Magos

De Omnis Bibliotheca
« Je suis las de la carcasse dans laquelle je suis né. Sa nature me cause un étrange dégoût. Je ne désire que la froide et nette certitude de l’acier et du silicium, je ne rêve que du jour où je ne ferai qu’un avec la sainte Machine. Je ne m’attends pas à ce que vous me compreniez, vous qui vous cramponnez à votre chair comme si c’était quelque chose d’immortel, vous qui ne souhaitez que la protéger. Un jour, la folie de votre existence vous apparaîtra et vous viendrez sans nul doute nous implorer de vous préserver… »
- Magos Deruss, en conversation polie avec un héritier de la Maison Persis.
Un Magos.
Les Magi sont des adhérents du Culte de la Machine qui ont servi le Dieu-Machine pendant si longtemps et avec tant de dévouement que la plus grande partie de leurs corps est à présent composée de saintes machines. Au cours de décennies et de siècles de service, les membres et organes du Magos ont été remplacés un à un par des pièces de rechange cybernétiques qui ne faiblissent pas, qui ne se lassent jamais et qui échappent aux ravages du temps. Plus il s’avance sur cette voie, plus un Magos accumule les pièces mécaniques. La part biologique des plus anciens d’entre eux se résume enfin à une infime parcelle de matière grise, logée au plus profond de leur cortex blindé, perdue dans une masse de câbles, de ports et de conduits de ventilation.

Au fur et à mesure qu’un serviteur de l’Omnimessie progresse dans la Quête du Savoir, il altère bien plus que son apparence physique. Au fur et à mesure que son corps est reconstruit, son esprit se modifie. La Quête du Savoir expose les Magi à toutes sortes de technologies Xenos et à des doctrines ésotériques, dont un bon nombre menacent directement leur équilibre mental à cause des terribles révélations qu’elles leur apportent sur la nature de la réalité. Nombre d’entre eux suivent de telles pistes de recherche, mettant de côté toute autre considération et passent parfois des décennies entières cloîtrés dans leur laboratorium afin d’étudier un reliquat de technologie d’une civilisation éteinte depuis longtemps déjà. Il existe pour cette raison une classe entière au sein du Mechanicus constituée d’individus consacrant leur temps à toutes sortes d’hérésies ; en tout cas c’est ce qu’il semble aux étrangers. Pourtant, ces "hérésies" ne se répandent pas, comme elles ne manqueraient pas de le faire au sein d’autres institutions. Si un Ecclésiaste de l’Adeptus Ministorum se met activement en quête de traités de démonologie, on peut suspecter celui-ci d’avoir succombé à la corruption et s’attendre à ce que le cancer de l’hérésie commence bientôt à se répandre, condamnant des centaines d’individus à l’accompagner sur le bûcher. De tels cas ne se présentent que fort rarement eu sein de la confrérie des Magi, car ces individus sont maintenant trop étrangers à leur humanité originelle et trop phénoménalement monomaniaques : des notions telles que l’hérésie et le savoir interdit ne peuvent plus s’appliquer à des êtres de leur stature. Ils se penchent sur les mystères de l’univers avec l’objectivité et le détachement qu’exige leur vocation et leurs esprits augmentés se contentent simplement de filtrer la présence Xenos que manifestent encore ces artefacts.

Les individus qui partagent des intérêts similaires dans leur Quête du Savoir se rassemblent souvent et forment des factions au sein du grand ensemble qu’est l’Adeptus Mechanicus. Maîtres indiscutés de la technologie, les Magi deviennent souvent connus pour leurs spécialités respectives, ce qui donne naissance aux appellations Magos Technicus, Magos Metallurgicus, Magos Alchemys, Magos Physicus, Magos Biologis, Magos Ordinatos et à bien d’autres encore.

En plus de leur quête de connaissances en technologies ésotériques, les Magi sont capables de communier avec la volonté supérieure de l’Omnimessie. Il se dit que cette capacité à ne faire qu’un avec le Dieu-Machine croît au fur et à mesure que leurs corps et leurs esprits deviennent de plus en plus mécaniques. Les Magi officient aux autels du Dieu-Machine qui se trouvent sur chaque Mondes-Forge, chacun d’entre eux connectés aux autres afin de former un réseau de dimension galactique par lequel transitent la volonté de l’Omnimessie et la somme absolue des connaissances du Culte Mechanicus. Au fur et à mesure qu’ils se déparent de leur faiblesse biologique innée et fusionnent avec la Machine, les Magi intègrent peu à peu la conscience collective formée par ce savoir total. Parvenu au terme de sa Quête du Savoir, le Magos se débarrasse de ses derniers vestiges d’humanité. Il se rend alors une dernière fois à l’autel du Dieu-Machine et implante le contenu de son cortex cérébral (et peut-être même son âme) dans le gigantesque réseau, parachevant sa fusion avec l’Omnimessie.

Tant que ce temps n’est pas venu, le Magos poursuit sa quête là où elle l’amène. Bon nombre d’entre eux servent aux côtés de l’Inquisition au cours de leur quête, les intérêts de ces deux organisations pouvant converger, ne serait-ce que pour un temps. Les Inquisiteurs trouvent de puissants alliés en la personne d’un Magos capable de mettre au jour des connaissances et de percer des mystères qui rendraient fou tout autre individu.

  • Âme de Fer : Les authentiques serviteurs de l’Omnimessie abandonnent inévitablement leur humanité pour s’ouvrir à la gloire du Dieu-Machine. Ceci est particulièrement vrai pour la majorité Magi, qui se souviennent à peine du temps où ils étaient encore soumis aux turpitudes des simples mortels.

Source

  • Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy