Boît'Kitu

De Omnis Bibliotheca
« Tu t’crois gros, hein ? Tu t’crois pluss gros qu’Buggit, ’spèce de gland ? Ben tu l’es plus ! C’EST FINI ! C’est Buggit qu’est l’gros maint’nant, et y va t’écrabouiller ! WAAAGH! »
- Buggit "La Krevette", pilote de Boît’Kitu.
Des Boît’Kitu.
Une Boît’Kitu ressemble en tout point à son grand cousin le Dred Eud'la Mort, mais en plus petit. C’est néanmoins un géant de métal doté d’appendices meurtriers. Typiquement, l’un de ses bras se termine par une pince crépitante ou une scie circulaire ensanglantée, tandis que l’autre est une arme de gros calibre. Toutefois, c’est à l’intérieur de la Boît’Kitu que la différence avec un Dred est la plus flagrante, car son pilote n’est pas un Ork, mais un Grot.

Étant plus petites, les Boît’Kitu opèrent souvent par escadrons de deux ou trois machines, mais c’est aussi parce que leurs pilotes gardent un certain degré de la lâcheté propre aux Gretchins et éprouvent du mal à dominer leur instinct de conservation, même en étant connectés à une machine à tuer de trois mètres de haut. Ils ne se sentent en sécurité qu’en groupe et ne se croient nullement invincibles comme les pilotes de Dreds. Il n’est pas rare de voir des Boît’Kitu rester pétrifiées par le danger, ou même s’enfuir lorsque les balles commencent à fuser, bien que leurs carapaces de métal les protègent sans peine contre tous les tirs d’armes légères.

Les Gretchins feraient n’importe quoi pour devenir pilote de Boît’Kitu. Après une vie de servilité ponctuée de violences physiques, l’occasion d’évoluer dans un corps blindé que ses anciens maîtres redouteront est irrésistible. Rien, à part peut-être assister au processus d’implantation dans le ventre d’une Boît’Kitu, ne saurait convaincre un Gretchin d’abandonner son projet. La compétition pour y parvenir est telle que les tribus de Grots les plus organisées gèrent des tombolas pour désigner l’élu qui aura le privilège d’être connecté à la prochaine Boît’Kitu que le Mékano a terminée.

Une fois le Grot greffé à l’interface de la machine, il cherchera à se venger de ceux qui l’ont opprimé autrefois. Il jaillira dans leurs maisons au beau milieu de la nuit dans un cri terrible ou s’amusera à les piétiner sous les yeux médusés de leurs camarades. Les Mékanos et les Médikos responsables de la réincarnation du Grot regardent cela avec une bienveillance paternelle avant de le ramener dans son endos une fois qu’il s’est défoulé. Il y reste alors à l’état léthargique aux côtés des autres machines en émettant un ronflement mécanique, jusqu’à ce qu’il soit réveillé pour aller au combat.

Le moment venu, les Boît’Kitu sont capables de dégâts dévastateurs dans les lignes ennemies. Des années de frustration et de maltraitance s’expriment et explosent dans un carnage sanglant comme les Boît’Kitu se jettent sur leur adversaire.

Elles claudiquent et déambulent à travers le no man’s land tout en vidant les chargeurs de tout un assortiment d’armes lourdes qui - grâce à la précision relative des Grots - touchent plus souvent qu’elles ne ratent. Les projectiles au nez plat des Lance-Rokettes font exploser les véhicules ennemis et s’écrouler les fortifications. Les Karbonizators crachent des langues de feu qui engloutissent l’adversaire dont les hurlements couvrent les rires hystériques des pilotes Grots. L’arme la plus crainte des Boît’Kitu est probablement le Bazoogrot ; sorte d’énorme tromblon alimenté par un gros entonnoir enchâssé au-dessus de sa chambre, le Bazoogrot est généreusement rempli de ferraille, de roche, de clous, de vils, de balles, d’outils cassés, d’éclats de verre, de Squig ahuris et - la plupart du temps - des restes du déjeuner de l’armurier. Mis à feu à moyenne ou courte portée, le Bazoogrot emplit l’air d’un nuage sifflant de shrapnel fatal capable de transformer des escouades d’infanterie en brume rougeâtre en un battement de cils.

Les pilotes de Boît’Kitu qui conservent leur sang-froid et ne sont pas détruits par les canons adverses font invariablement charger leurs marcheurs en poussant de stridents Waaagh! métalliques. Une fois au corps à corps, ils infligent autant de dégâts qu’au tir, et accomplissent leur besogne sanglante d’outils industriels à l’allure cruelle fixés an bout de longs membres articulés. Des pinces hydrauliques déchirent les adversaires les plus lourdement cuirassés, des disqueuses criardes produisent des pluies de viscères à chacun de leurs coups et des foreuses vicieuses s’enfoncent dans la coque des véhicules, détruisent leurs systèmes vitaux et déchiquettent leur équipage horrifié. Ainsi armées, les Boît’Kitu ravagent les positions ennemies et laissent libre cours à leur colère et leur mépris au milieu des hurlements de leurs victimes.

Source

  • Codex Orks, V8