d’une centaine de fronts, amenant avec elles une pestilence surnaturelle. Les défenseurs d’Ultramar combattent bravement mais perdent du terrain. Des Ultramarines de la Fondation Ultima arrivent en renforts, mais ils ne peuvent que ralentir les assaillants.

  • Guilliman Revient à Ultramar

Partout dans Ultramar, les défenseurs impériaux sont massacrés lors de centaines d’affrontements au sol, alors qu’une Fotte de la Peste détruit systématiquement les défenses orbitales et les forts stellaires. Guilliman revient de la Croisade Indomitus. Ses manœuvres expertes donnent naissance à la contre-offensive baptisée Lance d’Espandor. Les armées pestilentielles sont finalement contrées sur Iax, même si le Primarque Démon Mortarion de la Death Guard parvient à s’échapper grâce à un barrage de bombes virales.

  • Dans les Ténèbres

Lors d’un bref répit, Guilliman ordonne de reconstruire et de décontaminer Ultramar, et de rétablir le processus de création de nouveaux Ultramarines. Il ne faut guère de temps pour que le Seigneur Commandeur de l’Imperium quitte Ultramar et se rende ailleurs dans la galaxie.

  • Les Guerres Vengeresses

Les Ultramarines mènent une coalition de Chapitres successeurs et de maisonnées de Chevaliers dans les systèmes avoisinants. Alors qu’il tente de libérer sept planètes de l’esclavage, le Maître de Chapitre Marneus Calgar met en place une campagne de guérilla qui halte une horde d’Orks avant qu’elle atteigne le Monde-Forge Metalica. Les Space Marines remportent des centaines de batailles, toutefois ils ne peuvent que ralentir les Orks, car ils doivent aussi affronter simultanément les Démons. Trois planètes sont sauvées, mais l’essentiel du Système Tartella reste aux mains de ses seigneurs démoniaques.

LogoPrincipalUltramarines.jpg
DécorUltramarine.png

Sources

  • Codex Adeptus Astartes Space Marines, V8
  • Codex Adeptus Astartes Space Marines, V7
  • Codex Space Marines, V5
  • Warhammer 40K - Livre de Règles, V8
  • The Horus Heresy, Book Five - Tempest
  • Livret Primaris Space Marines, V8
  • Index Astartes du White Dwarf N°97 (Mai 2002)
  1. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Ultramarines (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Ultramarines - Origins : The War-Born of Old Night (traduit de l'anglais par Guilhem)
  3. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter Ultramarines Legion Heraldry - Ultramarines Legion Banners (traduit de l'anglais par Guilhem)
  4. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter Ultramarines Legion Heraldry - Ultramarines Shield Iconography (traduit de l'anglais par Guilhem)
  5. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Ultramarines - The Brothehood of the Thirteenth (traduit de l'anglais par Guilhem)
  6. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Ultramarines - The Osiris Rebellion (traduit de l'anglais par Guilhem)
  7. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Ultramarines - The Attack on Septus XII (traduit de l'anglais par Guilhem)
  8. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Ultramarines - Ultramar (traduit de l'anglais par Guilhem)
  9. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Ultramarines - The Unification of the Body and Blood (traduit de l'anglais par Guilhem)
  10. Index Astartes du White Dwarf N°132 (avril 2005)