Serviteur

De Omnis Bibliotheca
Un Serviteur.
Serviteur est un terme générique regroupant toutes les fusions de chair et de machine décérébrées que créent les Technoprêtres de l’Adeptes Mechanicus. Il existe de nombreuses classes de tels cyborgs, des Serviteurs gardiens aux Serviteurs techniques en passant par les puissants Serviteurs de combat Kataphron.

Les Serviteurs sont des hybrides de chair et de machines produits à partir de bouillons de culture, de cadavres ou encore d’enveloppes charnelles privées de conscience. On trouve plusieurs millions de ces cyborgs dans l’Imperium et l’espace, leur rôle constituant à s’acquitter de tâches routinières sans poser de questions Le technologie des Serviteurs serait antérieure à l’Imperium lui-même et le domaine exclusif de l’Adeptus Mechanicus. Les serviteur adoptent une infinie variété de formes, qu’il s’agisse d’œuvres d’art baroques conçues pour assouvir les besoins des nantis, d’unités de travail destinées à trimer dans les pires zones industrielles ou de monstres d’acier particulièrement agressifs qui font en quelque sorte office d’armes vivantes décérébrées. Habituellement, leurs missions sont d’une grande banalité : attendre des nobles, effectuer des opérations de maintenance, charger du fret, trier des séries de fiches sans fin ou garder un lieu précis

Serviteur de Combat

Les Serviteurs de Combat sont équipés d’armes redoutables et programmés de manière à s’en servir avec une grande efficacité.

Serviteur de Bataille (Modèle Charron)

Les Modèles Charron sont des Serviteurs de Bataille légers de forme humanoïde que l’on trouve bien souvent au service de la Marine Impériale et de nombreux autres vaisseaux, où ils agissent en guise de troupes de choc ou de défenseurs en cas d’abordage.

Serviteur de Bataille Prétorien

Bien que les modèles les plus répandus de Serviteurs de Combat et d’autre fassent d’excellents gardes et soldats, ils sont complètement surclassés par les Serviteurs de Bataille Prétoriens. D’une stature immense, ces modèles lourdement armés et armurés sont montés sur des châssis équipés de chenilles ou de système similaires assurant leur stabilité, et sont possédés par des esprits de la machine colériques et destructeurs.

Serviteur d'Armes

Les Serviteurs d’Armes sont des unités équipés de scanners améliorés, dotées d’instructions précises et lourdement armées.

Simulacre de Type Janus

Ces serviteurs de forme humaine formidablement sophistiqués contiennent souvent aussi peu de tissus organiques que possible. Leurs fonctions corticales assistées par cogitateur et leur imitation du comportement humain les placent à la limite de la plus grave des technohérésies. Employés comme jouets par certains individus disposant de fortunes invraisemblables, les simulacres sont souvent façonnés à la façon d’œuvres d’art raffinées, pareilles à des poupées à dimension humaine venues à la vie ou à des statues animées. Mais sous leur resplendissante livrée se trouvent un cœur d’horloge et des membres propulsés par pistons pilotés par un cortex (qui a dû être récolté vivant) et des ganglions reconstitués à partir de fibres nerveuses. En dépit de leur sophistication et de leur somptuosité, seuls les plus dépravés et les plus insensés songeraient à commettre le péché qui consiste à présenter l’un d’entre eux comme humain ou à lui faire simuler de trop près un comportement humain. Ceci aurait pour conséquence de déclencher l’infinie colère de l’Adeptus Mechanicus, ce que des mondes entiers ont appris à leurs dépens, brûlés pour d’antiques transgressions.

Faucon Grifferin (Modèle Falax)

Comptant parmi les types de Serviteurs les plus rares, le Faucon Grifferin est une créature aviaire cybernétique conçue pour chasser et capturer ou tuer ses proies, parfois humaines. Il est blindé. pourvu d’un équipement sensoriel évolué et d’un système de vol antigrav assisté. Les Magos thuléens apprécient tout particulièrement ce type de créatures dont ils font des éclaireurs et des « cueilleurs » agressifs. Mais il leur arrive aussi d’en vendre à différents Libres-Marchands et nobles étrangers en échange de leur coopération et de leur soutien.

Serviteur de l'Adeptus Mechanicus

Le nombre total de Serviteurs d’un seul Monde-Forge s’élève généralement à des dizaines, voire des centaines de millions. Beaucoup étaient jadis des criminels recherchés - des durs à cuire de toutes les strates de l’Imperium, des gangsters des ruches musculeux aux agents de l’Inquisition qui en ont simplement trop vu. Importés clandestinement lors d’échanges de matière première entre les planètes de l’Imperium et les Mondes-Forges, les chargements de cargaison humaine ne sont pas rares, et représentent une autre source de chair pouvant être utilisée à bon escient par les Technoprêtres. Lorsque l’Adeptus Arbites met la main sur un délinquant d’une stature exceptionnelle, il est assommé à coups de matraque énergétique et envoyé directement sur le Monde-Forge le plus proche. Là, on lui offre une seconde chance de servir fidèlement l’Imperium. On commence par effacer la mémoire du spécimen par une lobotomie chimique, de sorte que sa personnalité ne soit plus qu’une page blanche, en théorie du moins car il n’est pas rare que des effets résiduels persistent. Puis on lui coupe les bras et on les remplace par des armes ou des outils adaptés au nouveau rôle que ses maîtres lui ont attribué. Dans le cas d’un Serviteur de combat, l’individu est débarrassé de sa moitié inférieure et fixé de manière permanente à une unité motrice à chenilles. Son esprit est branché à des ordinateurs de visée et sa gorge opérée pour mieux chanter des louanges au Dieu-Machine en binharique. Le processus est extrêmement douloureux - les greffes, la soudure de chair et la fixation de câbles aux muscles sont une besogne sanglante - mais après tout, la rédemption implique des sacrifices. Et nul sacrifice n’est trop grand pour l’Omnimessie.

Serviteur de l'Adeptus Astartes

« En tant que commandant, vos outils sont myriades, mais le sage sait que les batailles se gagnent par la chair des guerriers et non par les machines. La chair peut apprendre, tandis que la machine doit être constamment instruite. La chair éprouve de la loyauté envers ses frères et de la vénération pour l’Empereur, tandis que la machine ne sait rien de ces choses.
Lorsque l’heure est noire et la victoire incertaine, ne vous tournez pas vers la machine, mais vers vos Frères de Bataille. La machine ne vous apportera la victoire que si vous lui expliquez comment procéder. Vos frères traverseront les flammes et les carnages les plus terribles au moindre de vos ordres, et vous apporteront la victoire simplement parce que vous la leur avez demandée. »
- Extrait des enseignements de Roboute Guilliman, tels que rapportés par l’Apocryphe de Skaros .

Les Serviteurs sont des esclaves monotâches qui n’existent que pour assister les Techmarines dans leur travail. Chaque serviteur est un mélange d’homme et de machine, dénué de personnalité ou de raison, et doté de modifications mécaniques comme des pinces, des senseurs infrarouges, des exo-squelettes bioniques et des perceuses à torsion, tout cela étant destiné à aider le Techmarine dans l’entretien de l’arsenal du Chapitre. Des armes lourdes sont même greffées à certains Serviteurs afin de protéger leur maître sur le champ de bataille.

Le mode de création des Serviteurs varie d’un Chapitre à un autre. Certains sont clonés à partir de gènes conservés dans des nutriments artificiels. D’autres sont des aspirants qui ont échoué à l’épreuve, des criminels de droit commun ou des Marines ayant enfreint les règles du Chapitre, lobotomisés pour que leur chair rachète les péchés de leur âme.

Bien que physiquement robustes, les Serviteurs ne sont dotés que d’un rudiment de conscience et ne peuvent fonctionner que lorsqu’ils sont dirigés par les bio-programmes que les Techmarines implantent dans leur cerveau. Ils ne ressentent que peu la douleur, encore moins la peur, et sont incapables de la moindre intuition. Sans la supervision d’un Techmarine, la plupart des Serviteurs tombent dans une sorte de catatonie alors que leur cerveau ravagé essaye d’engendrer une pensée originale. Cependant, un Chapitre Space Marine dépend en grande partie de ses Serviteurs pour la maintenance de son arsenal. Des centaines d’esclaves biomécaniques triment nuit et jour au cœur de chaque Forteresse-Monastère.

En dépit de leur rôle essentiel, les Serviteurs ne reçoivent jamais plus que de l'indifférence des Marines. Dans la plupart des Chapitres, seuls les Techmarines les traitent différemment de n'importe quelle machine. Certains Space Marines les considèrent même avec horreur, et voient en eux des aberrations nécessaires mais profondément contre-nature.

A l’inverse, il existe des Chapitres - généralement ceux qui ont des liens étroits avec l’Adeptus Mechanicus - où l’on estime que les Serviteurs ont atteint une forme d’union spirituelle avec l’Omnimessie. Dans ces Chapitres, les Serviteurs sont de véritables autels biomécaniques, aussi révérés que les plus anciens artefacts, et leurs moindres paroles sont soigneusement passées au crible afin d’y détecter des ébauches de prophéties. Les Space Marines qui s’adonnent à ces pratiques arcaniques considèrent que cela les rapproche de l’Omnimessie. Pour d’autres Chapitres, ce type de comportement n’est rien d’autre que de l’hérésie et n’entraîne que suspicion et mépris. Mais personne ne sait ce que les Serviteurs eux-mêmes en pensent, si tant est qu’ils soient capables de penser...

Serviteur de l'Astra Militarum

La plupart des Technaugures se font accompagner sur le champ de bataille par une suite de Serviteurs. Les implants cybernétiques qui les équipent sont en général utilitaires, comme des servo-bras hydrauliques pour charges lourdes afin d’assister le Technaugure au cours de ses réparations de terrain.

Une autre forme répandue de Serviteur est celle de porteur d’arme. Équipés d’armes lourdes dont les rafales sont à même de repousser l’ennemi, ces Serviteurs permettent au Technaugure d’effectuer ses travaux sans être interrompu. La matière organique utilisée pour concevoir ces esclaves programmables est autant cultivée dans des cuves de croissance sur des Mondes-Forges que prélevée dans les pénitenciers impériaux à travers la galaxie. Une fois lobotomisés et "améliorés" par un processus extrêmement douloureux, même les criminels et les hérétiques bénéficient d’une dernière chance de servir l’Imperium.

Serviteur des Chevaliers Gris

Les Techmarines sont aidés dans leurs tâches par des aréopages de Serviteurs, c’est-à-dire des cyborgs décérébrés équipés d’armes lourdes et d’outils industriels. Ces créatures étaient autrefois des humains. La plupart des Serviteurs au service des Chevaliers Gris étaient jadis des soldats de l’Astra Militarum, jusqu’à ce qu’ils aient le malheur de combattre une infestation démoniaque aux côtés des Chevaliers Gris. Tout risque de corruption devant être évité, ceux qui survivent à ces affrontements n’échappent pas au regard sévère de l’Inquisition, même s’ils semblent en bonne santé physique et mentale. La plupart de ces malheureux sont exécutés sommairement, mais d’autres ont le privilège de continuer à servir l’Empereur sous la forme de cyborgs, après avoir subi un lavage de cerveau.

Les Chevaliers Gris ne considèrent pas cette pratique d’un mauvais œil, car malgré leur état catatonique, les Serviteurs poursuivent la lutte contre les Dieux Sombres et leurs séides, et peuvent résister à des épreuves qui plongeraient un humain ordinaire dans la démence.

Les Serviteurs servent souvent pour des tâches secondaires, comme aider les Techmarines lors de leurs réparations, toutefois ils restent en mesure de combattre si le besoin s’en fait sentir. Au milieu de la bataille, les Serviteurs peuvent fournir des tirs d’appui appréciables pendant que leur maître s’affaire sur un véhicule, voire tourner leurs lames et leurs scies circulaires contre ceux qui sont assez stupides pour s’approcher d’eux.

Serviteur du Ministorum

« Père Glas, je sais que vous nous avez dit que les Serviteurs de l’Église sont de notre côté, mais par le Trône, ils me fichent vraiment la trouille ! »
- Soldat première classe Eli Kasda, 20e régiment d’infanterie légère d’Akins.

Les automates qu’emploient les saints ordos sont souvent construits à l’aide d’éléments humains et adoptent toutes sortes de formes. Quoi qu’il en soit, ils ont presque tous une chose en commun : les hérétiques en sont le matériau de base. Le Ministorum prend un malin plaisir à les dépouiller de leur volonté et de leur personnalité, afin de les reprogrammer pour qu’ils servent avec une indéfectible loyauté cet Empereur-Dieu qu’ils reniaient. Un châtiment encore meilleur consiste dans ce cas à les envoyer sur le front prêter main-forte dans l’élimination de leurs anciens coreligionnaires et de la corruption de ces derniers.

Arcoflagellant

Lorsqu’un hérétique est reconnu coupable pour des crimes qui n’appellent pas une mise à mort immédiate, l’Ecclésiarchie lui réserve un autre sort : l’Arcoflagellation. L’Arcoflagellant subit un long processus de modification chirurgicale incluant des greffes de muscle, des injections de drogues de combat et l’implantation d’armes implantées cybernétiquement. Son esprit est en même temps reconditionné afin de faire de lui une sanguinaire machine tuer qui ne songe qu’a anéantir les ennemis de l’Empereur-Dieu. En temps normal, l’Arcoflagellant est coiffé d’un casque pacificateur scellé qui le maintient tranquille. Le casque noie son esprit de visions sacrées et de chants qui l’isolent de pratiquement tout stimulus extérieur. Quand le mot d’activation est prononcé, l’influx sensoriel cesse et un cocktail de drogues de combat et de stimulants lui est injecté, transformant le cyborg jusque-là inerte en un redoutable guerrier dépourvu de peur qui n’existe que pour détruire tout ce qui se dresse en travers de son chemin. L’utilisation d’un mot de désactivation permet d’" éteindre" l’Arcoflagellant, qui retourne alors à l’état passif.

Autoflagellant

Les Autoflagellants sont une variante de chérubin conçue pour infliger d’incessantes mortifications corporelles à leurs propriétaires. Normalement ils accomplissent leur tâche à l’aide d’un chat à neuf queues, mais certains sont programmés afin de forcer au jeûne en ôtant la nourriture, d’interrompre le sommeil, de hurler sans cesse, de tirer sur les cheveux ou les habits, bref de produire toutes sortes de nuisances sans jamais faire de pause. Dans certains cas extrêmes, ils sont configurés afin d’infliger de véritables dégâts physiques, généralement avec un canif ou en remplaçant le fouet par un excruciator. L’Ecclésiarchie désapprouve cependant ces pratiques.

Une variante d’Autoflagellant a la forme d’un harnais porté sur le dos. Fixés au harnais, on trouve un ou plusieurs bras mécaniques animés par des engrenages et une cellule énergétique, avec au bout de chacun un chat à neuf queues. Ce type de harnais peut également faire office de cilice.

Drone Choriste du Ministorum

Ce châssis allégé de drone serviteur est régulièrement employé dans les cathédrales et les Mondes-Chapelles de l’Imperium. La plupart des Drones Choristes sont en effet configurés pour chanter (une unique note dans de rares cas) et sont par conséquent rassemblés au sein de chorales dont la taille va d’une douzaine à plusieurs milliers. D’autres drones du Ministorum sont programmés pour répéter en boucle un cantique ou une prière déterminée, ou encore balancer un encensoir, faire tourner un moulin à prière, agiter un fanion coloré ou jouer d’un instrument particulier (comme un cor sacré ou un tambour).

Machine de Pénitence

Si la plupart des hérétiques sont exécutés sur le champ ou transformés en Arcoflagellants, certains demeurent pour lesquels ces punitions ne sont pas appropriées. Les hérétiques qui ont été condamnés à mort et qui expriment un sincère désir de repentir sont parfois attachés à des machines de pénitence. Directement connectés à leurs machines, les pilotes pénitents savent que seule la mort peut désormais les délivrer et vont donc au combat en première ligne, en quête d’ennemis à abattre mais aussi d’un terme à leurs souffrances. Il est même arrivé à certains Serviteurs du Ministorum particulièrement dévots de se porter volontaires dans le but d’expier leurs péchés (réels ou imaginaires) et de mourir au service des saints ordos et de l’Empereur-Dieu. Les machines de pénitence sont d’énormes appareils bipèdes ressemblant à des Serviteurs, dont chaque bras est pourvu d’un lance-flammes lourd ainsi que d’une scie circulaire. Terriblement agressives au combat, les Machines de Pénitence sont l’une des armes préférées de l’Adeptus Sororitas, qui les déploie sou-vent pas groupes de trois ou plus afin de briser les hordes et de prendre d’assaut les positions retranchées.

Serviteur Calligraphus

Ces Serviteurs sont capables de recopier pratiquement n’importe quel document fourni grâce à leurs multiples bras manipulateurs pourvus d’ustensiles d’écriture. Ils peuvent aussi transcrire la parole et sont ainsi souvent employés afin de noter en direct sermons et discours, voire pour écrire sous la dictée lorsqu’il s’agit de courriers, de règlements ou d’ordres. Bon nombre de membres hauts-placés du Ministorum s’assurent d’avoir toujours au moins un Serviteur Calligraphus à disposition, tandis que dans les grands monastères et abbayes, des centaines d’entre eux sont généralement occupés à préserver et recopier les textes anciens.

Sources

  • Codex Adeptus Mechanicus, V8
  • Codex Adeptus Astartes Grey Knights, V8
  • Codex Space Marines, V5
  • Warhammer 40 000 JdR - Rogue Trader : Livre de règles
  • Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : Livre de règles
  • Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : le Sang des Martyrs
  • Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : Traité Inquisitorial