Emperor's Children

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Artikle pô fini. J’suis en train d’mettre ça
kom il fô pour k’ça soit tout bô tout bien !
- Krapull Kass’Krane, Mékano
et scribe stagiaire Ork.


Depuis des milliers d’années, depuis les temps oubliés de l’Hérésie d’Horus, les Space Marines corrompus de la Légion des Emperor’s Children ont été le fléau de l’Inquisition impériale, répandant leurs vices dans notre galaxie telle une maladie insidieuse. Les Inquisiteurs chargés de cette lutte doivent s’entraîner durant des décennies pour renforcer leurs âmes et se préparer à résister aux tentations de Slaanesh, afin de pouvoir combattre cette séduisante et mortelle menace. Ces agents du Chaos étaient pourtant jadis de fidèles serviteurs de l’Imperium, ils faisaient même partie des guerriers les plus dévoués à la personne de l’Empereur.

  • Traits de Légion - Perfection Absolue : Chaque Légion renégate a été pervertie différemment par les Puissances de la Ruine, et massacre à sa manière propre. Imperméables aux sensations ordinaires après des siècles d’assouvissement, les Emperor's Children ne sont plus stimulés que par les excès, que ce soit de violence gratuite ou de prouesses martiales.

Origines

Il y a bien longtemps de cela, durant l’Ère des Luttes, les voyages dans le Warp devinrent impossibles, les mondes humains furent isolés les uns des autres et se retrouvèrent obligés de se débrouiller seuls. Le Libram ex Dominar, l’un des rares textes traitant de cette époque, nous raconte que Chemos était une colonie minière dépendant du commerce interstellaire grâce auquel elle échangeait ses minéraux contre de la nourriture. Le gouvernement planétaire fit tout ce qu’il put pour essayer d’extraire cette nourriture des sols pauvres de la planète, mais Chemos était un monde à l’agonie. Un jour, les gardes des murs de Callax, la plus grande usine-forteresse de Chemos, virent un météore s’écraser à quelques kilomètres de la cité. L’Administrator de Callax envoya une poignée d’éclaireurs enquêter sur le site de l’impact dans l’espoir de trouver des traces de vie venant d’une autre planète. Ce qu’ils trouvèrent resta dans la légende.

Au centre du cratère, entouré par les restes fumants d’une capsule de stase, se trouvait un enfant. Les orphelins étaient normalement mis à mort sur Chemos car les Administrators ne pouvaient gaspiller leurs maigres ressources pour s’occuper de ceux qui ne pouvaient travailler. Le capitaine des éclaireurs de Callax vit cependant dans les yeux de cet enfant une chose qui l’interpella. En dépit des traditions, le capitaine fit appel à l’Administrator-Chef et lui demanda le droit de garder l’enfant avec lui, et pour le remercier des services qu’il avait déjà rendus à Callax, sa demande fut acceptée. Il donna à son fils adoptif le nom du dieu mythique de la création issu des légendes de Chemos, Fulgrim. Le fils qui portait le nom d’une légende écrivit bientôt la sienne, une légende qui sera connue par tout un peuple.

Fulgrim grandit à une vitesse incroyable, se transformant en un homme grand et fort. Bien qu’étant deux fois plus jeune que ses compagnons de travail, il était déjà capable d’accomplir sa part de travail pour l’Administrator. Fulgrim comprit aussi très rapidement de quelle manière fonctionnaient les machines avec lesquelles il travaillait. Au quinzième anniversaire de sa chute du ciel, il s’était élevé au rang d’ingénieur, puis à celui d’Administrator en personne. Apprenant le sombre destin de Chemos, Fulgrim jura de sauver son monde de la famine.

Fulgrim convainquit les Administrators les uns après les autres de la nécessité de combattre leur sombre destin. Sous son commandement, des équipes d’ingénieurs voyagèrent loin des usines-forteresses, reprenant le contrôle d’avant-postes abandonnés depuis longtemps. Les anciennes mines furent réouvertes et agrandies, ramenant de plus en plus de minéraux à Callax, permettant ainsi la construction de machines plus sophistiquées. Le recyclage devint enfin efficace, jusqu’au jour où Callax produisit plus qu’elle ne consommait. Voyant son peuple prospérer, Fulgrim fut fier d’annoncer le retour de la culture et de l’art, faisant revivre l’esprit d’humanité qui avait été sacrifié bien longtemps auparavant dans la course à la survie. D’autres colonies décidèrent rapidement de s’allier avec Callax pour profiter de sa croissance et, cinquante ans après sa chute du ciel, Fulgrim était le seul dirigeant de Chemos.

Peu de temps après cet événement, l’isolation de Chemos prit fin. Depuis le ciel gris, arriva une flotte de vaisseaux de guerre arborant tous le même symbole, celui de l’aigle bicéphale. Chemos n’avait pas d’armée à proprement parler mais la zone d’atterrissage fut cernée par les Caretakers, des soldats policiers chargés de maintenir l’ordre dans les usines-forteresses. Des souvenirs d’un lointain passé revinrent en mémoire à Fulgrim et il ordonna aux Caretakers de laisser passer les visiteurs jusqu’à Callax.

Dans ses quartiers spartiates, Fulgrim se retrouva face aux guerriers de l’espace. Leurs visages portaient les cicatrices de nombreux combats, et des parchemins énumérant leurs faits d’armes étaient accrochés à leurs épaulières. Leurs armes et leurs armures étaient finement ouvragées, et leurs bannières étaient toutes des œuvres d’art. Fulgrim vit en eux des hommes civilisés, il reconnut ses frères perdus, et sut qu’ils avaient ramené les arts et la culture sur Chemos. Au milieu de ces guerriers apparut leur chef, l’Empereur de l’Humanité. Fulgrim le regarda et s’agenouilla sans un mot en lui offrant son épée. Depuis ce jour, Fulgrim jura de servir et de défendre l’Imperium de tout son cœur.

Fulgrim appris de la bouche de l’Empereur lui-même l’existence de Terra, de la Grande Croisade et de ses propres origines. Bien que l’histoire lui parût fantastique, il sut au fond de son cœur qu’elle était vraie, et sur la requête de l’Empereur, Fulgrim voyagea jusqu’à Terra pour prendre la tête de sa Légion, les Emperor’s Children. À l’inverse des autres Légions, les Emperor’s Children étaient relativement peu nombreux : un accident avait détruit presque tout le patrimoine génétique du chapitre et avec la disparition du Primarque lui-même, la reconstruction de la légion était très difficile. Fulgrim s’adressa aux deux cents guerriers que le chapitre pouvait fournir et il les chargea d’apporter dans les étoiles la sagesse de l’Empereur. Le Livre des Primarques relate une partie du discours qu’il fit à ses guerriers, et d’après cet ouvrage il leur dit : « Car nous sommes Ses enfants, et que tous ceux qui nous regardent le sachent et nous craignent pour cela. Nous ne pouvons le trahir que par l’imperfection et nous ne le trahirons pas ! »

L’Empereur fut tellement ému par le discours de son fils retrouvé qu’il accorda à sa légion un privilège unique : le droit de porter l’Aigle Impérial sur le plastron de leurs armures. Fulgrim était impatient à l’idée de conquérir au nom de l’Empereur des régions de la galaxie encore inexplorées, mais il réalisa qu’avec deux cents guerriers la tâche allait être difficile. Avec la bénédiction de l’Empereur, Fulgrim et sa légion rejoignirent les Lunar Wolves, et il combattit au côté de son frère Horus, l’aidant à conquérir les régions extérieures à l’est de la galaxie. Le Maître de Guerre lui-même loua Fulgrim et sa Légion en déclarant qu’ils étaient l’incarnation vivante de l’Adeptus Astartes.

Renforcés par de nouvelles recrues venues de Chemos et de Terra, les Emperor’s Children avaient désormais la force de conduire leur propre Croisade. Il porta la parole de l’Empereur sur des milliers de monde, écrasant toute résistance en professant que quiconque se dressait contre l’Empereur se dressait contre l’Humanité elle-même. Fulgrim choisit dans les rangs grandissants de sa Légion les individus les plus braves, les plus forts et les plus nobles, pour en faire des Seigneurs Commandeurs, et chacun reçut la charge d’une Compagnie de Bataille. Fulgrim enseigna lui-même ses principes aux Seigneurs Commandeurs pour s’assurer qu’ils étaient dignes d’être les dépositaires du pouvoir de l’Empereur. À leur tour, les Seigneurs Commandeurs transmirent ces commandements à leurs subordonnés, qui eux même les transmirent à leurs escouades. De cette manière, chaque Space Marine des Emperor’s Children suivait l’Empereur en personne à travers son chef. Pour honorer l’Empereur, ils cherchèrent à atteindre la perfection en toutes choses : les doctrines de combat étaient suivies à la lettre, les tactiques et les stratégies étaient étudiées en détail et améliorées, et les décrets de l’Empereur étaient appris par cœur par chaque Space Marine. Les Emperor’s Children, comme de nombreuses autres Légions, considéraient l’Empereur comme un homme, et non un dieu, mais leur adoration et leur vénération frisaient le fanatisme.

La Purge de Laeran

Peu de temps après le début de leur propre Croisade, les Emperois Children rencontrèrent une race d’extraterrestre jusqu’ici inconnue, se nommant eux-mêmes les Laers. L’interrogatoire des équipages des vaisseaux capturés permit d’établir que les Laers se concentraient en un seul système solaire, Laeran. Malgré tout, les Laers avaient le potentiel d’être un ennemi très puissant. Tout comme les Emperor’s Children, les Laers recherchaient la perfection dans tous les aspects de leur civilisation : en manipulant génétiquement leurs enfants, les Laers les adaptaient au rôle qu’ils allaient tenir dans la société, que ce soit en tant que soldat, diplomate ou même artiste. Les observateurs de l’Adeptus Administratum émirent l’idée de placer les Laers sous protectorat de l’Imperium, car soumettre une telle race serait certainement une tâche longue et coûteuse.

Fulgrim refusa toute notion de coopération. Seule l’Humanité était parfaite, insista-t-il. Qu’une race extraterrestre compare ses propres idéaux à ceux de l’Homme était un blasphème sous sa pire forme et les Laers ne meritaient donc rien de plus que l’annihilation. Il ordonna à ses Seigneurs Commandeurs d’attaquer immédiatement, commençant une guerre dont l’Administratum prévoyait qu’elle durerait des décennies. Fulgrim eut vent de cette prédiction, et déclara : « Dans un mois, l’Aigle régnera sur Laeran. »

La guerre fut menée sur tous les fronts. Les Emperor’s Children attaquèrent les Laers dans l’espace, sur la surface de leurs mondes, sous leurs océans et sur leurs plates-formes orbitales. À chaque fois, les Space Marines devaient faire face à un ennemi adapté aux conditions extérieures : des vaisseaux de guerre bio-connectés aux esprits de l’équipage, des guerriers capables de respirer sous l’eau, des scouts rapides comme des Land Speeders, des snipers pouvant viser un Space Marine à des kilomètres. Les pertes des deux camps étaient énormes : il est estimé que sans la présence des Apothicaires de la Légion, plus de la moitié des Emperois Children seraient morts de leurs blessures.

Les Laers n’abandonnèrent jamais : leur dernier guerrier mourut dans les ruines de leur capitale. Un mois après le début de leur attaque. Fulgrim planta une bannière arborant l’Aigle Imperial : c’était la dernière chose encore debout dans tout le système solaire. Plus de sept cents de ses hommes étaient morts, six fois plus était blesses, mais Fulgrim croyait qu’il avait prouve la véracité de ses dires : même contre la race la plus perfectionnée, l’Humanité s’était révélée plus forte.
[Note de l’Archiviste : Le système Laeran n’a vu, en dix mille ans, que trois cités et une douzaine de colonies minières. Toute trace des précédents habitants a complètement disparue.]

L’Hérésie d’Horus

Ses Primarques et leurs Space Marines s’étant lancés dans la Grande Croisade, l’Empereur retourna sur Terra afin de renforcer l’Imperium qu’il construisait par les armes. La plupart des gens savaient que la place de l’Empereur était au cœur de l’Imperium, mais un homme s’y opposait : le Maître de Guerre Horus, le plus puissant de tous les Primarques. Dans son arrogance, Horus croyait que l’Empereur était faible, un homme qui ne méritait pas les victoires remportées en son nom. L’Empereur envoya sept légions entières de Space Marines pour ramener le Maître de Guerre dans le droit chemin, et le détruire si nécessaire. Les Emperor’s Children arrivèrent les premiers dans le système d’Istvaan et Fulgrim rencontra Horus en personne pour lui ordonner de rendre compte pour ses actes, mais au lieu de cela, il succomba aux tentations du Primarque renégat. Le Conseil de Charon, formé à la suite de l’Hérésie d’Horus pour déterminer les causes des trahisons respectives des Primarques, conclut que le respect de Fulgrim pour Horus permit au Maître de Guerre d’affaiblir suffisamment sa volonté pour le faire succomber aux sombres pouvoirs du Chaos. Lentement, pendant qu’il parlait à Horus, la loyauté de Fulgrim envers Terra s’effondra, remplacée par un désir brûlant de détruire le faux Empereur qui empêchait l’Humanité d’atteindre le niveau de perfection dont il l’avait toujours cru capable. Séduit par les paroles d’Horus, Fulgrim crut en ses promesses d’une nouvelle Humanité, une Humanité qui pourrait s’élever vers l’apogée de sa civilisation, une Humanité libérée des lois oppressantes du faux Empereur. Slaanesh susurra des douces paroles à l’oreille du Primarque des Emperor’s Children, lui promettant d’atteindre la perfection dans toute chose et de bâtir un Imperium plus parfait que jamais, un Imperium à son image. Finalement, Fulgrim se laissa séduire par ces promesses et embrassa pleinement son nouveau dieu.

Lorsqu’il s’ouvrit au Chaos, ses Seigneurs Commandeurs le suivirent sans hésiter une seule seconde. Ils rencontrèrent leurs capitaines, prêchant la gloire des dieux du Chaos et ces derniers transmirent à leur tour l’adoration de Slaanesh à leurs troupes, et ainsi de suite jusqu’à ce que la légion tout entière eût renié l’Empereur. Elle se tourna totalement vers Slaanesh, offrant au Prince Démon la même dévotion qu’ils montraient autrefois à l’Empereur. Slaanesh, à son tour, accorda des visions de paradis aux Emperor’s Children, une galaxie de liberté ultime, où le mal n’avait plus sa place car chaque expérience était une source de plaisir. Les Chapelains de la légion exhortèrent leurs frères à poursuivre ce rêve et à savourer chaque sensation. La perfection des Emperor’s Children devint un parfait hédonisme, sans aucune limite. Lorsque les Space Marines loyalistes arrivèrent sur Istvaan V, les Emperor’s Children furent parmi les premiers à se dresser sur leur route, massacrant leurs anciens frères avec une joie malsaine.

La rébellion d’Horus se répandit, jetant l’Imperium tout entier dans les ténèbres. Lorsqu’Horus entama le siège de Terra, les Emperor’s Children étaient à ses côtés, mais ils ne prirent qu’une part réduite aux assauts contre le Palais Impérial. Fulgrim envoya plutôt sa légion là où aucune force militaire ne se trouvait, mais où se cachaient des millions d’humains terrifiés sans aucune protection contre les forces du Chaos. La brutalité des massacres rappela ceux qui s’étaient produits dans le système d’Istvaan, mais à une échelle bien plus grande. Grâce à la concentration du Chaos tout autour de Terra et aux fluctuations du Warp, les Apothicaires et les Sorciers des Emperor’s Children invoquèrent les pouvoirs de Slaanesh pour accroître leurs plaisirs, désacralisant non seulement leurs corps et leurs esprits, mais aussi leurs âmes immortelles. Des démons furent invoqués et lâchés au milieu des prisonniers pour qu’ils puissent se repaître des âmes des mourants. Les Space Marines eux-mêmes se plongeaient dans des dépravations et des carnages bien plus grands. Fulgrim dirigea le massacre avec une joie inhumaine, persuadé que ses guerriers libéraient leurs victimes des chaînes de l’Empereur pour les emmener dans un univers de perfection ultime où leurs âmes seraient heureuses pour l’éternité. Durant le Siège du Palais de l’Empereur, il est dit que les Emperor’s Children tuèrent plus de quarante fois leur nombre en civils désarmés et sans défense dans leur quête de plaisirs malsains. Mais nul ne sait combien d’hommes périrent juste pour satisfaire leur soif de sang.

Après l’Hérésie

Au cours du Siège de Terra, Horus fit face à l’Empereur et fut vaincu en combat singulier. Avec la mort de leur commandant, les légions du Chaos se replièrent en désordre, et les Emperor’s Children furent obligés de fuir avec elles. Les vaisseaux impériaux qui furent chargés de poursuivre la flotte de Fulgrim suivirent une trace sanglante, découvrant des mondes dévastés où des montagnes de cadavres s’étendaient à perte de vue, où des centaines de survivants suppliaient les équipages de les tuer pour pouvoir échapper à leurs cauchemars et où des milliers de personnes avaient disparu pour ne plus jamais être revues. Finalement, les Emperor’s Children arrivèrent dans l’Œil de la Terreur où ils se cachèrent pour ruminer leur vengeance contre l’Imperium. D’après l’Oracle Hadès de l’Inquisition, les Emperor’s Children arrivèrent rapidement à court d’esclaves et de victimes, et se tournèrent donc tout naturellement vers la source la plus proche : les esclaves et les serviteurs des autres légions renégates. Les guerres qui en résultèrent furent terriblement sanglantes, et les Emperor’s Children furent finalement écrasés par une coalition des autres légions.

Nul ne sait ce qu’il advint de Fulgrim. Les ennemis de Slaanesh proclament qu’il fut tué durant les batailles contre les légions du Chaos, mais aucun vaisseau-espion de l’Adeptus Mechanicus ne put jamais retrouver ni son corps ni les restes de sa barge de combat. On raconte au sein des survivants des Emperor’s Children qu’il fut récompensé pour sa dévotion à Slaanesh et qu’il fut élevé au rang de Prince Démon, seigneur d’un monde démoniaque. Durant des millénaires, de nombreux Emperor’s Children, ainsi que d’autres Space Marines adorateurs de Slaanesh, recherchèrent le monde de Fulgrim, dans l’espoir de découvrir une vie de plaisir sans fin, mais aucun n’est jamais revenu. Même après dix mille ans, l’Inquisition maintient en permanence une force de combat prête à étudier toutes les rumeurs qui pourraient mener au Primarque renégat.

Les Emperor’s Children, n’ayant plus de commandant, poursuivirent leur quête du plaisir ultime, se consolant de la destruction de leur légion dans le carnage de la guerre, et s’alliant avec les bandes de d’adorateurs de Slaanesh pour exécuter de viles croisades. La plupart d’entre eux devinrent des Noise Marines, des créatures torturées et droguées à la fureur des combats, ne trouvant satisfaction que dans les cris des mourants et dans les rugissements des armes. Seules les plus extrêmes sensations peuvent affecter ces vétérans blasés. Malgré leur folie, ce sont toujours de féroces guerriers, jouissant du plaisir que provoque la destruction, heureux de pouvoir servir un nouveau maître dans l’espoir de pouvoir ramener des esclaves à offrir à Slaanesh. Certains Emperor’s Children deviennent des Seigneurs de Guerre, essayant de recréer une légion comme il en existait autrefois afin de se jeter sur l’lmperium dans une orgie de douleur et de mort. Ces créatures sont encore pires que les maniaques qui les servent : ils ne trouvent de la joie qu’en surpassant les dernières expériences qu’ils ont vécues. Les bandes d’Emperor’s Children sont fort heureusement rares, car il n’existe pas de pire destin dans notre galaxie que de tomber prisonnier entre leurs mains perverses.

Monde Natal : Chemos

Chemos était décrit comme une planète aride et morne. Réchauffée par deux petits soleils distants et entourée d’une nébuleuse de poussière, la planète n’avait pas de cycle de jour et de nuit, seulement un ciel gris où les étoiles ne brillaient jamais. Construites pour être des colonies minières, les cités de Chemos étaient tombées en décrépitude depuis la séparation avec Terra. Sans les ressources des autres mondes, des milliers d’habitants moururent de faim chaque jour, et finalement la vie se concentra dans quelques usines-forteresses. À court de nourriture, d’eau et d’énergie, le peuple de Chemos fut obligé de se concentrer sur ses besoins essentiels. Les habitants travaillaient tous les jours sans relâche pour faire fonctionner les usines à vapeur qui tiraient de l’humidité de l’air, et les énormes synthétiseurs qui recyclaient sans cesse les matières organiques, transformant la nourriture d’hier en celle de demain. Les arts et les loisirs furent sacrifiés à la survie, et l’efficacité devint la seule valeur de cette société.

Suite à sa redécouverte par des forces Impériales, Chemos devint très rapidement un des principaux centres de production de minéraux de l’Imperium. La forteresse-monastère des Emperor’s Children fut construite au centre de Callax, recrutant de nouveaux membres parmi la population. Bien que Fulgrim lui-même ne revînt jamais sur Chemos, il prit un soin particulier à s’assurer que sa volonté, en tant qu’émissaire de l’Empereur, était scrupuleusement suivie. Les recrues de Chemos se révélèrent être des combattants forts et résistants, mais malgré cela, seul les meilleurs d’entre eux parvinrent à réussir les tests de sélection pour devenir des Emperor’s Children.

Après la levée du Siège de Terra, et la fin de l’hérésie d’Horus, les forces Impériales lancèrent depuis l’espace un assaut sur Chemos, dans le but de détruire la forteresse-monastère des Emperor’s Children et d’éradiquer toute trace du Chaos sur cette planète. Chemos fut ensuite placée en quarantaine par l’Inquisition, et aucune information n’a pu filtrer de ce qu’il advint sur ce monde depuis dix mille ans, pas même un rapport d’Exterminatus.

Doctrines de Combat

En étudiant leurs anciens rapports de batailles, les scribes de l’Inquisition ont réussi à retrouver certaines tactiques employées par les Emperor’s Children. Ils n’acceptaient rien de moins que la perfection, et ils travaillaient sans cesse pour améliorer leurs stratégies militaires. Chaque Space Marine s’entraînait durant toute sa vie à sa tâche, qu’il soit simple soldat, Scout, sniper ou pilote de Land Speeder. Tous les aspects d’une bataille étaient analysés et utilisés à leur avantage, du type de terrain à la météorologie. Rien n’était laissé au hasard.

Au combat, un Emperor’s Children était aussi brave que n’importe quel Space Marine. Encouragé non seulement par ses frères de bataille mais aussi par une profonde croyance en son devoir, il se battait aussi efficacement dans toutes les conditions, que la bataille soit une attaque massive ou une simple patrouille. Il était communément admis qu’aucun Space Marine de la Légion des Emperor’s Children n’avait jamais fui en aucune occasion. De même, la Légion était très exigeante quand aux forces qui devaient l’accompagner : aucun signe d’hésitation de la part de la Garde Impériale, ni même de leurs frères Space Marines, n’était toléré. Le principe du commandement par l’exemple était profondément ancré dans chaque fibre de l’esprit des Emperor’s Children, qui n’avaient aucune patience pour d’autres types de commandement.

Organisation

Depuis son humble fondation, la légion des Emperor’s Children n’a cessé de s’agrandir jusqu’au jour de sa fuite vers l’Œil de la Terreur. Lorsque Fulgrim rejoignit Horus dans sa rébellion, sa légion comprenait trente compagnies, chacune dirigée par un Seigneur Commandeur. un individu charismatique qui incarnait toutes les valeurs des Space Marines. Comme chaque Space Marine voit en son officier supérieur un guide, chaque compagnie hérita des manières et des pratiques de son Seigneur Commandeur. Comme c’était le cas dans de nombreuses légions, les Emperor’s Children vouaient à leur supérieur une confiance aveugle et une dévotion sans limite.

Croyances

D’après les informations que l’Inquisition a pu collecter, les Emperor’s Children n’avaient pas littéralement déifié l’Empereur, mais la force et la passion de leurs croyances égalaient celles des cultes impériaux. Suivant les enseignements de Fulgrim, les Space Marines de sa légion croyaient que l’Empereur représentait l’aboutissement de l’Humanité, l’être humain parfait, et qu’ils ne pouvaient atteindre le stade de vrais êtres humains qu’en suivant son exemple. Toute personne qui s’opposait à cela n’était même pas digne d’être regardée. Toutefois, l’adoration du chapitre envers l’Empereur était très hiérarchisée : sa perfection était tout d’abord incarnée dans le Primarque, puis par les officiers de la légion, les capitaines et les lieutenants et finalement par les sergents et les Space Marines eux-mêmes. Il est donc possible, d’après les rapports de l’Inquisition, que toute la légion ait été corrompue en suivant Fulgrim et ses officiers.

Les archives nous enseignent que les Emperor’s Children croyaient qu’un jour l’Empereur réussirait à conquérir la galaxie tout entière, et, ayant renversé tous les obstacles qui se dressaient sur sa route, il n’y aurait pas de limite à la perfection humaine. Bien que leurs études militaires fussent importantes, les Space Marines de la légion des Emperor’s Children savaient aussi apprécier les autres aspects culturels de la civilisation tels que la musique, l’art et la sculpture. Des artisans de toute la galaxie étaient invités à sculpter les armes et les armures du chapitre selon les plus hauts critères de qualité.

Patrimoine Génétique

Des fragments des archives du Codex Apothecarion Terra ayant survécu aux millénaires nous indiquent qu’à la suite de la quasi-destruction du patrimoine génétique de la légion lors du processus de duplication, une maîtrise absolue était demandée aux Apothicaires qui en manipulaient les précieux gènes. Cette règle fut rapidement assimilée et le matériel génétique des Emperor’s Children fut donc considéré comme le plus pur et le plus stable de tous. Seuls des spécimens aux physiques irréprochables se voyaient accorder l’honneur de porter les gènes de la légion, les chances de mutations étaient donc proches de zéro. Chaque amélioration induite par la greffe des gènes se révélait être d’une efficacité parfaite, permettant au moindre Space Marine d’accomplir pleinement sa mission au combat. Aucune autre légion Space Marine n’atteint un tel résultat durant cette période, et la technologie et le savoir d’une telle duplication n’a toujours pas été redécouverte depuis l’Hérésie d’Horus.

Cri de Guerre

« Fils de l’Empereur ! Mort à nos ennemis  ! »

Source

  • Index Astartes du White Dwarf N°84 (avril 2001).