Armiger Helverin

De Omnis Bibliotheca
« L’acceptation par la foi. L’obéissance par l’acceptation. L’honneur par l’obéissance. La chevalerie par l’honneur. La gloire éternelle par la chevalerie. »
- Devise du Lige.
Un Armiger Helverin.
L’Armiger Helverin est une plate-forme de tir très mobile destinée à libérer une grêle d’obus tout en manœuvrant autour de l’ennemi. À la place de l’armement à courte portée du Warglaive, chaque Helverin dispose d’une paire d’autocanons Armiger. Ces armes sont capables de cracher des centaines d’obus par minute, et peuvent donc aisément déchiqueter des escouades ou des véhicules légers. Et puisque les Helverin chassent régulièrement par meutes de deux ou trois véhicules, les fusillades qu’ils déclenchent peuvent rapidement dévaster le flanc d’une armée ou briser un assaut adverse avant qu’il atteigne les lignes impériales.

Les Helverin disposent aussi d’une arme de carapace identique à celle des Warglaive. Beaucoup de pilotes choisissent une mitrailleuse, car elle permet d’ajouter sa cadence de tir aux fusillades nourries des autocanons. Cependant, certains liges optent - souvent sur ordre de leur seigneur - pour un Fuseur de carapace, afin de bénéficier d’une puissance de feu antichar à courte portée, au cas où des blindés ennemis ou de l’infanterie lourde s’approcheraient trop près.

Pour beaucoup de pilotes d’Armiger, les impératifs mentaux transmis par leurs connexions neuronales semblent invasifs. Il n’est pas rare que les jeunes pilotes éprouvent de l’amertume tandis que leurs désirs et leur volonté sont contrôlés à distance, et ceux qui manquent de détermination voient parfois leur propre personnalité s’estomper. Plus d’un Sans-Fief est né de tels sentiments négatifs, le pilote d’Armiger se rebellant et prenant la fuite plutôt que de supporter la domination mentale de son maître.

C’est pour cette raison que beaucoup de pilotes d’Armiger s’entraînent sous l’égide d’un Chevalier Preceptor avant d’accomplir leur devoir auprès de leur suzerain. L’exemple héroïque du Chevalier Preceptor inspire les pilotes d’Armiger et les pousse à accepter leur subordination à de tels champions de l’Imperium, tout en leur inculquant le désir d’obéir sans discuter.

De plus, alors que le Chevalier Preceptor conditionne mentalement les pilotes d’Armiger, il en profite pour les évaluer. La plupart des Liges commencent par piloter par le biais du Heaume Mechanicus d’un Warglaive, car ses armes et son rôle sont relativement simples. Ceux qui démontrent leur sang-froid et leur précision au tir reçoivent alors les recommandations du Chevalier Preceptor, afin d’être promus pilotes d’Helverin.

Les meutes d’Helverin remplissent divers rôles au combat. Elles peuvent délivrer des tirs d’enfilade pour débusquer les cibles à couvert, protéger les flancs d’une armée de Chevaliers, abattre les blindés légers et les aéronefs, escorter des convois ou mener des reconnaissances en territoire hostile. Dans tous les cas, les Armiger Helverin se révèlent polyvalents et destructeurs, il n’est donc pas étonnant qu’ils soient populaires aussi bien dans les Maisons Nobles Impériales que de l’Adeptus Mechanicus.

Le Lige Voss pianotait sur le panneau de contrôle de son Armiger, et ralentit l’allure de son Helverin au moment où il tournait au coin de Manufactorum en ruine. Des troncs d’arbres noircis et des broussailles roussies frottèrent contre sa coque tandis qu’il progressait avant d’arriver sur l’Avenue des Héros. Le flanc gauche des hérétiques se trouvait à trois cents mètres de là : des miliciens et des pièces d’artillerie mobiles positionnés derrière des barricades. Ils tiraient sans discontinuer en direction des Chevaliers de la Maison Hawkshroud qui tentaient d’avancer sur la Route Beta.

L’Helverin du Lige Kiele apparut derrière Voss, au milieu des feuillages calcinés. Les deux pilotes échangèrent une confirmation silencieuse par le biais de runes clignotantes. Des désignateurs vocaux ronronnèrent à l’intérieur du cockpit de Voss.

« Dame Sorenica, » transmit-il. « Nous sommes en position et attendons vos ordres. »

« Est-ce que les hérétiques vous ont vus ? » répondit la voix impérieuse de sa suzeraine.

« Négatif, ma Dame, » déclara Voss. « Les traîtres sont trop occupés à tirer sur votre lance. »

Sorenica ne dit rien, mais Voss sentit un picotement à l’intérieur de son Heaume Mechanicus, et eut envie d’attaquer sur-le-champ. La volonté de sa Dame l’envahit, et son désir d’obéissance était synonyme d’honneur. Voss se mit en branle et éveilla les esprits-machines de ses autocanons. Il allait accomplir son devoir.

Source

  • Codex Imperial Knights, V8