Médiko

De Omnis Bibliotheca
« D’abord, j’vais t’enlever ces dents, ça t’aidera à oublier ta jambe ki t’fait mal. Grokkit, pass’ moi cette pince. Allez, ouvre la bouche et dit AAAH ! »
- Dok Gutslash.
Un Médiko Ork.
Les Médikos sont aussi appelés les Doks, et leur domaine de compétences regroupe la chirurgie aléatoire et la dentisterie extrême. Cette dernière est souvent pratiquée au moment où le patient passe sur la table d’opération, les dents extraites servant à payer les sommes exorbitantes exigées par le praticien. De plus, le patient peut difficilement se défendre tandis qu’il est fermement ligoté, la bouche grande ouverte.

Les Médikos perfectionnent leur art par l’instinct et en apprenant par l’erreur. La plus grande joie d’un Médiko est "d’ekeuspérimenter", notamment en greffant des membres bioniks créés par les Mékanos. D’ailleurs, les Médikos ont de nombreux points communs avec les Mékanos, et ces deux confréries entretiennent d’excellentes relations. D’une certaine façon, les Médikos sont les Mékanos de la physiologie des Orks, car ils réparent, entretiennent et améliorent les corps de leurs patients. Malheur aux Orks qui prennent rendez-vous chez un Médiko. Cela peut arriver lorsqu’ils perdent un membre, car ils prennent alors le risque an faire greffer un nouveau ou de le faire remplacer par une prothèse mécanique. Le plus souvent, cette dernière provient du fourre-tout de l’atelier d’un Mékano et son utilisation s’avère peu ergonomique, voire périlleuse pour son propriétaire, comme lorsqu’il s’agit d’une jambe Explosive MK2 de Rutgot, surtout si dans un tel cas c’était le bras qui nécessitait une attention médicale.

Les Médikos et les Mékanos travaillent en étroite collaboration pour créer des Cyborks, des croisements improbables d’Ork et de machine qui ont vu leurs membres amputés remplacés par des lames rotatives, des roues, des chenilles ou tout un arsenal délirant.

Lorsqu’une tribu se lance dans une Waaagh! les Médikos sont sur le pied de guerre, car ils accompagnent les Orks les plus riches en espérant qu’ils seront grièvement blessés et qu’ils pourront leur proposer leurs services. La guerre est du pain béni pour les Médikos, c’est en effet l’occasion rêvée de tester leurs compétences en soignant les Orks blessés et en leur administrant des décoctions de leur création à l’aide d’une seringue à Grox. Inutile de dire que la guerre est aussi très lucrative pour un Médiko.

Bien sûr, au combat, les Médikos ne laissent pas les autres s’amuser sans eux, et se lancent gaillardement dans la mêlée. Ils peuvent mettre en application leurs connaissances anatomiques à l’aide de scies et de scalpels. Le Médiko peut alors farfouiller à l’intérieur de ses victimes hurlantes à la recherche des morceaux de choix. Des sérums à base de champignons sont injectés dans les veines des ennemis, leurs spores faisant coaguler le sang à l’intérieur du corps. Les Pinces Énergétiques claquent tandis que les Médikos posent leurs petits yeux cruels sur leurs malheureuses proies, avides de découper la chair, les os et les tendons. Des infirmiers Grots se jettent sur les blessés et se mettent au travail avec enthousiasme avec leurs instruments cruels. Ceux qui ont déjà vu un Médiko traverser les rangs adverses et y laisser un sillon écarlate savent parfaitement que ces créatures dérangées n’ont pas la moindre empathie et aucun respect pour la vie.

De fait, aucun Médiko n’est vraiment sain d’esprit. Ils n’utilisent jamais anesthésiants, car ils mesurent la vitalité de leur patient à leurs hurlements. Le regard sadique d’un Médiko en train de fourrager le ventre de son client à l’aide de ses instruments chirurgicaux surdimensionnés a quelque chose de dérangeant, surtout pour le principal intéressé ; cependant l’utilité d’un Médiko au sein de la société ork est telle que ces excentricités sont pardonnées, surtout si elles permettent au Big Boss de se pavaner avec un membre bionique flambant neuf.

Doks Mabouls

L’excentricité des Médikos n’est rien comparée à celle des Doks Mabouls, ces Médikos exilés qui pratiquent une chirurgie outrancière et exubérante. Leurs patients se retrouvent avec des ajouts aussi aléatoires que des poumons mécaniques, une tête ou un membre de plus, ou sont les cobayes du terrifiant implant de Squig-cerveau. Les Doks Mabouls ne demandent rien en échange de leurs services, mais le prix à payer pour leurs opérations est toujours élevé…

Ces Orks pratiquent souvent leur art au sein des bandes de Korsaires, qui ne posent pas de question et laissent le Dok Maboul vaquer à ses sinistres occupations. De plus, les Korsaires sont suffisamment déglingués et désespérés pour accepter l’aide de tous les Brikolos, même si les risques sont considérables.

Sources

  • Codex Orks, V8
  • Codex Orks, V4