Imperial Fists

De Omnis Bibliotheca

Les Imperial Fists constituent l’un des chapitres les plus respectés de l’Adeptus Astartes. Non seulement leur loyauté envers l’Empereur est absolue mais leur soutien des institutions impériales est sans égal. Leur réputation auprès de leurs ennemis est leur plus grande source de fierté : les Imperial Fists ont remporté des Honneurs de Bataille contre huit races extraterrestres majeures, ils ont été l’un des instruments du maintien de la cohésion de l’Imperium, même au travers des époques les plus troublées, et ont l’honneur de faire partie des chapitres qui ont défendu le Palais Impérial lors de l’ultime bataille de l’Hérésie d'Horus.

  • Maître du Siège : Nul n’est plus versé dans la poliorcétique que les Imperial Fists. Aucune forteresse n’est à l’épreuve de leur pilonnage précis et de leurs tirs de Bolter disciplinés.
  • Défense Acharnée : Les Imperial Fists sont indélogeables lorsqu'ils tiennent des fortifications, se battant avec une obstination inflexible.
  • Aveugle Face au Danger : Les Imperial Fists rechignent toujours à abandonner leur position, même lorsqu’un repli stratégique s’impose. Cet acharnement est à l’origine de nombreux derniers carrés désespérés à l’intérêt tactique parfois discutable


Le poing de l’Empereur : Origines

La Grande Croisade venait d’atteindre les Ruches Glacières d’Inwit lorsque Rogal Dorn se présenta en personne devant l’Empereur pour la première fois. Il arriva à bord de Phalanx, une immense station spatiale mobile. Rogal Dorn décida d’offrir la station à l’Empereur, car c’était une pure merveille qui datait du Moyen Âge Technologique. De la taille d’une petite lune, ses docks pouvaient abriter des douzaines de croiseurs et plusieurs centaines de vaisseaux d’escorte. Elle brillait comme une petite étoile et illuminait la galaxie durant cette sombre période car elle était devenue le présage d’un futur plus radieux. L’Empereur accueillit Dorn et lui confia le commandement de la septième légion de Space Marines, les Imperial Fists, et Phalanx devint officiellement la forteresse-monastère du chapitre.

La septième légion fut formée sur Terra comme le prouve son honneur de bataille Roma. Celui-ci n’est plus visible désormais que sur une icône en céramite tellement fragile qu’elle ne peut même plus être exposée hors du Réclusium Intérieur. La septième légion avait été largement renforcée sur Inwit et plus de 70% de ses effectifs étaient composés d’aspirants. Les Imperial Fists faisaient exception parmi les chapitres car les frères de bataille et leur Primarque furent unis très tôt dans leur service auprès de l’Empereur et ils purent tisser entre eux des liens très étroits. Nés du même patrimoine génétique, le Primarque et sa légion montraient la même rigueur disciplinaire et un dévouement total aux ordres de leurs supérieurs.

Les rares frères de bataille nés sur Terra avaient apporté avec eux une tradition de duels d’honneur qui fut rapidement adoptée par le reste de la légion. À l’heure actuelle, les Imperial Fists continuent de pratiquer ces duels d’honneur à l’épée selon les traditions qui leur ont été enseignées. Nul homme ne connaît l’origine de cette coutume mais elle unit les frères entre eux par des liens éternels et leur remémore leur origine terrestre où qu’ils se trouvent dans la galaxie.

Les premières actions du chapitre furent couronnées de succès et il servit bientôt de réserve à l’Empereur alors que la grande croisade se poursuivait. Capables de se déployer rapidement et efficacement, les interventions des Imperial Fists furent décisives dans de nombreuses batailles. La planification méthodique de leurs actions et leur endurance légendaire firent d’eux d’excellentes troupes de siège et de très bons combattants en milieu urbain. Les Imperial Fists servirent de garde prétorienne à l’Empereur jusqu’à la fin de la Grande Croisade et lorsqu’Il rentra sur Terra construire une capitale pour diriger son empire, Il amena Dorn avec Lui et le chargea de mettre au point les fortifications du Palais Impérial. Cet honneur ne passa pas inaperçu aux yeux des autres Primarques.

Durant tout ce temps, Dorn ne demanda aucune faveur et s’illustra par son courage et son humilité plus que tout autre Primarque. Certains de ses frères étaient contrariés par ses relations privilégiées avec l’Empereur, mais la plupart d’entre eux le tenaient en haute estime. Sur Macragge, le monde natal des Ultramarines, la statue de Rogal Dorn est l’une des quatre sculptures qui s’élèvent dans le hall des Héros, aux côtés de celle de Roboute Guilliman. Dans la préface de l’Apocryphe de Skaros, une enluminure datant de juste après la fin de l’Hérésie d’Horus représente Jaghataï Khan en train d’offrir à Dorn une douzaine de ses plus beaux étalons dans un geste de fraternité éternelle entre les deux chapitres. L’exception la plus notable était la rivalité entre Dorn et Perturabo, le Primarque des Iron Warriors. L’une des principales qualités de Dorn était de toujours dire la vérité sans jamais se tromper. Sur le monde de Schravann, les Iron Warriors remportèrent une importante victoire lorsqu’ils écrasèrent la forteresse de Badoon. Durant le banquet célébrant la victoire, Horus déclara que Perturabo était le plus grand stratège militaire de la croisade. Fulgrim, le Primarque des Emperor's Children demanda à Dorn s’il pensait que les défenses du Palais Impérial pourraient résister aux Iron Warriors. Dorn réfléchit longuement et répondit que les défenses du Palais étaient à l’ épreuve de toute attaque si elles étaient correctement manœuvrées. Perturabo devint fou de rage devant cette déclaration et déversa un flot d’accusation sur Dorn, certaines d’entre elles étant tellement peu fondées que l’assemblée en fut choquée. Après cela, les deux Primarques ne se parlèrent que très rarement, leurs légions ne servant plus sur les mêmes théâtres d’opérations. Les Imperial Fists restèrent aux côtés de l’Empereur et les Iron Warriors servirent d’avant garde aux troupes d’Horus.

À la suite de la victoire des Imperial Fists sur le monde de Necromunda, les Seigneurs de la Ruche consentirent à permettre au chapitre de recruter de nouveaux aspirants sur leur monde en signe de gratitude. Une forteresse-chapelle fut dûment consacrée mais les Imperial Fists ne se comportèrent qu’en invités, jamais comme les maîtres de la planète et Rogal Dorn ne réclama aucun privilège particulier. Certains Primarques, comme le versatile Perturabo, saisissaient toutes les opportunités pour positionner des garnisons sur des mondes et prélever des taxes, mais Dorn déclara un jour : « je ne veux pas de vassaux, je veux des recrues ». Il se contenta donc de conserver à sa légion son aspect militaire sans jamais revendiquer aucun des devoirs civils liés au contrôle d’un monde ou d’un système.

L’Heresie d’Horus

Lorsque les massacres d’Istvaan révélèrent l’étendue de la trahison d’Horus, l’Empereur était accompagné de Rogal Dorn sur Terra et était déterminé à ne pas laisser Horus prendre le contrôle de l’Imperium. Aux côtés des White Scars et des Blood Angels, les Imperial Fists menèrent une défense héroïque qui est depuis longtemps entrée dans la légende. Lorsque tout espoir fut perdu, ils accompagnèrent l’Empereur sur la barge de combat du traître pour en finir. C’est Rogal Dorn qui trouva les corps ensanglantés de l’Empereur, d’Horus et de Sanguinius et son chagrin fut immense. Il avait toujours été loyal, noble et brave mais face à ce spectacle horrible, il devint presque fou de douleur et décida alors de se venger de ceux qui avaient provoqué cela. Alors que les Ultramarines tentaient de restaurer l’ordre dans l’Imperium, les Imperial Fists traquèrent tous les traîtres et les hérétiques, écrasant forteresse après forteresse, armée après armée. Dorn mena son chapitre entier au combat enchâssé dans une armure noire pour marquer son deuil, mit même de côté sa légendaire clémence, extermina les hérétiques jusqu’à ce qu’il n’en reste aucun, et rendit la justice d’une manière implacable. On raconte que le Primarque considérait que la mort de l’Empereur était la preuve de son échec et qu’il menait sa croisade pour expier sa faute. Qu’elle qu’en ait été la cause, Rogal Dorn resta absent des conseils de Terra jusqu’à ce qu’il y soit finalement convoqué par Roboute Guilliman, Primarque des Ultramarines, pour lui présenter le Codex Astartes.

Dorn fut extrêmement surpris : sa quête de rédemption l’avait tenu éloigné des changements de l’Imperium et il ne comprenait pas pourquoi l’Humanité ne faisait plus confiance aux Imperial Fists, juste à cause des actes commis par les légions renégates. Sans la fureur de la guerre pour les occuper, Rogal Dorn et les Imperial Fists semblaient perdus : l’Empereur était mort et on voulait scinder leur propre légion en différents chapitres. C’est durant cette époque de trouble pour les Imperial Fists que Perturabo défia Dorn en construisant une forteresse titanesque et en le poussant à l’attaquer.

La Cage de Fer

Rogal Dorn trouva la paix dans la méditation. Durant sept jours, il résista au défi en se plaçant dans le gant de douleur, un artéfact séculaire du chapitre, jusqu’au jour où il eut une vision de l’Empereur. Il comprit que la foi des Imperial Fists était vacillante car ils pensaient que l’Empereur était mort, mais ils savaient au fond d’eux-mêmes qu’Il pouvait toujours les voir depuis le Trône d’Or. Les Imperial Fists ne pouvaient plus servir l’Empereur mais ils savaient qu’ils devraient toujours rester fidèles à ce qu’Il était. Rogal Dorn décréta que les Imperial Fists répondraient au défi de Perturabo en tant que légion et qu’ils reviendraient purifiés sous la forme d’un nouveau chapitre. Dorn savait que la plupart de ses frères ne désiraient pas fonder de nouveaux chapitres comme le voulaient les Ultramarines et il savait qu’il devait mener une dernière fois ses hommes au combat sous les couleurs de la légion des Imperial Fists avant qu’elle ne soit dissoute. Laissant Phalanx en orbite autour de Terra, il mena ses Space Marines contre les Iron Warriors.

Ses doutes envolés, Dorn se concentra sur son nouvel ennemi. Perturabo était passé maître dans l’édification de fortifications mais Dorn avait toujours été son égal, et son cœur de guerrier était indigné devant ces traîtres qui furent autrefois des frères. Horus était mort, l’Empereur était parvenu à protéger son empire et, pourtant, ils osaient encore hisser leurs bannières hérétiques sur un nouveau monde impérial. Dorn ne pouvait le tolérer. Il lança ses hommes en plein cœur des défenses des Iron Warriors sans planifier son attaque comme il en avait l’habitude. Les combats auraient dû favoriser les hérétiques protégés par un réseau de tranchées mais les Imperial Fists résistèrent, contrèrent chaque embuscade et se sortirent de tous les pièges. Rogal Dorn était un véritable colosse et arrêta personnellement chaque attaque. Une fois leurs munitions épuisées, les Space Marines luttèrent dans les tranchées avec leurs armes de corps à corps, n’accordant et n’attendant aucune pitié de la part de leurs adversaires. Peu à peu, il devint évident que les Iron Warriors ne pourraient pas tous les tuer car aussi féroces qu’ils pouvaient être, il leur manquait la foi d’accomplir le sacrifice suprême que la victoire exigeait. Les Ultramarines décidèrent d’intervenir lorsque leurs lignes commencèrent à faiblir : Guilliman estimait que la mort de Perturabo ne valait pas le risque de perdre un homme comme Rogal Dorn et avait donc envoyé son propre chapitre en renfort.

Purifiés par leur sacrifice, les Imperial Fists entreprirent de se reformer. Durant les deux décennies suivantes, ils se retirèrent dans leur forteresse-monastère, laissant leurs chapitres successeurs combattre à leur place. Dorn mit à profit ce temps pour transformer son chapitre et lui faire embrasser tous les aspects du Codex Astartes. Lorsqu’il revint à la tête de ses troupes, son respect des préceptes du Codex Astartes n’était égalé que par les Ultramarines eux-mêmes.

Le Nouvel Imperium

Au début de la réorganisation du chapitre, certains Imperial Fists quittèrent Phalanx pour fonder le chapitre de Black Templars et celui des Crimson Fists. La volonté de Dorn d’oublier ses erreurs passées et d’embrasser les principes du Codex Astartes rassura les Hauts Seigneurs de Terra. Comme les Imperial Fists n’étaient pas rattachés à un monde d’origine et qu’ils avaient une forteresse-monastère mobile, ils furent plus souvent appelés à l’aide par les autorités impériales que les autres chapitres. Lorsque l’Age de l’Apostasie déchira l’Imperium, aucun des protagonistes ne voulut risquer ses relations avec le chapitre qui put donc continuer de mener sa campagne contre la Ligue d’Ebon.

Rogal Dorn vécut plus longtemps que la plupart des autres Primarques et chaque disparition de l’un d’entre eux lui était très dure. De plus, moins il restait de Primarque, plus les populations les adoraient. L’Empereur était sur Terra loin de certains systèmes isolés qui commencèrent à déifier les Primarques qui leur rendaient visite. Dorn s’inquiéta d’une telle obligeance et de ses conséquences car pour lui, seul l’Empereur méritait autant d’adoration. Il pensa donc que les Primarques ne devaient plus se mêler à la population pour ne pas la détourner de Sa lumière.

Peu après la disparition de Corax, le Primarque de la Raven Guard, les Imperial Fists furent appelés à l’aide pour contrer la menace grandissante d’une Croisade Noire vers la Porte Cadienne. Phalanx et la majorité du chapitre étaient déjà engagés dans la surveillance du vaisseau-monde Ulthwé et aucun homme ne pouvait quitter son poste. Malgré tout, Rogal Dorn parvint à former trois compagnies et les mena lui-même vers la Porte Cadienne. La Croisade Noire menaçait d’encercler Cadia et la flotte impériale n’était pas parvenue à stopper la menace avant qu’il ne soit trop tard. Grâce à son infaillible sens de la stratégie, Dorn prit la tête de trois croiseurs d’attaque Space Marines et surpris la flotte hérétique dans la Ceinture de Penelos avant qu’elle n’ait pu frapper. Les Imperial Fists attaquèrent le cœur de la Croisade Noire, leurs Thunderhawks infligeant de terribles dommages aux navires de transport sans protection et les Space Marines du chapitre se téléportèrent à bord des plus gros vaisseaux de combat du Chaos avant qu’ils ne réactivent leurs boucliers. La flotte du Chaos parvint à détruire les trois croiseurs d’attaque l’un après l’autre, mais les hérétiques demeuraient parfaitement incapables de neutraliser les unités d’assaut menées par Rogal Dorn. Les Imperial Fists s’attaquaient à la salle des machines d’un vaisseau et détruisaient ses réacteurs Warp, puis, leur mission accomplie, réembarquaient dans leurs Thunderhawks pour s’attaquer au vaisseau suivant. Parfois même, suite à la destruction de leur transport, certaines unités utilisaient les téléporteurs du vaisseau abordé ou ses batteries de canons pour abattre les vaisseaux à proximité. L’issue de la bataille était évidente mais Rogal Dorn était déterminé à infliger le plus de dommages possibles à la flotte du Chaos quel qu’en soit le coût. Il mena le dernier carré de résistance sur le vaisseau de Classe Despoiler Sword of Sacrilege qui avait été éperonné par le dernier croiseur d’attaque. L’ultime message envoyé par le Maître Archiviste recommanda leurs âmes à l’ Empereur alors que Dorn allait mener ses derniers hommes dans une opération désespérée destinée à prendre le contrôle de la passerelle du navire.

Il n’y eut pas d’attaque sur Cadia. La flotte impériale arriva en force sur le lieu de la bataille peu de temps après et elle trouva la flotte chaotique en train de panser ses plaies. Le vaisseau-monde Ulthwé ayant mystérieusement disparu, Phalanx et le reste des Imperial Fists lancèrent aussi une contre-attaque. À elles deux, la Flotte Impériale et celle des Space Marines encerclèrent l’armada du Chaos et la mirent définitivement en déroute. Même privés de leur Primarque, les Imperial Fists étaient capables d’être toujours là où il le fallait au bon moment. Ils abordèrent le Sword of Sacrilege avant qu’il ne puisse s’enfuir et récupérèrent le corps de Rogal Dorn. Depuis cette bataille, les os de sa main sont conservés dans un champ de stase et constituent l’icône la plus révérée des Imperial Fists. Ils symbolisent pour eux le sacrifice exigé de la part de chaque Space Marine.

Patrimoine Génétique

Le patrimoine génétique des Imperial Fists est parfaitement stable et n’a jamais montré le moindre signe de mutation. Toutefois, ils ont perdu quelques améliorations génétiques mineures, notamment la capacité de sécréter la membrane cataleptique qui permet à un Space Marine d’entrer dans un état de stase prolongée. De même, les Imperial Fists n’ont plus les glandes de Betcher qui leur permettaient de sécréter et de cracher un poison corrosif sur l’ennemi.

« Déplorons-nous de telles pertes ? Non ! Car nous sommes les Fists ! Nous n’avons pas besoin d’hiberner ou de cracher du venin pour écraser nos ennemis. »
- Enseignements du Rhetoricus

Mis à part le fait que de manière étrange et inexpliquée les Imperial Fists au repos tuent le temps en sculptant les os de leurs frères décédés, le chapitre n’a pour l’instant montré aucune faiblesse. La seule pratique qui étonne et inquiète parfois les autorités est l’utilisation d’un appareil appelé le gant de douleur et destiné à punir les infractions. Nommé d’après un appareil plus ancien, le gant de douleur est en fait une tunique faite de fibres électriques suspendues à un gibet. Le Space Marine fautif est placé à l’intérieur de l’appareil pour y être soumis à des impulsions électriques extrêmement douloureuses. Il doit rester conscient et réussir à se concentrer pour oublier son tourment, renforçant ainsi le lien entre son esprit et celui du Primarque. Toutefois, le chapitre ne semble utiliser cet appareil que sur des individus volontaires, démontrant ainsi une volonté de sacrifice et d’automutilation qui rappelle par là même celle de son Primarque disparu.

Doctrines de Combat

À l’origine, les Imperial Fists étaient une formation inflexible : chaque compagnie avait la même organisation que les autres et les officiers supérieurs étaient généralement peu imaginatifs mais toujours très efficaces. L’organisation générale était excellente et la détermination inébranlable des Imperial Fists faisait de ce chapitre une des forces de combat les plus efficaces contre des défenses statiques. Lors de la Grande croisade, les Imperial Fists étaient gardés en réserve jusqu’à ce que le point faible des défenses ennemies soit repéré, puis ils menaient une attaque parfaitement orchestrée qui écrasait en peu de temps l’adversaire. La légion était aussi menée par une volonté de vaincre contre laquelle peu d’ennemis pouvaient résister. Rogal Dorn planifiait l’attaque de ses hommes et s’élançait toujours à leur tête dans les engagements les plus dangereux.

À la suite de l’Hérésie, les Imperial Fists devinrent plus agressifs dans leurs approches, attaquant les différentes positions ennemies sans reconnaissance préalable et continuant même à lutter lorsqu’un repli stratégique s’imposait. Avec l’adoption du Codex Astartes, cette tendance devint moins évidente même si leur détermination restait la même. Les frères de bataille les plus fanatiques quittèrent le chapitre pour fonder celui des Black Templars et sont depuis cette époque en croisade permanente. Les aspirants les plus jeunes du chapitre, moins impliqués dans les rites initiatiques et automutilatoires des Imperial Fists, quittèrent leurs frères pour créer le chapitre des Crimson Fists. Ces deux nouveaux chapitres se développèrent rapidement et acquirent une réputation de bravoure et d’efficacité au travers de l’Imperium, ce qui est aujourd’hui encore une source de fierté pour les Imperial Fists. Après le carnage de la Cage de Fer, les Imperial Fists survivants étaient tous devenus des vétérans endurcis. Ils étaient suffisamment nombreux pour constituer à eux seuls un chapitre tel qu’il fut défini par Roboute Guilliman dans le Codex Astartes.

Tout comme le chapitre des Ultramarines, celui des Imperial Fists est connu pour être l’incarnation des doctrines du Codex. Chaque marine est encouragé à prendre des décisions et à agir de sa propre initiative. Les Imperial Fists combinent toutes leurs unités dans des groupes de combats équilibrés et capables d’opposer à leurs adversaires différentes menaces, allant toujours de l’avant pour submerger leurs lignes sans qu’ils ne puissent réagir. Excellents combattants en milieu urbain et lors des campagnes de sièges, ils sont tout aussi capables d’écraser l’ennemi dans des environnements plus classiques. Le seul défaut des Imperial Fists est peut-être de ne pas reconnaître la défaite, ce qui peut les placer parfois dans des situations désastreuses.

Cri de Guerre

Prononcé par les Chapelains, et repris par l’ensemble des frères de bataille avant de partir au combat : « Pour Sa gloire et celle du Primarque Progénitor. »

Source

  • Index Astartes du White Dwarf N°88 (août 2001)