Chevalier Gallant

De Omnis Bibliotheca
« Chaque tour de clé doit être accompagné d’un chant extrait d’une Litania Minorus, en commençant par les bénédictions, puis les suppliques en enfin les Implorations. Cela peut être difficile sous le feu de l’ennemi, mais la plupart des Esprits de la Machine répondent mieux aux rythmiques monocordes. Évitez à tout pris les modulations de voix qui changeraient votre timbre habituel. Malheur à celui qui effraye ou alarme les nombreuses voix du Trône Mechanicum. »
- Extrait des Enseignements Sacristains du Technaugure Gustave.
Un Chevalier Gallant.
Impétueux. Fous. Plus que pugnaces. Ces qualificatifs, entre autre, ont été utilisés pour décrire les Gallant, considérés par la majorité de leurs pairs comme les plus intrépides et les plus combatifs des Chevaliers, surpassant même l’entêtement caractéristique des Nobles qui pilotent les Chevaliers Errant. Homme et machine partagent ces traits : agressifs, audacieux et difficiles, sinon impossibles, à refréner. Ils sont impatients d’attaquer, et le feront avec une ferveur implacable.

Un Noble destiné à piloter un Chevalier Gallant apprend trois doctrines basiques lorsqu’il est connecté à son Trône Mechanicum. Selon la Maison à laquelle appartient le Chevalier ou l’héritage antique emmagasiné dans le Trône, ces commandements sont énoncés de maintes manières différentes, mais ils se réduisent tous aux mêmes trois truismes : fie-toi à ton bouclier ionique, rue-toi sur l’ennemi et frappe vite et juste. Équipé pour le corps à corps, un Chevalier Gallant charge donc droit sur les lignes adverses, ses immenses enjambées permettant au colosse de couvrir promptement le champ de bataille.

Une fois qu’un Chevalier Gallant a comblé la distance, il peut libérer sa fureur adamantine. La tronçonneuse Reaper s’abat telle la faux de la mort. Les fantassins sont moissonnés et les véhicules légers sont balayés, et les chars d’assaut et marcheurs adverses sont transpercés par de brutales estocades. Néanmoins, le Gallant ne s’exprime pas seulement par l’épée, son autre bras portant un Gantelet Thunderstrike. Cette arme entourée d’un nimbe crépitant peut délivrer le coup de grâce à tout ce qui est présent sur le champ de bataille. Le coup de tonnerre de son impact peut enfoncer n’importe quelle épaisseur de blindage, déchirer le cœur des plus énormes bêtes, ou soulever des véhicules pour les laisser s’écraser sur leur toit. Durant les Guerres de Suppression sur Dhollox, la démonstration de la puissance du Gantelet Thunderstrike resta ancrée dans les mémoires. Furieux des ravages perpétrés contre ses alliés du Mechanicus par une compagnie blindée renégate, le Baron Winstone de la Maison Krast chargea promptement. Il se tailla un chemin de sa lame tronçonneuse, piétinant la ligne blindée jusqu’à atteindre le véhicule de commandement. Avec son Gantelet Thunderstrike, il écrasa la bannière des rebelles avant d’enfoncer son poing à travers le blindage du char pour en cueillir le chef de compagnie. Les tirs ennemis ricochaient sur le bouclier ionique de Winstone au moment où le Baron leva bien haut son poing, exhibant aux yeux de tous son adversaire avant de l’écraser entre ses doigts et de se débarrasser dédaigneusement des restes. Désemparés, les renégats prirent la fuite. La poursuite impitoyable qui suivit cette débâcle ne s’acheva qu’avec la mort du dernier rebelle.

Bien qu’il soit orienté vers le corps à corps, un Gallant possède une arme montée en tourelle, généralement une mitrailleuse, dont les salves de projectiles servent à pilonner l’ennemi en prélude à la charge, ou à décimer les hordes tentant d’embourber le Chevalier sous le poids du nombre. Certains Chevaliers Gallant optent à la place pour un Fuseur, afin de disposer des chars à courte portée. Il n’est pas inhabituel qu’un Chevalier Gallant augmente sa puissance de feu limitée par l’ajout d’une arme de carapace. La nacelle lance-missiles Ironstorm s’avère particulièrement efficace pour freiner l’infanterie qui tenterait de submerger un Chevalier, grâce à son barrage capable de disperser le plus déterminé des ennemis.

Lorsqu’une formation de Chevaliers Gallant est déployée, elle est sûre d’attirer une part disproportionnée de la puissance de feu adverse. En effet, la plupart des ennemis feront tout pour empêcher la maisonnée d’atteindre leurs lignes. Depuis la Grande Croisade, les histoires de dévastation causée par ces Chevaliers belliqueux abondent et la témérité de leurs attaques les a rendus célèbres dans toute la galaxie. Ce fut un Chevalier Gallant qui chargea la fameuse forteresse hérétique d’Archeonite, en se frayant un chemin à travers treize lignes de défense pour pulvériser les portes de la citadelle. Ce fut un trio de Chevaliers Gallant qui contre-attaqua l’invasion tyranide de Grodisphere : ils se jetèrent contre une ligne de Carnifex briseurs de siège, bloquant l’offensive xenos dans un bain de sang spectaculaire. On dit même que le grand conquérant Solar Macharius préférait la formation de Lance Gallant à toute autre pour enfoncer les lignes ennemies.

Pris au Piège du Rituel

La culture des Mondes Chevaliers précède la naissance de l’Imperium de plusieurs millénaires. Bien que liés désormais à l’Imperium et à l’Adeptus Mechanicus par des serments de fidélité, peu de choses ont changé sur la plupart de ces planètes. La vie y est bien plus façonnée par les étranges liens entre les Nobles régents et leurs exo-armures Chevaliers que par n’importe quelle influence extérieure. Cette société est faite de rituels inlassablement formalisés, tournant autour de l’observation étouffante des cérémonies et des mondanités. Face à ce tableau de formalisme, seule la joie du combat et des défis martiaux représente une libération pour les Nobles. Ils appartiennent à une race de combattants depuis dix mille ans, nés et élevés pour la guerre, et tous se languissent d’échapper à l’enfermement des bastions et l’oppressante monotonie de la vie de courtisan.

Chaque Maison de Chevaliers possède ses traditions ésotériques et ses conventions. Avant chaque festin quotidien, la Maison Vulker porte un toast cérémoniel impliquant soixante-quatre différentes acclamations et réponses, alors que les Nobles de la Maison Raven doivent mémoriser chaque victoire consignée par leur Maisonnée - une archive qui remonte à bien avant la fondation de l’Imperium. Chacun de ces triomphes doit être exposé en détail à la veille de chaque Rituel de Transfiguration - et il s’agit de loin du plus simple de leurs devoirs cérémoniels. De fait, il n’est pas surprenant que les Chevaliers soient si enthousiastes et prompts à répondre aux convocations de guerre de leurs alliés…

Source

  • Codex Adeptus Mechanicus, V8