Chevalier Crusader

De Omnis Bibliotheca
Un Chevalier Crusader.
Un Chevalier Crusader progresse jusqu’à la position de tir optimale, plante ses jambes dans le sol et déchaîne la mort. Le Crusader crache un ouragan d’obus avec son Canon Gatling Avenger, dessinant des motifs meurtriers dans la ligne de front adverse. Sa deuxième arme - un canon thermique - fait grésiller l’air quand il projette un faisceau capable de réduire une escouade de Terminators du Chaos en magma écumant à chaque tir. À mesure qu’il avance, le Crusader nettoie des secteurs et découvre de nouvelles cibles, tout en continuant à tirer à chaque pas.

La priorité d’un Chevalier Crusader est de trouver des zones de tir dégagées, et si le Noble aux commandes songe à sa propre couverture, ce n’est qu’une pensée vite oubliée. Chaque pilote a appris depuis longtemps à se fier au bouclier ionique de son Crusader, et à sa propre aptitude à l’orienter pour encaisser n’importe quel tir. Si l’ennemi venait a s’approcher de trop, le Chevalier Crusader porte aussi une mitrailleuse, sans oublier la puissance écrasante considérable de son piétinement.

Certains Chevaliers Crusader optent pour une arme à portée plus longue, en troquant le canon thermique contre un obusier à tir rapide. La Maison Raven est réputée employer une formation de Chevaliers équipée de la sorte, un groupe redoutable, capable de pulvériser les lignes de bataille adverses de loin en les saturant d’obus explosifs. Elle pulvérise ses ennemis à longue portée en saturant ses positions d’obus explosifs de gros calibre. Déployée aux côtés d’un ou plusieurs Chevaliers Valiant, cette formation dispose d’une puissance de feu phénoménale, équivalente à celle de toute une compagnie d’artillerie de l’Astra Militarum.

La puissance de feu déjà impressionnante du Chevalier Crusader peut être améliorée par une arme de carapace. L’autocanon Icarus lui permet de remplir un rôle antiaérien afin de protéger ses camarades. Pivotant automatiquement selon les injonctions d’auspex, les autocanons Icarus crachent des grêles d’obits dans le ciel, leurs canons absorbant le recul de chaque tir dans une danse de mort effrénée. Quelles que soient ses acrobaties, l’aéronef ennemi ne peut pas échapper à cette grêle de d’obus, et tombe bientôt en flammes avant de percuter le sol et d’exploser dans une boule de feu orange.

Autrement, les Chevaliers Crusader portent un râtelier de missiles pouvant être de deux types différents. Le Missile Ironstorm donne la possibilité de bombarder l’infanterie à longue distance, en faisant s’abattre des têtes aux charges antipersonnel redoutables. L’aire d’effet et l’efficacité de ces munitions font du Missile Ironstorm une arme idéale pour décimer les rangs de l’infanterie légère en la pilonnant impitoyablement.

En comparaison, la roquette Stormspear est prévue pour fournir au Chevalier une meilleure capacité antichar. Elle est également adaptée pour tuer l’infanterie d’élite en armure lourde, ainsi que les blindés rapides dont l’armement pourrait être une menace pour le Crusader et ses frères d’armes. Les roquettes Stormspear partent en salves fulgurantes, et hurlent en fendant l’air avant de percuter leurs cibles avec une force phénoménale.

Les Chevaliers Crusader sont généralement pilotés par des Nobles altruistes et déterminés. Même s’il peut bien évidemment s’agir de barons ou de membres d’une Cour Exaltée, ces machines sont d’ordinaire les montures de vassaux faisant preuve d’une grande humilité ou d’une foi infaillible. Au lieu de chercher la gloire d’une victoire en combat rapproché, ces guerriers cherchent à défendre leurs alliés, à couvrir de leurs armes les charges des Chevaliers plus agressifs, et à s’assurer que les menaces sont éliminées avant qu’elles puissent ternir la magnificence de leur Maisonnée. Les pilotes de Chevaliers Crusader sont donc respectés aussi bien au sein de leur Maison qu’en dehors de celle-ci, car ce sont des guerriers fiables qui ne renient jamais leur devoir.

Sire Gladius sentit la tension de la machine, car ils ne faisaient qu’un. Bien qu’il fût assis sur le Trône Mechanicum, dans le cocon d’adamantium de la coque d’Unyielding, le relais neural qui le liait au vieil esprit de la machine lui permettait d’éprouver chaque sensation. Il ressentit l’énorme pression qui burinait le bouclier ionique comme il sentait la bruine qui crépitait doucement sur sa peau de métal. À chaque enjambée il entendait le bruissement des servomoteurs. L’impulsion en retour l’empêchait d’oublier que son Chevalier, son enveloppe de métal, était sévèrement endommagé. Cela ne ralentissait pas le Chevalier Crusader, et il franchit les tranchées, en quête des pièces d’appui ennemies.

Des lignes de runes et de codes binaires éclairèrent les moniteurs de Gladius, baignant le Noble dans une lumière froide. Des alarmes l’avertirent comme les obus des hérétiques lui plongeaient dessus. Guidé par les voix qui résonnaient dans son esprit, Sire Gladius réorienta son bouclier au moment ou les explosions fleurirent autour de lui. Les mains de Gladius tressaillirent dans leurs gants de câbles quand le Canon Avenger inonda les tranchées de projectiles tandis que le canon thermique nettoyait les nids d’armes lourdes. Les icônes clignotantes indiquèrent que l’artillerie ennemie était presque à portée, et Gladius sourit quand les armes de son Chevalier se verrouillèrent sur de nouvelles cibles. La, il trouverait vengeance à assouvir et gloire à remporter.

Sources

  • Codex Adeptus Mechanicus, V8
  • Codex Imperial Knights, V8